Les huguenots de Paris et l'avènement de la liberté religieuse. 1685-1789
Garrioch David ; Jacquet Christophe
CHAMP VALLON
26,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9791026709886
Comment les huguenots ont-ils survécu, vécu et même prospéré dans le Paris du dix-huitième siècle, alors que la majorité de la population catholique était notoirement hostile au protestantisme? Pourquoi, à la fin de l'Ancien Régime, l'opinion publique était-elle très majoritairement favorable à l'octroi de droits plus grands aux protestants? Cet ouvrage étudie l'essor de la tolérance religieuse à Paris et retrace l'histoire des huguenots parisiens après la révocation de l'édit de Nantes en 1685 - une des décisions de Louis XIV sans doute les plus lourdes de conséquences pour la France. David Garrioch trouve les racines de cette transformation des attitudes à l'endroit de la minorité huguenote à la fois dans la manière dont elle sut résister à la persécution et dans le pragmatisme avec lequel le gouvernement décida d'y réagir, surtout après la mort de Louis XIX, mais aussi dans l'environnement tout à fait particulier qu'était alors la capitale française par rapport au reste du royaume. Ce livre permet surtout de comprendre l'évolution extraordinaire de la culture catholique qui se produisit au cours du siècle, dans le cadre de la transformation culturelle et intellectuelle que nous appelons les Lumières et qui bouleversa la France et l'Europe.
Nombre de pages
320
Date de parution
03/06/2021
Poids
508g
Largeur
156mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9791026709886
Titre
Les huguenots de Paris et l'avènement de la liberté religieuse. 1685-1789
Auteur
Garrioch David ; Jacquet Christophe
Editeur
CHAMP VALLON
Largeur
156
Poids
508
Date de parution
20210603
Nombre de pages
320,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
David Garrioch est historien, dix-huitièmiste de réputation internationale, professeur à l'université de Monash, Melbourne (Australie). Il est également l'auteur de The Formation of the Parisian Bourgeoisie, 1680-1830 et de Neighbourhood and Community in Paris, 1740-1790. La fabrique du Paris révolutionnaire est son premier livre traduit en français.
Garrioch David ; Jacquet Christophe ; Roche Daniel
Dans ce livre très remarqué, qui brosse avec une verve narrative exceptionnelle le portrait d'une ville en plein bouleversement dans les décennies précédant 1789, l'historien australien David Garrioch montre que les transformations sociales, économiques, et culturelles de la ville expliquent bien des aspects de la Révolution. Son caractère sécularisé et égalitaire, sa grande taille et son dynamisme commercial, son mélange étrange de sujétion et d'indépendance, ont donné naissance à un radicalisme politique inédit. Mais à son tour, la Révolution a transformé la ville, non seulement ses structures politiques mais également ses hiérarchies internes, les idéologies sociales et de genre, ses pratiques culturelles.
Entre Aix - en - Provence et Genève, de Paris à Utrecht, cet ouvrage renouvelle les approches traditionnelles de l'histoire religieuse en l'ouvrant davantage à l'histoire sociale dans le contexte urbain. Il propose une histoire sociale du religieux. Les fidèles ne sont pas pensés comme des individus dans leur rapport solitaire à Dieu et au clergé mais comme des êtres appartenant à une pluralité de corps. Leur identité religieuse est une de leurs identités corporatives qui sont plurielles (familiales, professionnelles, civiques...). S'appuyant sur la notion d'incorporation, ce livre conçoit la religion comme une dimension de l'expérience des hommes et des femmes qui appartiennent à plusieurs communautés. Comment " faire corps ", en quelles occasions et sous quelles formes ? Comment concilier l'appartenance à des corps a priori incompatibles, comment admettre dans un corps la différence confessionnelle ? Comment, aussi, se désincorporer en quittant un corps au profit d'un autre, ou par le biais d'une individualisation des conduites ? En mettant en parallèle les mondes protestant et catholique, ce livre interroge donc la religion vécue des citadins de l'Europe de l'Ouest.
Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.
Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ...