Le Saint-Esprit sceau de la Trinité. Le Filioque de l'originalité trinitaire de l'Esprit dans sa per
Garrigues Jean-Miguel
CERF
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EAN :9782204093842
De la manière dont on comprend que l'Esprit procède éternellement aussi du Fils (« Filioque ») dans la Trinité dépend l'équilibre entre sa mission et celle du Christ dans la vie du croyant et de l'Église. Ce livre porte d'abord sur l'origine éternelle du Saint-Esprit dans la Trinité. La doctrine de la procession de l'Esprit « ex Patre Filioque » ne fait-elle pas de lui une personne subordonnée et sans réciprocité vis-à-vis du Père et du Fils, comme les théologiens orthodoxes le reprochent aux catholiques ? Depuis le début des années 1970, où ont débattu de cette grande question avec Olivier Clément, le père Bobrinskoy et d'autres théologiens orthodoxes de l'Institut Saint-Serge, l'auteur n'a cessé de reprendre et d'approfondir cette question, aussi bien par rapport aux sources patristiques que par rapport à la théologie de saint Thomas d'Aquin. En 1981, il a publié un premier état de ses travaux dans un volume intitulé « L'Esprit qui dit : Père ! ». Par la suite, il est intervenu comme expert dans l'élaboration du document romain de clarification, « Les traditions grecque et latine concernant la procession de l'Esprit-Saint » (Conseil pour l'unité des chrétiens, septembre 1995). Dans le présent ouvrage, il rassemble toutes ses recherches depuis la clarification romaine du « Filioque » et en développe les conséquences pour la théologie trinitaire du Saint-Esprit. Comme le père Congar l'avait vu, de la manière équilibrée ou exorbitée (« christomonisme ») dont est compris le « Filioque » dépend tout l'équilibre de la mission de l'Esprit par rapport à celle du Christ dans la vie de la grâce, dans la vie sacramentaire et liturgique et enfin dans la communion ecclésiale selon ses différentes articulations : homme ? femme, juif ? gentil, prêtre ? laïc, Église universelle ? Églises particulières.--The equilibrium between the mission of the Spirit and that of Christ, in the believer's life and the Church, depends on how we understand that the Spirit proceeds eternally from the Son (?Filioque') in the Trinity of the Church. This book treats first of all the eternal origin of the Holy Spirit in the Trinity. Doesn't the doctrine of the procession of the Spirit (?ex Patre Filioque') make the Spirit a subordinate, without reciprocity in relation to the Father and the Son (as Orthodox theologians say in criticism of Catholics)? Since the beginning of the 1970s, when this great question was debated by Olivier Clément, Father Bobrinskoy and other Orthodox theologians of the Institut Saint-Serge, the author has been tirelessly rethinking and scrutinizing this question in relation to patristic sources and to the theology of Saint Thomas Aquinas. In 1981, he published a first account of his research in a volume entitled L'Esprit qui dit: Père! Then he contributed in his role of consultant expert in the elaboration of a Roman text of clarification, ?The Greek and Latin Traditions Regarding the Procession of the Holy Spirit' (Pontifical Council for Promoting Christian Unity, September, 1995). In this book, the author assembles all his research since the Roman clarification of ?Filioque' and develops the consequences for the Trinitarian theology of the Holy Spirit. As Father Congar had realised, all the balance of the Holy Spirit's mission in relation to that of Christ in a life of grace in sacramental and liturgical life and finally in ecclesial communion in its different elements: man-woman, Jew-Gentile, priest-layman, Universal Church-specific Church... depends on the balanced or eccentric manner (?Christomonism') in which the ?Filioque' is understood.
Le parcours atypique d'un religieux, grand théologien et prédicateur de génie, au sein d'une Église en crise qu'il n'a jamais cessé d'aimer et de servir. À quoi sont dus le plaisir et la joie que l'on ressent à la lecture de cette autobiographie étonnante de Jean-Miguel Garrigues ? Peut-être d'abord à la manière personnelle et cordiale dont ce religieux dominicain a choisi de présenter son ?uvre. À travers des entretiens avec deux amis représentant deux générations plus jeune que la sienne, l'auteur s'efforce de leur faire percevoir le monde et l'Église du milieu du XX° siècle au moment où s'opèrent des bouleversements religieux, moraux, et culturels fondamentaux. Après une enfance marquée par la vie internationale d'une famille de diplomates espagnols, il devient dominicain et étudie la théologie auprès des grands maîtres comme Congar, de Lubac, Le Guillou ou Ratzinger. Dès lors, il s'implique dans les projets les plus variés et les plus audacieux de l'Église : le Renouveau charismatique, la fondation de fraternité monastiques en paroisse, la présence du chrétien en politique, une pastorale spécifique pour les homosexuels, la rédaction du Catéchisme de l'Église catholique , la réévaluation de la vocation du peuple juif... La découverte de cette vie vouée à Dieu permet de faire le point sur les défis du catholicisme. Les mémoires de Jean-Miguel Garrigues sonne toujours juste, elles touchent à la fois l'intelligence et le c'ur et témoignent d'un homme qui s'est efforcé de comprendre l'Église dans toute sa richesse et sa diversité qui font sa grandeur.
Ni Jésus, ni ses apôtres, pas même Paul, n'ont cherché à fonder une autre religion à côté de celle d'Israël, qu'ils voulaient renouveler dans la ligne de son accomplissement messianique. Néanmoins, à travers les deux guerres juives contre l'empire romain (70 et 135 ap. J. C.), l'Eglise s'est détachée du peuple juif et un christianisme autoréférentiel a voulu qu'elle le remplaçât - sans y parvenir vraiment - comme peuple de Dieu. Mais aujourd'hui, les relations actuelles de partenariat confiant entre juifs et chrétiens permettent l'essai que tente ce livre : revisiter avec sérénité et bienveillance l'histoire dramatique d'une déchirure qui a vu à la fois la mutation du judaïsme avec la fin du Second Temple et la naissance de l'Eglise du Ier au IIIe siècle. Leur détachement représente une déchirure qui a entrainé de récurrentes persécutions pour les juifs, marquant dramatiquement pendant des siècles l'histoire occidentale.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Un document pour accompagner les adultes au sacrement du baptême. Une proposition d'itinéraire en plusieurs rencontres, qui peut élargie aux recommençants.