PORTRAITS DE VILLES. MARCHES ET CARTES : LA REPRESENTATION URBAINE DANS LES DISCOURS CONTEMPORAINS
GARRIC HENRI
CHAMPION
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EAN :9782745315076
De la ville vécue à la ville représentée, il y a tout un trajet, pictural, littéraire, photographique, sans que l'on néglige les cartes. La littérature contemporaine livre bien des portraits de villes, soit sous des formes monographiques, soit comme des parties de romans. Cela a toute une archéologie qui se lit dans les vieilles cartes, dans l'histoire de la représentation urbaine telle qu'on peut la décrire depuis le XVIe siècle. La représentation fait une invention de la ville, qui est indissociable des savoirs sur la ville, des méthodes de représentation. La littérature n'est pas dissociable de ces savoirs, de ces méthodes. Elle n'est pas non plus dissociable de l'expérience de la ville. Elle permet de lire, selon un jeu de construction et de déconstruction, les modalités de cette représentation et de faire de la représentation de la ville une question explicite.
Date de parution
29/05/2007
Poids
840g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782745315076
Titre
PORTRAITS DE VILLES. MARCHES ET CARTES : LA REPRESENTATION URBAINE DANS LES DISCOURS CONTEMPORAINS
Auteur
GARRIC HENRI
Editeur
CHAMPION
Largeur
150
Poids
840
Date de parution
20070529
Disponibilité
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La bande dessinée n'est plus un objet mineur qu'il faudrait à tout prix justifier par rapport à des arts plus importants, la littérature, notamment. Cet ouvrage se propose donc d'étudier les moyens d'expression spécifiques de la bande dessinée à partir de l'idée d'engendrement des images. Il s'agit de voir comment le récit de bande dessinée se produit dans les métamorphoses de l'image même mais aussi d'examiner comment les auteurs de bande dessinée représentent ce processus de création. Les différentes études réunies, dues à de grands spécialistes reconnus (Thierry Groensteen, Thierry Smolderen, Benoît Peeters, Denis Mellier) mais aussi à de jeunes chercheurs, couvrent un corpus résolument varié, allant des origines du neuvième art à ses évolutions les plus contemporaines, abordant aussi bien le travail de dessinateurs et de scénaristes, associant albums expérimentaux et bandes dessinées plus populaires. On suit ainsi comment, dans les oeuvres de Milton Caniff, Franquin, Vaughn-James, David B, Alan Moore, dans des genres comme la bande dessinée muette ou le steampunk et plus généralement dans l'ensemble de la bande dessinée, s'élabore une véritable conscience des pouvoirs propres du neuvième art. En conclusion, un entretien avec le dessinateur Boulet permet de récapituler les différents problèmes abordés en les mettant directement en relation avec les questions que peut se poser aujourd'hui un créateur de bande dessinée.
La prolifération des images a un envers, ou une zone sombre : leur destruction constante, indispensable à leur constante recréation. Après L'Engendrement des images en bande dessinée (dirigé par Henri Garric dans la même collection), ce livre se penche sur une série d'oeuvres majeures de la bande dessinée contemporaine, de Batman à Edika en passant par Enki Bilal, Alison Bechdel, Marc-Antoine Mathieu ou Guido Crepax, pour y étudier le lien profond entre création et destruction des images. Du découpage au cadrage en passant par l'ellipse, la bande dessinée dispose de moyens esthétiques propres pour traiter de la destruction. Jeunes chercheuses et chercheurs et spécialistes internationalement reconnus (Thierry Groensteen, Benoît Peeters, Denis Mellier) décrivent ici de quelle manière ces outils permettent à la bande dessinée de traiter visuellement le thème de la destruction (au sens physique, psychologique, social ou historique), mais aussi de représenter concrètement dans ses pages la destruction des images elle-même : la bande dessinée contemporaine se révèle ainsi capable de construire une véritable réflexion consciente sur la destruction des images.
Pif le chien est un des personnages de bande dessinée dont le nom est le plus connu, probablement autant qu'Astérix, Tintin, Spirou ou Lucky Luke. Pourtant, contrairement à ses cousins belges, sa reconnaissance par l'édition et par les études scientifiques reste extrêmement faible. Ce volume veut réparer cet oubli. Rassemblant des spécialistes à la foi de l'histoire politique et sociale et de la bande dessinée, il veut sortir de l'équation simpliste PIF = PCF et interroge d'une part, la place du chien et de sa famille (Tonton, Tata, Doudou) dans la société française des années 1950 et 1960, d'autre part les enjeux esthétiques du strip publié quotidiennement dans L'Humanité. II est temps de redonner à Pif le chien la place qui lui revient dans l'histoire de la bande dessinée.