Consignes pour un communisme du XXIe siècle. Manuel rotatif
Garo Isabelle ; Vieillard Elena
VILLE BRULE
10,00 €
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EAN :9782360120192
Le premier livre qui tourne à gauche. Les modes d'emploi mal traduits ont une vraie force poétique, qui déconnecte les usages et les buts et rend leur mystère aux objets les plus simples. Ce petit recueil est une compilation de mode d'emplois imaginaires destinés à des objets improbables et inutilisables, mélangeant une ascendance vaguement soviétique à des technologies plus récentes, le tout sur horizon politique. Ce livre se veut lui-même un tel objet, étrange et peu praticable, à la fois si simple et très complexe, puisqu'il ne se feuillette qu'en le tournant à chaque page d'un quart de tour vers la gauche. Ni canular, ni poésie désincarnée, il s'agit de parler du communisme en confrontant quelques-uns de ses vestiges, de ses échecs et de ses ambitions à nos propres interrogations et à l'envie persistante de construire, d'organiser et de rêver. À mi-chemin entre les Shadocks et El Lissitsky, le travail graphique d'Elena Vieillard, bien plus qu'une illustration, est indissociable du texte tant il incarne et donne sa force à ce petit livre-objet à manipuler et à rêvasser, en mouvement perpétuel. Vers la gauche.
Nombre de pages
10
Date de parution
28/09/2011
Poids
30g
Largeur
101mm
Plus d'informations
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EAN
9782360120192
Titre
Consignes pour un communisme du XXIe siècle. Manuel rotatif
ISBN
2360120190
Auteur
Garo Isabelle ; Vieillard Elena
Editeur
VILLE BRULE
Largeur
101
Poids
30
Date de parution
20110928
Nombre de pages
10,00 €
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Si la question communiste semble faire retour, l'absence d'une alternative viable au capitalisme la cantonne pour l'heure aux registres de l'utopie et de la nostalgie. Dans un moment où les développements successifs de ce mode de production ne produisent plus que colère et révolte sur fond d'une succession de défaites, la philosophie contemporaine semble en effet réduire cette question à une aspiration intangible ou inaccessible dont il s'agirait seulement de témoigner. Contre cette tendance à théoriser l'impuissance, Isabelle Garo souhaite renouveler l'approche stratégique du communisme, l'envisageant à la suite de Marx comme la recherche d'une voie révolutionnaire au sein d'une situation historique donnée. Une telle réhabilitation du concept de stratégie, qui distingue une causalité historique de la logique propre de l'intervention politique, correspond à l'invention d'une dialectique nouvelle entre les formes et moyens de l'appropriation sociale, d'une part, et les médiations politiques qu'ils requièrent, d'autre part. Dans cette perspective, l'anti-étatisme de Badiou, le populisme de Laclau ou la thématisation du commun par Dardot et Laval apparaissent comme les prémisses d'une articulation toujours à reformuler des enjeux liés à la propriété, à l'Etat, au parti et au travail, seule à même de nourrir le dépassement des rapports de domination.
La rencontre entre l'art et la richesse sous ses formes principales - or, monnaie, capital - est ancienne et conflictuelle. Alors que nous traversons une crise majeure du capitalisme et une période de transformation profonde de la culture et des savoirs, ce conflit est plus que jamais riche de vertus critiques et politiques. L'Or des images nous invite à nous arrêter sur certaines oeuvres qui réfléchissent par ce biais sur leur statut et leur fonction : objets d'apparat, marchandises, productions capitalistes. Des masques d'or de Mycènes au cinéma contemporain en passant par la peinture flamande, s'esquissent alors les contours d'une dialectique des représentations encore jamais explorée jusqu'ici. Articulant les questions économiques, politiques, esthétiques et culturelles, Isabelle Garo livre ici une réflexion passionnante sur la façon dont l'art s'empare de la question de la valeur en vue d'analyser son propre statut social, son autonomie et les limites de celle-ci. Une enquête sur la richesse sociale, aux sens les plus contradictoires du terme, qui concerne aussi le renouveau de l'art engagé, en dialogue fécond avec la critique marxiste de l'économie politique.
Marx a souvent été présenté comme un penseur déterministe, pour qui l'histoire ne serait que la réalisation d'un programme. Suivant la même perspective, on lui impute un économisme, qui relierait de façon rigide des strates sociales et qui donnerait à la base économique de cet édifice le pouvoir d'en conditionner de façon unilatérale le développement. Contre ces stéréotypes, il faut souligner que Marx place la politique et les formes collectives d'innovation et d'invention au coeur du processus historique. C'est donc la dimension proprement politique de son analyse qu'il s'agit de mettre en évidence, à travers sa réflexion sur les formes d'organisation, de transition et de médiation politiques. La place neuve que Marx confère à l'intervention politique le conduit à forger un arsenal de concepts novateurs et une conception sans précédent du rapport entre théorie et pratique. C'est l'ouverture fondamentale du cours de l'histoire sur un devenir à la fois déterminé et non pré-écrit, précisément parce qu'il inclut les luttes sociales et politiques en cours, qui se réfracte, au sein de l'élaboration théorique, sous la forme d'une saisie dialectique du réel. Cette dialectique est attentive aux transformations permanentes de ce réel, mais aussi à la nature d'intervention en son sein de la critique révolutionnaire du capitalisme.
Julia Korbik nourrit depuis plus de dix ans une véritable passion pour l??uvre de Simone de Beauvoir. Mémoires, essais, romans, lettres, elle a lu et relu, en français, l'ensemble de ses écrits sans avoir en tête aucun des a priori, aucune des attentes que nous, Français.es, avons nécessairement avant de lire ne serait-ce qu'une citation de Simone de Beauvoir. Elle possède ainsi le recul nécessaire pour proposer une biographie qui, en moins de 300 pages, parvient à nous faire (re)découvrir Simone ? comme elle l'appelle ? dans toutesa complexité. Une question traverse le livre de bout en bout : et si l??uvre la plus importante de Simone de Beauvoir était finalement sa vie, qui l'a vu s'émanciper d'une tutelle parentale extrêmement conservatrice, puis de la tutelle intellectuelle de Jean-Paul Sartre pour vivre libre la vie intellectuelle et amoureuse qu'elle voulait mener ...Pour répondre à cette question, ce livre s'articule autour de six parties : Devenir, Aimer, Penser,
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