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Communisme et stratégie
Garo Isabelle
AMSTERDAM
19,00 €
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EAN :9782354801878
Si la question communiste semble faire retour, l'absence d'une alternative viable au capitalisme la cantonne pour l'heure aux registres de l'utopie et de la nostalgie. Dans un moment où les développements successifs de ce mode de production ne produisent plus que colère et révolte sur fond d'une succession de défaites, la philosophie contemporaine semble en effet réduire cette question à une aspiration intangible ou inaccessible dont il s'agirait seulement de témoigner. Contre cette tendance à théoriser l'impuissance, Isabelle Garo souhaite renouveler l'approche stratégique du communisme, l'envisageant à la suite de Marx comme la recherche d'une voie révolutionnaire au sein d'une situation historique donnée. Une telle réhabilitation du concept de stratégie, qui distingue une causalité historique de la logique propre de l'intervention politique, correspond à l'invention d'une dialectique nouvelle entre les formes et moyens de l'appropriation sociale, d'une part, et les médiations politiques qu'ils requièrent, d'autre part. Dans cette perspective, l'anti-étatisme de Badiou, le populisme de Laclau ou la thématisation du commun par Dardot et Laval apparaissent comme les prémisses d'une articulation toujours à reformuler des enjeux liés à la propriété, à l'Etat, au parti et au travail, seule à même de nourrir le dépassement des rapports de domination.
Nombre de pages
332
Date de parution
15/02/2019
Poids
340g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782354801878
Titre
Communisme et stratégie
Auteur
Garo Isabelle
Editeur
AMSTERDAM
Largeur
136
Poids
340
Date de parution
20190215
Nombre de pages
332,00 €
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Résumé : La rencontre entre l'art et la richesse sous ses formes principales - or, monnaie, capital - est ancienne et conflictuelle. Alors que nous traversons une crise majeure du capitalisme et une période de transformation profonde de la culture et des savoirs, ce conflit est plus que jamais riche de vertus critiques et politiques. L'Or des images nous invite à nous arrêter sur certaines oeuvres qui réfléchissent par ce biais sur leur statut et leur fonction : objets d'apparat, marchandises, productions capitalistes. Des masques d'or de Mycènes au cinéma contemporain en passant par la peinture flamande, s'esquissent alors les contours d'une dialectique des représentations encore jamais explorée jusqu'ici. Articulant les questions économiques, politiques, esthétiques et culturelles, Isabelle Garo livre ici une réflexion passionnante sur la façon dont l'art s'empare de la question de la valeur en vue d'analyser son propre statut social, son autonomie et les limites de celle-ci. Une enquête sur la richesse sociale, aux sens les plus contradictoires du terme, qui concerne aussi le renouveau de l'art engagé, en dialogue fécond avec la critique marxiste de l'économie politique.
Ce numéro fait le choix du contretemps. Prenant ses distances avec l'immédiate actualité, il consacre son dossier à Frantz Fanon. Ce révolutionnaire disparu il y a 50 ans, dont l'oeuvre a connu une éclipse, mérite aujourd'hui un retour et une réflexion approfondie, pour en redécouvrir toute la force. C'est le propos des articles de Rafik Chekkat, Peter Hallward et Leo Zeilig. Autre actualité distanciée : celle du marxisme, avec une étude de Patrick Massa sur Marx et une réflexion de Michel Lequenne sur des débats de la 1re Internationale. Et un inédit en français de Walter Benjamin. Un ensemble substantiel d'articles est consacré à la question du travail, sous l'angle de l'invisibilité de catégories entières de salariés : les travailleurs sans papiers, les agents de nettoyage des avions, les ouvrières écartées de la production pour cause de fermeture de leur entreprise... Gilles Bounoure nous propose enfin un entretien avec Xavier-Gilles Néret qui vient de publier un livre important sur Matisse. Quant à la politique officielle, celle des sondages et des élections, des manoeuvres et des ambitions, présentée comme la seule qui mérite intérêt, que vaut-elle ? L'explosion du scandale "DSK" est venue, brutalement et spectaculairement, nous en rappeler l'insoutenable légèreté.
Marx a souvent été présenté comme un penseur déterministe, pour qui l'histoire ne serait que la réalisation d'un programme. Suivant la même perspective, on lui impute un économisme, qui relierait de façon rigide des strates sociales et qui donnerait à la base économique de cet édifice le pouvoir d'en conditionner de façon unilatérale le développement. Contre ces stéréotypes, il faut souligner que Marx place la politique et les formes collectives d'innovation et d'invention au coeur du processus historique. C'est donc la dimension proprement politique de son analyse qu'il s'agit de mettre en évidence, à travers sa réflexion sur les formes d'organisation, de transition et de médiation politiques. La place neuve que Marx confère à l'intervention politique le conduit à forger un arsenal de concepts novateurs et une conception sans précédent du rapport entre théorie et pratique. C'est l'ouverture fondamentale du cours de l'histoire sur un devenir à la fois déterminé et non pré-écrit, précisément parce qu'il inclut les luttes sociales et politiques en cours, qui se réfracte, au sein de l'élaboration théorique, sous la forme d'une saisie dialectique du réel. Cette dialectique est attentive aux transformations permanentes de ce réel, mais aussi à la nature d'intervention en son sein de la critique révolutionnaire du capitalisme.
Résumé : L'idéologie est partout : le mot est si galvaudé que le concept s'est comme évaporé. Parfois, on la présente comme une surface trompeuse, masquant le réel à des spectateurs-consommateurs hypnotisés. Ailleurs - selon la conception qu'on prête encore parfois à Marx - l'idéologie serait mécaniquement déterminée par sa base économique et sociale, son simple écho sans autonomie. Quant à la thèse de la " mort des idéologies ", elle semble surtout illustrer la permanence de cette fonction politique des idées, dont le discours postmoderne affirme la disparition. Isabelle Garo prend le contre-pied de ces interprétations convenues. Elle suit l'évolution de Marx concernant cette question, de l'Idéologie allemande au Capital, et elle en propose la poursuite contemporaine, en s'arrêtant sur l'effort de perpétuation hégémonique à l'heure où le triomphe planétaire du capitalisme coïncide avec sa crise majeure. " Il s'agit d'arracher la notion d'idéologie à toute tentative de définition figée et de lui rendre sa capacité à débusquer les contradictions profondes qui reconduisent sans cesse les idées dominantes à l'ensemble d'un mode de production ".