Le linge du Palais-Bourbon. Corps, matérialité et genre du politique à l'ère démocratique
Gardey Delphine
BORD DE L EAU
22,00 €
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EAN :9782356873651
Que faut-il pour faire vivre une assemblée délibérative et souveraine ? Un toit, des murs, un palais, une salle, des oeuvres d'art. Des lingères, des hommes de peine, des commis, des gardes Suisses. Mais encore ? Un territoire sanctuarisé, une force militaire, des prérogatives, une police intérieure, des règlements, un personnel dédié, des procédures rituelles et codifi ées. Et surtout, le désir et la possibilité de durer. Loin des visions désincarnées de la philosophie politique, ce livre propose un voyage historique et anthropologique inédit dans les soubassements de l'Assemblée Nationale. Lecture au ras de l'archive, cette plongée dans le quotidien du Palais-Bourbon s'intéresse à la façon dont les Assemblées législatives se sont organisées pour exister depuis la Révolution française jusqu'à nos jours. Comment produire un corps autonome et souverain qui ne soit pas l'Etat ? Comment le rendre capable de survivre aux aléas de la rue et de l'exécutif ? Comment faire vivre ce lieu inédit, ce contre-emplacement, cette hétérotopie ? Le linge, métaphore et réalité, est le moyen de questionner la tessiture des institutions démocratiques occidentales contemporaines réputées neutres et universelles. L'enquête rend compte de la fabrique matérielle et sociale d'une institution dont les traits aristocratiques et domestiques se poursuivent dans le cadre républicain. Elle s'interroge alors sur la culture masculine qui règne durablement à l'Assemblée et les rapports de genre qui y ont cours. Que penser, finalement, de l'anatomie politique du parlementarisme républicain ?
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Nombre de pages
256
Date de parution
22/01/2015
Poids
400g
Largeur
151mm
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EAN
9782356873651
Titre
Le linge du Palais-Bourbon. Corps, matérialité et genre du politique à l'ère démocratique
Auteur
Gardey Delphine
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
151
Poids
400
Date de parution
20150122
Nombre de pages
256,00 €
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Cette histoire inédite des parlementaires colonisés de France interroge, sur deux siècles, l'universalisme républicain. Dans une somme de 450 pages sans précédent, l'historienne Delphine Gardey retrace les parcours des députés colonisés, de Jean-Baptiste Belley à Aimé Césaire ou Léopold Sédar Senghor, révélant les tensions entre idéal républicain et réalité coloniale. Richement documenté et préfacé par Christiane Taubira, ce livre de référence dévoile un pan méconnu de l'histoire de la République.
Dessiné à la craie sur les trottoirs de nos villes, brandi lors des manifestations en faveur des droits des femmes, le clitoris s'affiche comme nouveau moyen d'action et de revendication. L'organe, longtemps dénié, méconnu ou réprimé, s'affirme autant dans le champ scientifique et médical que dans l'espace public et politique. Le montrer tel que les connaissances actuelles le décrivent est le moyen pour les femmes de se réapproprier leur corps, leur sexualité et leur histoire. Quelle différence entre l'actuel clitoris 3D à taille réelle, le clitoris infantile de la théorie freudienne ou les labia minora de la Renaissance ? Comment et pourquoi mesurer, disséquer, coudre, circoncire, exciser, réparer ou standardiser l'organe ? Quel clitoris pour quelle sexualité mais aussi quelle politique ? Clitoris d'hier et d'aujourd'hui, clitoris savant et profane, clitoris d'Occident et d'Orient, clitoris hétéro ou lesbien, Delphine Gardey explore la façon dont les savoirs et les pratiques médicales façonnent et définissent l'expérience intime des femmes : un enjeu de lutte individuelle ou collective.
Entre 1890 et 1930, l'employé de bureau se décline en de multiples personnages et son travail en de multiples facettes. Une armée de commis, sténodactylographes, téléphonistes, employés aux écritures et autres mécanographes est alors enrôlée pour alimenter le moteur administratif de l'Etat, de la Banque, du Commerce et de l'Industrie. Ces figures nouvelles et toujours plus nombreuses contribuent à édifier une économie marquée par l'intensification des échanges informationnels et l'augmentation du volume des données écrites et chiffrées. L'analyse des conditions de travail et des salaires, l'examen des techniques et des savoirs de ces " travailleurs en veston " font surgir la cartographie inédite d'un espace social en mutation dont les frontières avec le monde ouvrier se trouvent progressivement fragilisées. De cette histoire, les femmes sont les actrices principales, héroïnes d'un nouveau théâtre administratif, emblèmes des mutations à l'?uvre auxquelles elles contribuent, faisant finalement basculer l'employé du côté de leur sexe. A travers l'exemple des Usines Renault, ou de la machine à écrire, La dactylographe et 1'expéditionnaire invite au décryptage de cette transfiguration, enrichissant l'histoire sociale des économies contemporaines d'une réflexion sur les voies (mystérieuses) qu'emprunte la définition sexuée des identités sociales.
Delphine Gardey présente la première perspective historique sur le clitoris. L'organe, longtemps dénié, méconnu ou réprimé, s'affirme aujourd'hui autant dans le champ scientifique et médical que dans l'espace public et politique. Le montrer tel que les connaissances actuelles le décrivent est le moyen pour les femmes de se réapproprier leur corps, leur sexualité et leur histoire. Quelle différence entre l'actuel clitoris 3D à taille réelle, le clitoris infantile de la théorie freudienne ou les labia minora de la Renaissance ? Pourquoi mesurer, disséquer, coudre, circoncire, exciser, réparer ou standardiser l'organe ? Quel clitoris pour quelle sexualité mais aussi quelle politique ? Clitoris d'hier et d'aujourd'hui, clitoris d'Occident et d'Orient, clitoris hétéro ou lesbien, Delphine Gardey explore la façon dont les savoirs et les pratiques médicales façonnent et définissent l'expérience intime des femmes : un enjeu de lutte individuelle ou collective.
Pourquoi un Nouveau manifeste convivialiste ? Parce que, on le voit bien, les conflits qui embrasent désormais le monde, autant ou plus que des conflits économiques, sont des conflits identitaires. Chaque Etat, chaque culture, chaque religion, chaque genre, chaque individu veut être reconnu comme ayant plus ou au moins autant de valeur que les autres. Ces luttes de reconnaissance, par lesquelles chacun veut affirmer une valeur déniée ou retrouver une grandeur perdue (Make America, or Russia, or China etc. great again), sont en train de détruire tous les équilibres moraux et démocratiques hérités. Ils mènent le monde vers une nouvelle lutte de tous contre tous. Vers la barbarie. Le Nouveau Manifeste convivialiste qui, comme les précédents, va être traduit dans de nombreuses langues, se veut une contribution à la préparation d'un grand symposium qui réunira à l'Unesco une centaine de plus hautes autorités intellectuelles, morales et religieuses de notre temps à qui il sera demandé de dire ce qui est autorisé et ce qui est interdit aux humains alors que la survie même de l'humanité est maintenant en jeu.
Les repas de famille ! Un doux mélange de bons petits plats, de retrouvailles et de débats. Entre la tante convaincue que " c'était mieux avant ", votre cousin qui a un avis sur tout et votre beau-frère spécialiste de l'économie mondiale après avoir rejoint un groupe Facebook, difficile d'échapper aux fausses vérités et clichés éculés. Ce livre sera votre arme secrète pour traverser les discussions des repas de famille avec panache. Rédigé par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs et chercheuses en sciences humaines et sociales, ce guide tente de démêler le vrai du faux, vous offre des réponses éclairées et déconstruis les idées reçues. " Les LGBT sont une mode " ? ! " Les jeunes sont de plus en plus violents " ? ! " Depuis #metoo on ne peut plus rien dire " ? ! En quelques pages nous venons à votre secours tant pour offrir des outils de réflexion que pour calmer des débats houleux. A glisser entre la bûche et le café ou à garder sous le coude pour frapper un grand coup (métaphorique, bien sûr) face aux discours les plus récalcitrants. Une lecture aussi instructive que nécessaire pour, enfin, survivre aux repas de famille sans indigestion (intellectuelle).
Il est temps de redécouvrir l'œuvre de Célestin Bouglé (1870-1940), non seulement parce qu'il fut l'un des sociologues majeurs de son époque, aux côtés de Durkheim, mais aussi et surtout en raison de son infatigable combat pour une République laïque et solidaire. Dreyfusard, vice-président de la Ligue des droits de l'homme, radical-socialiste engagé dans les combats politiques de son temps, éditorialiste influent à la Dépêche de Toulouse, Bouglé a exploré des thèmes qui restent encore d'une étonnante actualité, au moment où la question de la solidarité revient en force dans le débat public. Dans Les Idées égalitaires (1899) il explique comment, en Occident, se sont progressivement imposés les idéaux affirmant l'égale dignité de tous et la valeur éminente de l'individu. Il montre aussi que ces idéaux humanistes nourrissent les meilleurs courants de la gauche républicaine: Jaurès lui-même n'affirmait-il pas que le socialisme est un "individualisme", mais "logique et complet"? Car l'analyse de Bouglé est sous-tendue par un projet politique cohérent, dans une proximité affichée avec le socialisme républicain, dont les thèmes clés sont la laïcité, l'école publique, l'exigence d'une politique active de solidarité incarnée par la philosophie du "solidarisme". Lors de la grande vague néo-libérale des années 1980, le slogan: "Solidaire, si je veux!", exprimait bien un discours hostile aux politiques de solidarité, accusées de niveler les talents et d'étouffer la responsabilité individuelle. Au contraire, Bouglé montre que la doctrine sociale de la République est irréductible à ces caricatures : pour le solidarisme républicain, la possibilité pour chacun de s'affirmer dans sa singularité implique une société profondément solidaire.