Milton Hatoum est né en 1952 à Manaus, en Amazonie (dans le Nord du Brésil), espace référentiel de tous ses romans. Architecte de formation et professeur, il se consacre essentiellement, depuis 1998, à la littérature et est chroniqueur pour le journal O Estado de Sào Paulo depuis 2008. Il est l'auteur de trois romans, une nouvelle, un recueil de contes et un recueil de chroniques. Ses trois premiers romans ont paru en France : Récit d'un certain Orient (Seuil, 1989), Deux frères (Seuil, 2000) et Cendres d'Amazonie (Actes Sud, 2005) et ont tous trois été récompensés au Brésil par le prestigieux Prix Jabuti. Son oeuvre a été traduite en douze langues et publiée dans quatorze pays. Cette étude de l'oeuvre de Milton Hatoum vise à étudier la problématique de l'identité, du territoire et de la mémoire dans les trois premiers romans de l'écrivain. Dans ce parcours à travers des oeuvres qui révèlent l'intimité de la mémoire et le roman familial en explorant les relations identitaires ainsi que les processus de construction et de déconstruction de l'identité, Mireille Garcia propose un questionnement sur la problématique identitaire dans la littérature contemporaine. En soulignant les divers critères et composantes identitaires tels que la langue, la religion, la notion d'espace symbolique ou encore le recouvrement du passé par la mémoire, cet ouvrage met en lumière les axes les plus significatifs des processus de construction et de déconstruction identitaires. Cette lecture démontre que les relations familiales dépeintes par l'auteur permettent de révéler les interrelations existantes entre individu et société ; c'est là une façon d'interroger la formation et la destinée de la nation brésilienne à partir d'un regard ancré dans les spécificités de ta région amazonienne que cet ouvrage cherche à éclairer.
Nombre de pages
331
Date de parution
19/10/2017
Poids
472g
Largeur
154mm
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EAN
9782753556874
Titre
Milton Hatoum. Identités, territoires et mémoires
Auteur
Garcia Mireille Marie ; Olivieri-Godet Rita
Editeur
PU RENNES
Largeur
154
Poids
472
Date de parution
20171019
Nombre de pages
331,00 €
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A Louvain, en 1818, un lecteur de littérature française, Joseph Jacotot, réalise une expérience pédagogique étonnante : en peu de temps, il fait apprendre le français à des étudiants flamands qui n'en savaient pas un mot, et sans leçons ... Pour Jacotot, c'est une révélation : " Un maître n'est jamais nécessaire à l'Homme ". Il entreprend alors de le démontrer en appliquant sa méthode à d'autres disciplines : langues étrangères, mathématiques, musique, dessin, etc. L'égalité des intelligences est le présupposé fondamental de cette méthode, qu'il appelle " Enseignement universel ". Jacotot veut en faire un instrument d'émancipation intellectuelle pour que les pauvres accèdent au savoir. Bienfaiteur de l'Humanité pour les uns, charlatan pour les autres, Jacotot va être, jusqu'à sa mort en 1840, au centre d'une polémique qui divisera savants et politiques. Joseph Jacotot est une des figures de la passion de l'Egalité.
Ce texte retrace une série de présents successifs traversés au cours d'un cheminement qui va de l'engagement politique à l'étude des usages politiques du passé ou encore à celle de l'écriture de l'histoire et de son enseignement, mais ce cheminement n'a rien d'une trajectoire nécessaire. Bien sûr en raison de la façon dont le récit de ces présents est construit, comme de son premier destinataire - un jury universitaire -, il ne peut que procéder d'une mise en cohérence a posteriori. J'ai toutefois tenté de laisser à la contingence, au hasard, aux rencontres, leur juste place. Mes lieux d'histoire ont été le plus souvent des lieux institutionnellement faibles comme les IUFM, ou des lieux choisis en marge de l'institution comme la revue Espaces Temps ou bien encore le "DDG" l'attelage que nous formons depuis près de quinze ans avec Christian Delacroix et François Dosse -, mais j'avoue avoir toujours trouvé en m'investissant dans ces périphéries une liberté qui me convient. Au fil des pages j'ai donc tâché, de bon gré, persuadé que l'exercice m'était profitable, d'ouvrir ma boîte à outils, de montrer les articulations d'un parcours et les ressorts d'un faire de l'histoire.
Ce documentaire se propose de visiter un aspect de l'histoire de l'Occupation de la France qui a été peu évoqué, celui de la collaboration économique entre les entreprises françaises et l'Allemagne nazie. Ce chapitre fait effectivement un peu office de parent pauvre, pourtant, à y regarder le plus près, il renferme de nombreuses clés de compréhension de cette période sombre...A la faveur de l'ouverture progressive des archives, les historiens parviennent aujourd'hui à se faire une idée claire de ce qu'a été cette collaboration, ou plutôt de ce qu'ont été ces collaborations, les cas de figures étant innombrables. Au-delà de l'histoire politique et militaire de la Seconde Guerre mondiale maintes fois abordées, ce film s'interroge sous l'éclairage de sa réalité économique et sociale. Quelques 75 ans plus tard, il est facile d'apprécier une situation dont on connaît l'issue, et de distribuer bons points aux ""courageux résistants"" et blâmes aux ""infâmes collabos"". Mais, comme toujours, l
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.