Emeutes vs intégration. Comparaisons franco-britanniques
Garbaye Romain
SCIENCES PO
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EAN :9782724611908
L'émeute, parce qu'elle introduit une rupture dans le fonctionnement de la société, est perçue comme extérieure à la culture et aux traditions nationales; le fait que ceux qui y participent soient souvent d'origine immigrée suscite des débats sur les critères culturels, ethniques ou raciaux d'intégration. La Grande-Bretagne, depuis longtemps confrontée à des épisodes de tensions urbaines, a développé dès les années 1980 une réflexion axée sur le multiculturalisme, la lutte contre la discrimination raciale et la sous-représentation politique des minorités. Ces approches ont abouti, dans la décennie suivante, à des politiques ambitieuses contre la discrimination raciale dans la police. Les idées de citoyenneté, de valeurs communes, et la notion de community cohesion du New Labour de Tony Blair les ont éclipsées après la vague d'émeutes de 2001. Mais le multiculturalisme continue d'inspirer nombre de politiques outre-Manche et d'animer un vif débat. Un essai éclairant, dans un contexte européen où le multiculturalisme tend à s'effacer au profit d'un "néo-assimilationnisme", notamment en France où statistiques ethniques et sous-représentation des minorités restent sujets à polémique.
Nombre de pages
136
Date de parution
27/01/2011
Poids
142g
Largeur
113mm
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EAN
9782724611908
Titre
Emeutes vs intégration. Comparaisons franco-britanniques
Auteur
Garbaye Romain
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
113
Poids
142
Date de parution
20110127
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136,00 €
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Cet ouvrage explore les paradoxes du programme britannique de prévention de la radicalisation (Prevent) formulé après 2005. Supposé remédier au "manque d'intégration" des musulmans britanniques, il contribue pourtant à rigidifier cette identité de groupe. Destiné à construire des relations de confiance entre musulmans et institutions, il place ces relations sous le prisme du contre-terrorisme. Ce travail lie ce décalage à la prégnance du multiculturalisme politique. Fondement des politiques de gestion de la diversité britanniques, le multiculturalisme a été réinvesti par les politiques anti-terroristes pour "gagner les coeurs et les esprits" des populations dont se réclament les terroristes, et a été remobilisé par les acteurs de la mise en oeuvre de Prevent à l'échelon local. Ce sont les apories de Prevent que sonde ce travail, en inscrivant cette stratégie dans la filiation des politiques de sécurité et de gestion de la diversité, et en la confrontant à sa mise en oeuvre sur le terrain.
Statistiques ethniques, communautarisme, caissières d'Ikea arborant un hijab jaune et bleu : lorsque l'on évoque en France l'approche britannique de l'immigration et de la diversité culturelle, c'est ce type de formules et d'images, renvoyant à l'idée d'un "modèle anglo-saxon", qui viennent le plus souvent à l'esprit. La Grande-Bretagne est souvent présentée comme le pays du "multiculturalisme", aux antipodes du modèle républicain français, où, au nom de l'égalité, on se refuserait à prendre en compte les distinctions d'origine nationale, d'identité ethnique ou religieuse. Au-delà de ce qui relève davantage de clichés que d'une analyse fidèle de la réalité sur le terrain, le cas britannique, qui a subi beaucoup d'évolutions contradictoires depuis le tournant des années 2000, mérite une analyse précise et contextualisée. C'est seulement en dépassant des cadres de représentation nationaux figés que l'on peut espérer éclairer utilement nos débats hexagonaux sur l'immigration, la diversité culturelle et religieuse, et l'identité nationale.
Les grandes métropoles occidentales font face à des enjeux politiques et institutionnels majeurs posés par l'immigration et à la diversité culturelle. Afflux de demandeurs d'asile, discriminations intersectionnelles, pluralisme religieux, accès aux services publics de populations marginalisées, citoyenneté et participation politique sont autant de dimensions qui caractérisent la "super-diversité" et qui redessinent la gouvernance urbaine. Quels sont les discours, pratiques et dispositifs d'action publique qui se construisent autour de la diversité culturelle, et quels en sont les acteurs locaux ? L'ouvrage répond à ces questions à travers le cas emblématique de Londres. Avec des flux de migrants très denses depuis le tournant du XXIe siècle, la capitale britannique est l'archétype d'une grande métropole cosmopolite traversée par de profondes inégalités à la fois socio-économiques et ethno-raciales qui font émerger des pratiques encore méconnues en matière de gouvernance urbaine. Le livre contribue aux champs de la géographie sociale, de la sociologie urbaine, des études migratoires et de l'analyse des politiques publiques.
Ce numéro a pour thème la fabrique du besoin éducatif qui accompagne le développement de politiques éducatives visant l'accessibilisation des systèmes scolaires. Il associe l'institutionnalisation de cette notion à la redéfinition du rôle de l'élève et de l'enseignant liée à des politiques éducatives promouvant l'efficacité du l'institution scolaire. Il porte par ailleurs le regard sur le rôle joué par la généralisation de dispositifs de soutien ciblant les élèves à risque d'échec scolaire. Il s'intéresse enfin aux conventions développées par les acteurs de l'école pour mettre en sens et en scène les principes revendiqués par l'école inclusive tels que la différentiation pédagogique ou les pratiques collaboratives.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.