La rationalité échiquéenne mondiale rend compte d'une logique particulièrement saisissante. En cessant peu à peu d'exercer sa suprématie sur le système international, l'Occident a vu apparaître de nouveaux déterminants de la politique internationale. Or, les pays qui ont tant soit peu emprunté ses savoir-faire se sont gardés de s'occidentaliser. Ils ont plutôt opéré des sélections en tenant compte de leurs attentes les plus urgentes tout en se gardant de reproduire le schéma européen. C'est ainsi que différents Etats se sont modernisés sans s'occidentaliser, ils ont renforcé l'attachement à leur civilisation propre. Aussi, l'enchaînement et la logique des conflits qui agitent le monde échappent bien aux schémas prédéfinis. Ils révèlent que les civilisations sont décadentes et mortelles. Cette réflexion vise à montrer que la paix est en définitive une uvre de justice. Face au déferlement de la violence à travers le monde, la paix reste un défi qui doit sans cesse être relevé par la communauté humaine. Car la notion de sécurité humaine signifie aujourd'hui, sécurité physique, bien-être économique et social, respect de la dignité, protection des droits et des libertés fondamentales. La notion de sécurité concerne ainsi tout à la fois les gens et les Etats. Passent alors dans l'ordre de l'insécurité, les conflits sociaux, le chômage, la criminalité, le viol en tant qu'ils portent atteinte à la dignité de la personne humaine. En toute chose, comme l'affirme Kant, l'homme reste la fin absolue.
Nombre de pages
216
Date de parution
11/05/2023
Poids
274g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140347696
Titre
Les fondements de l'idée de paix perpétuelle
Auteur
Gandou d'Isseret Gyscard ; Obenga Théophile
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
274
Date de parution
20230511
Nombre de pages
216,00 €
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Max et Stéphie se rencontrent en plein milieu de la guerre civile du 5 juin 1997 qui ravage la capitale congolaise, et nouent une passion amoureuse. L'intensification des hostilités les amène cependant à se séparer dans la douleur et les larmes. Le destin les fait se rencontrer à nouveau à Pointe-Noire, bien plus tard. Mais leur vie a considérablement changé et bien des choses se sont passées entretemps. Le temps écoulé n'a cependant pas éteint l'amour qui a pris naissance dans des conditions si particulières. Dans ce second roman, l'auteur confirme son ancrage dans le sillage du réalisme.
La mise en place d'une gouvernance démocratique solide au Congo ne pourra se faire que par le biais d'une réforme politique profonde impliquant : des partis politiques forts, des groupes de défense des intérêts, un nouveau système électoral, un équilibre entre institutions, une séparation fiable des pouvoirs, une société civile active, un contrôle des actions des gouvernants, la création d'emplois et de richesse et la protection des libertés civiles et politiques. Le système actuel ne peut assurer un déploiement conséquent du jeu politique.
Le droit d'ingérence humanitaire se comprend comme une éthique de détresse, une obligation de protéger les personnes en danger de mort. La responsabilité de protéger traduit en acte la nécessité impérative de prendre soin de l'homme, ou de la collectivité humaine en général, quand les conditions de son existence connaissent une détérioration significative ou quand elles sont sur le point de le devenir.
Ce roman décrit une histoire émouvante autour de Marie-Noëlle et de Martial, au milieu des années 80, dans un Congo qui jubile et danse sans pour autant parvenir à trouver ses marques, et ce malgré les slogans tous azimuts. Les paradoxes et les tragédies qui rythment ce récit traduisent le drame d'une société aux prises avec diverses logiques, où se mêlent tradition, modernité et conformisme.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...