Si maladroit dans ses manières que les siens l'ont exclu de la table familiale, Tristan est un petit garçon esseulé dont le rêve est d'apprendre à chanter. Devenu orphelin, des voisins le recueillent. Chez eux, il trouvera une étrange compagne de jeux, Marie, qui lui fait visiter, en prenant soin de n'y pas mettre les pieds elle-même, cette maison qui, dans leur banlieue, est la seule à rester éclairée toute la nuit. Et c'est un bordel où l'enfant a des visions de cauchemar. Puis, un jour, arrive l'Ecuyère, qui est la tante de Marie, et qui vivote, tant bien que mal, de son métier. Elle se prend d'affection pour Tristan et finit par l'emmener avec elle dans ses tournées en province. Les années passent, la misère augmente, les cirques ne veulent plus de l'Ecuyère... Tristan revient sur les lieux de son enfance à la recherche de Marie, il la trouve dans la maison éclairée, et il revit, cette fois avec elle, l'épouvante ressentie jadis. Avant de retourner auprès de l'Ecuyère et, pour que celle-ci prenne sa revanche, devenir acrobate à son tour, réintégrer ensemble le monde du cirque. Et, enfin, être capable de chanter. Mélancolique et drôle, magique mais sans jamais s'égarer dans les méandres du surréalisme, ce roman est à la fois un hommage à la poésie élémentaire du cirque, si universellement partagée, et l'allégorie, toute en nuances, de la situation politique dans un pays victime de gouvernements sanglants et où toute révolte est vite étouffée.
Nombre de pages
240
Date de parution
13/09/1983
Poids
295g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070217410
Titre
Dieu ne nous veut pas contents
Auteur
Gambaro Griselda
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
295
Date de parution
19830913
Nombre de pages
240,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Griselda Gambaro, elle, ne supporte pas : que le fort coince le faible, l'homme la femme, la femme l'enfant, l'adulte l'adolescent, le riche le pauvre, les préjugés les élans, les tabous, l'invention. C'est pour cela qu'elle écrit cette fois l'histoire de Cledy l'orpheline qui, à travers bonheurs et malheurs, se laissera réduire à sa plus faible expression et n'arrivera pas à gagner sa mort. Il eut fallu pour cela qu'elle "tue la patience". Comme les cris de révolte et de terreur sont monnaie courante, et qu'on risque de ne pas entendre ceux de Cledy étouffés sous plusieurs épaisseurs (et quelques épaisseurs de plus encore puisqu'elle vit en Argentine, précairement, au jour le jour) alors G. Gambaro pousse des cris... de phoque, fait dérailler le disque, distend la réalité et la boursoufle - bref, s'exprime dans un registre où la simple description des faits ne suffit plus pour inscrire les révoltes des femmes qui surgissent partout.
Censuré à sa sortie en 1977 par la dictature militaire argentine, Gagner sa mort raconte la vie de Cledy, une jeune orpheline humiliée, exploitée, abusée par tous les gens qui l'entourent, et surtout par celles et ceux qui sont censés l'aimer et la protéger. Mais cette violence ne dit jamais son nom, et apparait banale, légitime, nécessaire. Car les bourreaux n'ont pas seulement le privilège de la force : ils ont aussi celui d'imposer leur histoire, et de disqualifier toute résistance. En poussant la cruauté jusqu'à l'absurde, Gambaro invente un grand carnaval de la torture domestique, face à laquelle il ne nous reste d'autre défense que le rire. Politique, poétique, féministe, scandaleux, grotesque... Gagner sa mort est aussi un roman essentiel pour comprendre les mécanismes de la violence et la rhétorique de la domination.
Quels meilleurs narrateurs de leur terre que les écrivains? C'est souvent à travers leurs livres que nous découvrons un pays, une culture. Ici, ce n'est plus par leur écriture mais par leurs réflexions confiées à Fabio Gambaro que sept auteurs de renom nous conduisent à la découverte de leur pays et nous permettent de « lire l'Italie ». Un voyage à voix haute, loin des clichés habituels.
Découvrez Jérusalem, le lac de Tibériade, Haïfa, Nazareth, Tel-Aviv, Bethléem, Jéricho, la forteresse de Massada, la mer Morte, Eilat... Profitez aussi d'excursions pour voir les plus beaux sites de Jordanie ou du Sinaï égyptien : Pétra, Amman, le Wadi Rum, le monastère Sainte-Catherine, la côte de la mer Rouge... Une présentation complète de l'histoire et des sites d'Israël et de Cisjordanie avec plus de 600 photos ! Des dessins en 3D des plus célèbres monuments et une vue aérienne des plus belles villes. Des balades illustrées de cartes précises. Un carnet d'adresses des meilleurs hôtels, restaurants et boutiques. Des plans des principales villes de la région.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.