Dans ce deuxième volet de la Dynastie des Forsyte, John Galsworthy met en scène une autre génération de la famille Forsyte. Les ancêtres, hauts en couleur et pleins de dignité, le vieux Jolyon et ses nombreux frères et soeurs ne sont plus là, et avec eux se sont évanouies les valeurs traditionnelles qui n'évoquent plus qu'un parfum désuet.Seul demeure Soames, dépositaire d'un victorianisme révolu, témoin souriant de cette comédie moderne où son ancienne et pathétique passion pour sa première femme, Irène, continue d'influer sur les événements. Car Fleur, l'unique fille de Soames, après deux ans de mariage avec Michael Mont, cherche toujours à oublier, dans une vie mondaine trépidante, la blessure que lui a infligée Jon, le fils d'Irène, en renonçant à elle.C'est aussi une autre époque que décrit John Galsworthy, une époque curieuse et inquiète, « qui, bien qu'ignorant ce qu'elle cherche, s'efforce désespérément de l'obtenir ». Après l'horreur de la Première Guerre mondiale, une ère plus démocratique semble s'ouvrir. Le jeune député socialiste qu'est devenu le mari de Fleur et la jeunesse nantie des années vingt se jettent à corps perdu dans la lutte contre la pauvreté et pour la justice sociale. Mais cette nouvelle génération n'échappe pas pour autant au tourbillon futile des procès mondains, des chapelles littéraires et artistiques. Premières bénéficiaires de l'émancipation féminine, Fleur et sa rivale dans le monde, Marjorie Ferrar, jouissent d'une liberté trop récemment acquise pour savoir l'utiliser raisonnablement.John Galsworthy a choisi de clore Une comédie moderne par une fin tragique, empreinte de symbolisme et destinée à inscrire plus profondément dans l'esprit du lecteur la leçon contenue dans toute la Dynastie des Forsyte et qu'illustre le vieux proverbe grec : « Ce qu'un homme aime par-dessus tout finit inévitablement par le détruire ».
Nombre de pages
798
Date de parution
01/04/1994
Poids
1 089g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782702105917
Titre
UNE COMEDIE MODERNE. DYNASTIE
Auteur
Galsworthy John
Editeur
CALMANN-LEVY
Largeur
160
Poids
1089
Date de parution
19940401
Nombre de pages
798,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
En Angleterre, à la fin du règne de la reine Victoria, le sculpteur Mark Lennan est un homme romantique et excessif qui, toute sa vie, sera attiré par des femmes inaccessibles, interdites. Après Anna, la femme de son vieux professeur d'Oxford, c'est Olive, mariée à un homme déplaisant et jaloux, qui enflamme son coeur et ses sens. Quelques années plus tard, homme mûr et heureusement marié, Mark se laisse troubler par Nell, la fille d'un de ses amis... Alors qu'un monde est sur le point de disparaître, John Galsworthy raconte avec sensibilité trente ans de la vie d'un homme marqué par la fleur sombre de la passion amoureuse.
Lorsqu'en 1906 John Galsworthy (1867-1933) publie L'Homme de biens, il ne sait pas dans quelle immense aventure littéraire il se lance, mais il a conscience d'atteindre enfin la plénitude de son art romancier. L'histoire de la famille Forsyte commence par la douloureuse crise conjugale opposant Soames, bourgeois consciencieux, à sa femme, l'énigmatique et musicienne Irene. Nous sommes en 1886. Soames est passionnément attaché à sa femme; mais Irene l'a épousé sans amour. Elle s'est éprise du jeune Philip Bosinney; leur liaison aura toutefois une issue tragique. A travers L'Homme de biens, le lecteur pénètre dans le monde des Forsyte, vaste tribu de la bourgeoisie des dernières années de l'époque victorienne. Galsworthy attend la fin de la Première Guerre pour publier la suite de son oeuvre monumentale. Elle comprend neuf romans groupés en trois trilogies, quatre interludes, et une vingtaine de nouvelles datant de 1930 seulement, mais destinées à s'insérer entre les deux premières séries de romans. Celles-ci éclairent le passé des principaux membres de la dynastie et occupent ici, pour la première fois, la place souhaitée par l'auteur. Sous le joug, publié en 1920, et qui fait suite à L'Homme de biens, conduit Soames de son difficile divorce à son deuxième mariage avec une jolie jeune Française, Annette, qui lui donnera une fille, Fleur. Quant à Irene, elle épouse un cousin de Soames, Jolyon Forsyte. Vingt ans d'histoire séparent ce deuxième roman du troisième, A louer (1921). La Grande Guerre a eu lieu, les mentalités ont changé. Fleur et Jon, fils d'Irene et Jolyon, tombent amoureux. Toutefois, leurs parents, et le passé qui les a opposés, interdisent une heureuse conclusion de cette idylle. Jon sacrifie son amour à sa mère; tous deux quittent l'Angleterre pour la Colombie britannique et sur la vieille maison de Robin Hill, qui avait été construite pour Soames, on lit : "A louer".
Soames Forsyte salió del hotel Knightsbridge, donde estaba parando, la tarde del 12 de mayo de 1920, con la intención de visitar una colección de cuadros que se exponía en una sala de la calle Cook. Desde la guerra, nunca tomaba un coche de alquiler si podía evitarlo. Los conductores eran, a su juicio, una pandilla de sujetos inciviles, que sólo se recivilizaban ahora que las restricciones desaparecían y la oferta volvía ya a exceder a la demanda, cosa que sucede forzosamente a los humanos. Sin embargo, no los había perdonado, identificándolos, como a todos los miembros de su clase, con la revolución. La ansiedad considerable que había pasado durante la guerra, y la mayor aún que estaba pasando desde el establecimiento de la paz, habían producido consecuencias psicológicas en una naturaleza que era tenaz. Había experimentado mentalmente tantas veces la ruina, que había dejado de creer en su probabilidad material. Pagando cuatro mil de impuestos al ano, no se podía estar ya peor. Una fortuna de un cuarto de millón, sin más que mujer y una hija que sostener y en formas muy diversas invertidas, proporcionaba una considerable garantía contra aquella tontería que algunos propugnaban de la incautación de capitales. En cuanto a la confiscación de los beneficios de guerra, estaba por completo en pro de ella, pues él no había hecho ninguno. El precio de los cuadros, de haber cambiado, había sido para subir, y él había comprado muchos durante la guerra. Los ataques aéreos también habían ejercido influencia sobre un espíritu por naturaleza cauto y habían endurecido su carácter. El peligro de ser destrozado y dispersado inclina a las personas a tener menos miedo a los pequenos destrozos y dispersiones de los impuestos y tasas, mientras que la costumbre de maldecir a los alemanes le había llevado a la costumbre de maldecir a los laboristas, si no abiertamente, al menos en el fondo de su alma.
Un intervalle de deux ans environ sépare la fin de la première trilogie de la suite de l'Histoire des Forsyte. Les deux derniers ensembles, Une comédie moderne et Fin de chapitre, constituent une ample fresque de l'Angleterre au lendemain de la Première Guerre. C'est un monde que John Galsworthy n'aime guère et qui l'inquiète : la grève générale de 1926, le développement du chômage, la montée du travaillisme, les difficultés annonçant la grande crise économique sont autant de signes avant-coureurs de nouvelles catastrophes. Le personnage central de la deuxième trilogie est Fleur, la fille de Soames Forsyte. Elle épouse un jeune aristocrate, Michael Mont, éditeur, puis parlementaire. Très mondaine et passablement snob, elle est deux fois tentée par l'adultère. Quant à Soames, il ne cesse d'être un modèle de droiture; il mourra presque en héros, victime de ses deux passions dominantes : l'amour paternel et l'attachement à sa collection de tableaux. S'il reste "l'Homme de biens" des débuts, il est aussi homme de raison, de goût et de coeur. Avec lui disparaît le dernier des vrais Forsyte. La dernière trilogie relègue Fleur et son mari à l'arrière-plan, tandis qu'une cousine éloignée de Michael, l'attachante Dinny Charwell (ou Cherrell), occupe une position centrale dans trois histoires mouvementées. L'achèvement de cette oeuvre monumentale absorbe totalement Galsworthy pendant les dix dernières années de sa vie. Il meurt en 1933, au faîte de sa gloire et comblé d'honneurs. Ses livres ont connu un succès considérable. La télévision des années 1960-1970 lui a donné, en Angleterre d'abord, puis en France et dans le monde entier, une nouvelle jeunesse.
Peut-on encore être européen ? Trop de scandales, comme l’embauche de José Manuel Durão Barroso, l’ancien président de la Commission, par la banque d’affaires Goldman Sachs. Trop de compromissions, comme l’élection de Jean-Claude Juncker à la tête de l’exécutif européen, lui qui a transformé son pays, le Luxembourg, en paradis fiscal. Trop d’échecs, de l’économie au contrôle des frontières extérieures en passant par le social ou la défense. Trop de libéralisme débridé. Et trop peu de démocratie.Il est facile de dresser un acte d’accusation implacable contre l’Union en dissimulant la responsabilité des gouvernements nationaux dans ces dérives. Les salauds de l’Europe, ce sont à la fois les États, les maîtres de l’Union, qui ont trahi le rêve des pères fondateurs, et les démagogues qui essayent de faire croire qu’un retour vers le passé résoudrait tous les problèmes. Il est temps de redire ce que l’Union nous a apporté à l’heure où elle n’a jamais paru aussi fragile, menacée de l’extérieur par la Russie de Poutine et les États-Unis de Trump, et de l’intérieur par le Brexit et la montée des partis extrémistes.Dans ce livre percutant, l’un des meilleurs spécialistes de l’Europe reprend un à un les arguments de ses opposants en démêlant le vrai du faux et rappelle que la construction communautaire, aussi perfectible soit-elle, reste la dernière utopie pacifiste d’une planète au bord de l’abîme.
Arendt Hannah ; Fradier Georges ; Ricoeur Paul ; A
Comment l'humanité, qui était au sommet du progrès technique, a-t-elle pu se laisser happer par la barbarie totalitaire et finir par y sombrer ? Telle est la question de Condition de l'homme moderne. Cette faillite est la conséquence de l'oubli par l'homme moderne d'un monde de valeurs partagées et discutées en commun avec autrui, dès lors qu'il n'a plus envisagé les choses qu'au travers du prisme de leur utilité pour son bonheur privé. Indifférent aux autres, l'homme moderne ne forme plus avec eux qu'une foule d'individus sans lien véritable et sans défense contre la voracité des dictateurs et des leaders providentiels. Seule une " revalorisation de l'action ", nous dit Arendt, cette intervention consciente avec et en direction d'autrui, permettra à l'homme moderne d'échapper aux dangers qui pèsent toujours sur sa condition.
Quand le crime conspire contre l'innocence à Rouen au temps de Corneille. Rouen, 1632. Simon del Prado, jeune maître confiseur, est choisi par les édiles de la ville pour composer la création sucrée qui sera offerte au roi Louis XIII à l'occasion de sa visite prochaine en Normandie. Cette consécration ne manque pas d'exciter la jalousie d'Adrien de Mèchefeux, négociant influent, qui voit d'un mauvais oeil l'amitié que porte à Simon le premier échevin, dont il convoite la fille, Adeline. Simon n'a pas le temps de fêter son succès qu'il découvre que la cargaison de sucre en provenance du Nouveau Monde sur laquelle il comptait a été mystérieusement saccagée à son arrivée au port. Pour pouvoir exécuter sa commande, il lui faut s'approvisionner chez son ancien maître d'apprentissage, Salvador, un juif converti ayant fui les persécutions en Espagne, et qu'une cabale a relégué loin de Rouen. Démarche funeste, car elle va précipiter Simon, lui-même un converso, dans les griffes de l'Inquisition...
Normandie, terre de guerrières Vers 1115. Guillaume Capra, baron anglo-normand inconsolable de n'avoir pas eu un héritier mâle, a élevé sa fille Sibylle comme un chevalier. Celle-ci épouse Robert Burdet, petit seigneur de Normandie, et s'engage à ses côtés lorsqu'il part en Espagne pour participer à la croisade de Reconquête contre les Maures. Intrépide, avec la foi pour étendard, Sibylle est aux avant-postes. Elle entreprend même de former au combat les femmes des colons qui se sont joints à l'expédition. Mais Robert, bientôt élevé au rang de prince de Tarragone en récompense de ses exploits, cède au vertige de la gloire et de la richesse. N'ayant pour seul soutien que son fidèle Galtier, un orphelin, compagnon de son enfance, Sibylle va devoir lutter contre l'orgueil démesuré de son époux et les intrigues d'Agnès, sa concubine. Laquelle des deux femmes l'emportera ? La jeune guerrière ou la courtisane ? Car il ne peut y avoir deux princesses de Tarragone !