Lee Kyung-hae s'est donné la mort le 10 septembre 2003 à Cancun à l'occasion de la cinquième conférence de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Où, précisément, devant une barricade, et les caméras de télévision et les photographes aussi bien, celui-ci s'est transpercé le coeur d'un coup de couteau mettant tragiquement fin à une manifestation au demeurant pacifique - c'est ainsi que les choses se disent depuis, qui ne disent rien que tous n'aient vu, en vrai ou sur images. Mort en "martyr" donc, ce que nul n'a dit en mauvaise part (quelle mauvaise part le sacrifice du martyr a-t-il d'ailleurs jamais prise ? ), au contraire : ce que dirent ceux qui se tenaient auprès de lui et le soutenaient dans la lutte qu'ils menaient ensemble contre l'OMC (Organisation mondiale du commerce). Ce geste, un tel geste, extravagant d'un point de vue, parfait d'un autre, Olivier Gallon le dit et décrit longuement tout au long. Longuement, mais puissamment aussi bien : ainsi quand il dit qu'un tel geste "contient en lui-même une lacune qui laisse sans appui" . Michel Surya
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
56
Date de parution
13/01/2023
Poids
66g
Largeur
131mm
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EAN
9782490774319
Titre
Lee Kyung-hae
Auteur
Gallon Olivier ; Surya Michel
Editeur
LA NERTHE LIB
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131
Poids
66
Date de parution
20230113
Nombre de pages
56,00 €
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Ondoyante, veloutée, douce comme la soie, l'obscurité sur l'eau se distingue de celle retenue par la pierre. Subjectile ; spéculaire, et de spéculaire profonde surface. Sur elle l'origine, îlot à la dérive peu à peu détaché de la conscience, s'éloigne.
Cet ouvrage, premier livre à paraître de son auteur, correspond à une récolte de poèmes écrits sur une période de trois ou quatre années, d'où les passages se laissent sentir. Il se compose ainsi de deux parties, éclats d'une traversée, poignées serties en un livre : Poèmes I & Poèmes II. Si nous devions tenter de qualifier une telle poésie, nous évoquerions une musicalité rare, voire exceptionnelle, ainsi que l'emploi de mots visant une rectitude dans le souci d'être au plus juste. Nous nous attacherions à son intensité comme à sa densité, sens aux aguets, notamment d'un regard tout aussi intérieur qu'extérieur, auquel les poèmes se mesurent. "[... ] ce qui, peut-être, vient, emporté, sans hiérarchie en ces poèmes, en même temps que l'inconnue de l'équation (à une ou plusieurs inconnues), se trouverait être, sous le pullulement d'événements libres, l'aveuglant noyau de l'inconnu en nous". (extrait de la postface, "Mots pour Qui vive" , O. G.)
Alberto Savinio et Giorgio de Chirico sont nés en Grèce et ils s'identifièrent aux Dioscures Castor et Pollux. Ils seront profondément marqués par la disparition de leur soeur Adélaïde, à l'âge de cinq ans, et par celle de leur père. La statue de Praxitèle représentant Hermès-Mercure leur apparût comme un spectre. De Chirico représentera son frère (et donc lui-même) en Hamlet, celui qui a vu le fantôme de son père. "L'apparition de Mercure est liée inéluctablement à la mort du père". Mercure devient pour eux "l'éveilleur" révélé à son humanité par l'amour et un potentiel martyr : art et artiste confondus. Il est le "médiateur des rêves et initiateur de l'invisible". Savinio écrira un scénario, jamais réalisé, La vie de Mercure. L'oeuvre des deux frères se fera à l'ombre et à la lumière de ce "médiateur", entre la vie et la mort, entre l'éros et la psyché.
Rannou François ; Pound Ezra ; Lowry Malcolm ; Zuk
Sommaire de Babel 5 - André Chénier - D'AMERIQUES : Ezra Pound, Richard Sieburth, Matt Bialer, Alexander Dickow - Malcolm Lowry - BLACK BOHEMIA : Guillaume Saint-James, Langston Hugues - "DANS L'ATELIER EN FACE DE CE QUI ME CONSTITUE... " (1) : Hung Rannou - "CREATION D'UN INTERVALLE" : Philippe Blanchon - "DANS L'ATELIER EN FACE DE CE QUI ME CONSTITUE... " (2) : Hung Rannou - CAHIER DE CREATION : Catherine Smits, Damien Paisant, Jacques Sicard - LES SORTILEGES : Seylvie Plesnel - LA TRAVERSEE DES VOIX : POESIE SONORE ETC. : Eric Mangion, Patrizio Peterlini, Laure Gauthier, François Rannou - WHO'S AFRAID : Seylvie Plesnel - PAYSAGE, PEINTURE : DEUX MOTS INTRADUISIBLES ? : François-René de Chateaubriand, François Lallier - ORPHEE : Seylvie Plesnel - Denise Le Dantec
En novembre 1921, Magritte, peintre abstrait aux couleurs chaudes et aux lignes franches, rejoint Servranckx comme dessinateur à l'usine de Haren. Magritte n'y travaillera qu'une année, mais la fréquentation accrue des deux peintres ne sera pas sans conséquence. L'influence de Servranckx se fait sentir : les teintes vives sont remplacées par des tons plus neutres et ses tableaux offrent une vision du monde plus mécaniste, et, ici ou là, surgissent des formes de moins en moins abstraites. Il n'empêche que le groupe qui s'est rencontré à l'Académie se fréquente toujours, comme en témoigne la photographie de mariage de Magritte en juin 1922 et qui réunit une bonne partie de l'avant-garde belge... Mais après la lune de miel, le point de rupture théorique se fait jour lorsque Servranckx et Magritte écrivent, courant de l'automne 1922, un pamphlet anti-7 Arts, L'Art pur, défense de l'esthétique, initialement prévu pour être publié par la maison d'édition anversoise ça ira ! , future cheville ouvrière belge du surréalisme. Le pamphlet, consacré à l'art et à l'architecture et qui se présente comme un manifeste, en reprend pour mieux les tourner en dérision, les grandes lignes défendues par le journal qui, à ce moment-là, commence à paraître régulièrement.