Venu relativement tard à la musique après avoir été également tenté par la peinture et la littérature, mort prématurément à l'âge de quarante-quatre ans à la suite d'un stupide accident de bicyclette, il n'a manqué à l'?uvre de Chausson que le temps pour qu'elle devienne l'une des plus importantes de son époque. Issu d'un milieu bourgeois aisé, homme d'une très vaste culture et d'une très grande exigence morale et intellectuelle, il fréquenta toute l'intelligentsia de son temps, réunissant dans son salon du boulevard de Courcelles les meilleurs créateurs de son époque, tant écrivains (Mallarmé, Gide, Maeterlinck) que peintres (Manet, Degas, Renoir, Odilon Redon) et évidemment musiciens (Debussy, Franck, Fauré, Albeniz, Dukas...). Sa curiosité et son goût pour la peinture l'amenèrent en outre à se constituer une collection de toiles romantiques et impressionnistes tout à fait remarquable. Discret, d'une grande retenue, doté néanmoins d'un rare sens de l'amitié, il ne cessa de témoigner d'une bonté et d'une générosité envers les autres, fruit d'une haute spiritualité que reflète son esthétique comme son éthique. Véritable aristocrate du c'ur et de l'esprit, travailleur infatigable, l'auteur du célèbre Poème pour violon et orchestre eut le temps, en dix-sept ans d'une exemplaire carrière musicale, de construire une ?uvre importante abordant tous les genres mais avec toutefois une nette propension pour la musique d'intimité, et particulièrement la musique de chambre et la mélodie où se concentrent ses plus grands chefs-d'?uvre. A travers cette monographie, la première de cette ampleur, réalisée à partir d'une très importante documentation inédite tirée d'archives publiques et privées et d'une étude exhaustive de sa production musicale mais aussi littéraire, c'est tout un aspect du climat culturel et de la sensibilité artistique du Paris de la fin du XIXe siècle qui revit ici, celui des parnassiens et des symbolistes mais aussi des Nabis et des impressionnistes. Musicologue et critique, Jean Gallois est l'auteur d'ouvrages sur Haendel et sur le romantisme musical (Schumann, César Franck, Bruckner...).
Date de parution
16/02/1994
Poids
853g
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EAN
9782213031996
Titre
ERNEST CHAUSSON
Auteur
GALLOIS JEAN
Editeur
FAYARD
Largeur
0
Poids
853
Date de parution
19940216
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Sous ses allures de paysan autrichien un peu lourdau et snobé par la bourgeoisie viennoise, Anton Bruckner (1824-1896) cache un organiste de renom dont les 10 Symphonies forment un monument à l'égal de celles de Beethoven. Admirateur de Wagner et contemporain de Brahms, ce "simple" maître des écoles, qui garda son accent grossier, s'impose comme un grand romantique, aussi bien dans sa musique que dans ses amours malheureuses. Passant par Linz et Vienne, il retourna à l'Abbaye de Saint-Florian où il avait étudié et où il repose désormais. Son catalogue d'oeuvres comprend également quelques pièces pour clavier et de nombreuses oeuvres chorales, dont un Requiem et trois Messes.
Igor Stravinski (orthographié selon sa volonté sans "y" et sans "w" pour éviter une mauvaise prononciation par les Américains) est, tout comme Picasso - qu'il a souvent côtoyé - un des créateurs artistiques majeurs du XXème siècle. Né en 1882 et après une jeunesse à Saint-Pétersbourg où il est formé par Rimsky-Korsakov, il conne le succès à Paris avec Diaghilev et les Ballets Russes qui créent L'Oiseau de Feu, Petrouchka, Le Sacre du Printemps, Le Rossignol, Renard, Les Noces, Pulcinella. Exilé après la Révolution Russe, Stravinski vécut entre la France et la Suisse, passant à travers deux guerres mondiales et s'établissant finalement en 1939 aux Etats-Unis, où il se remarie et meurt en 1971, avant d'être enterré à Venise. Il a touché à presque tous les styles musicaux de son temps, y compris le dodécaphonisme, renouvelant toujours son écriture musicale. Son important catalogue comprend aussi bien des mélodies que de la musique de chambre, des symphonies, des opéras et aussi un répertoire religieux très inspiré.
Force de la nature, Georg Friedrich Haendel (1685?1759) révéla rapidement un don inné pour la musique dans sa ville natale de Halle. Son talent émergea à Hambourg, montrant déjà un goût certain pour l'oratorio et l'opéra. Après quelques succès en Italie (notamment Aggripina à Venise), il entra au service de la maison de Hambourg, ce qui le fit voyager en Angleterre dès 1710. C'est là qu'il éblouit les soirées london-niennes en créant pour sa Royal Academy of Music de nombreux chefs-d'oeuvre lyriques : Rinaldo, Guilio Cesare, Ariodante, Alcina, Serse, ... Ce compositeur prolifique (plus de 600 opus) s'illustra aussi dans la musique orchestrale (Concerti Grossi, Suites, Water Music, Music for the Royal Fireworks, ...) et un vaste catalogue religieux (Anthems, Te Deums, oratorios dont Messiah et La Resurrezione, ...). Il repose désormais à Westiminster Abbey. Ce nouveau volume de la collection horizons vous propose de partir à la rencontre d'une figure incontournable de la musique.
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).