Les traités savants du XVIIIe siècle sont soupent traversés par une tension entre la culture ancienne et l'idéal de rigueur auquel aspire la philosophie des Lumières. La rationalité du discours scientifique masque bien des incohérences et des contradictions. La critique des institutions académiques et les aspirations sociales rassemblent alchimistes ignorants. fins politiques et aventuriers, en quête de synthèses hasardeuses entre médecine, science de la nature et politique. Ces rêveries ont été projetées de façon vertigineuse dans la création littéraire. Roman et théâtre, presse et poésie se firent l'écho des débats intellectuels et des avancées scientifiques. transformés en mythologies personnelles, en cosmologies confuses, en inventions improbables. Elixirs, fluides et machines, magnétiseurs et somnambules constituent les signes inquiétants d'une époque de crise et de transition qui a construit et détruit ses propres mythes, en s'interrogeant sur les fondements de la connaissance et la probabilité d'un progrès infini.
Nombre de pages
141
Date de parution
22/02/2002
Poids
530g
Largeur
150mm
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EAN
9782130524366
Auteur
Gallingani Daniela
Editeur
PUF
Largeur
150
Date de parution
20020222
Nombre de pages
141,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Gallingani Daniela ; Leroy Claude ; Magnan André ;
Depuis la Renaissance, la volonté d'être moderne n'a jamais cessé d'être au cœur des débats. La littérature, la philosophie, l'art, l'histoire, mais aussi la science, la politique, l'économie ou l'urbanisme ont fait de la modernité, avec constance, un objet de spéculation ou un principe d'action. Porteuse d'espoirs ou chargée d'illusions, transformée en mot d'ordre libérateur ou en slogan mystificateur, elle reste l'enjeu de querelles qui touchent à l'histoire littéraire aussi bien qu'à l'histoire culturelle ou à l'esthétique. Révolutions du moderne met l'accent sur le retour périodique de ces définitions du moderne, ainsi que sur la diversité des conflits qui l'ont opposé à l'ancien ou à la tradition. Trois grands domaines sont examinés : la Renaissance et l'Age classique ; les Lumières et la Révolution; la modernité depuis Baudelaire jusqu'aux avant-gardes historiques et à la crise post-moderne. Dans la variété de leurs approches internationales et interdisciplinaires, vingt-cinq contributions interrogent la longue histoire d'un mot prestigieux entre tous, pour mieux comprendre les formes si ductiles de son emprise. Le présent volume propose un bilan critique de ce qui demeure la grande affaire de notre temps : la fascination du moderne.
A partir de sources écrites, cinématographiques et orales, cet ouvrage, adapté d?une thèse de doctorat, s?intéresse au rapport qui existe entre cinéma et communisme en France de la Libération au milieu des années 1960. Initiée par le pôle communiste, qui s?apparente à cette époque au PCF, cette relation est très riche et suivie tout au long de la période étudiée. Dès la Libération, les communistes français cherchent d?une part à agir sur le champ cinématographique, en voulant résoudre les problèmes qui s?y posent. D?autre part, les communistes entendent agir avec le cinéma. Le considérant comme un instrument utile à la propagande de Parti, ils encouragent la réalisation de films communistes. Ce "cinéma de Parti" est également alimenté par le cinéma d?Europe de l?Est et plus particulièrement par le cinéma soviétique. Le projet cinématographique du PCF est donc très ambitieux. Partagé par les communistes, il pose néanmoins de multiples questions dans sa mise en oeuvre. Porté par une réelle volonté politique, il fait en tout cas du PCF un parti dont l?intérêt pour le cinéma est sans équivalent en France dès la Libération.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.