Bibliodiversité : Inclusi(·f·v·e·s). Le monde du livre et de l'écrit : quelles diversités ?
Galliand Etienne ; Saint-Eloi Rodney
DOUBLE PONCTUAT
17,00 €
Epuisé
EAN :9782490855261
Alors que l'existence de comportements sexistes graves est dénoncée au sein de certaines maisons d'édition et que la diversité n'est pas forcément au rendez-vous dans les professions du livre, il est possible de s'interroger : le monde du livre et de l'écrit est-il inclusif ? En favorisant volontairement une pluralité d'approches sur la question de l'inclusion, cet ouvrage essaye de rendre compte d'un phénomène multiforme. Ainsi, que ce soit par le biais du féminisme, de l'autochtonie, du mouvement LGBT ou en considérant les "sans paroles" du monde de l'écrit, les auteur·e·s s'interrogent sur la réalité de la discrimination et sur la capacité inclusive de l'édition et de la presse. Au-delà des constats, ils proposent des exemples constructifs ; souvent sans volonté de polémiquer ou de faire table rase de l'existant, des professionnels combattent au quotidien les discriminations et favorisent l'expression d'une diversité réelle.
Nombre de pages
253
Date de parution
22/02/2022
Poids
410g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782490855261
Titre
Bibliodiversité : Inclusi(·f·v·e·s). Le monde du livre et de l'écrit : quelles diversités ?
Auteur
Galliand Etienne ; Saint-Eloi Rodney
Editeur
DOUBLE PONCTUAT
Largeur
148
Poids
410
Date de parution
20220222
Nombre de pages
253,00 €
Disponibilité
Epuisé
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De la censure à la protection la plus appuyée, les interventions publiques dans le secteur du livre prennent des formes variées. Composé d'articles universitaires, de témoignages de professionnels du livre et de deux analyses régionales inédites (Afrique subsaharienne francophone et Amérique latine hispanophone), ce numéro nous emmène de la Russie à la Suisse, en passant par la Syrie, le Liban, la Tunisie, le Maroc, le Québec, la France et l'Argentine. Il tente de répondre à une question : l'intervention des pouvoirs publics favorise-t-elle la diversité éditoriale ?
A l'heure où les préoccupations environnementales prennent de plus en plus d'importance et où les schémas de production classiques sont questionnés de façon croissante, le livre écologique, responsable et solidaire existe-t-il ? Alors que 25 % des livres imprimés finissent pilonnés sans avoir été lus et que les flux physiques d'ouvrages génèrent une importante empreinte carbone, des imprimeurs, des éditeurs, des libraires, des diffuseurs-distributeurs s'interrogent sur leurs pratiques et l'impact qu'elles ont. Ils proposent des alternatives au système dominant pour répondre à ces défis - et définir ainsi l'avenir du livre ?
Beaucoup de maisons d'édition et de librairies indépendantes sont confrontées à la question de la transmission - et peinent parfois à trouver repreneur. Au-delà des cas individuels, c'est l'avenir d'une certaine idée du livre qui se joue, tant le phénomène prend de l'ampleur en Europe, mais aussi en Amérique latine et en Afrique, alors qu'une génération quitte le monde du travail. Faut-il transmettre ? Et si oui, à qui, quand et comment ? Existe-t-il des spécificités dans la passation d'une maison d'édition ou d'une librairie ? Dans un secteur en pleine mutation, céder une entreprise du livre pose la question plus large de la capacité de renouvellement des structures culturelles - des acteurs et des actrices, des pratiques et des contenus -, mais aussi de l'intégration des évolutions législatives, sociétales et technologiques. Un ensemble de textes aborde ici sous plusieurs angles ce sujet essentiel, pourtant très peu étudié. Plus qu'un guide pratique - qui semble difficile à écrire, tant les situations diffèrent -, il s'agit surtout de partager des analyses universitaires et des expériences vécues, pour réfléchir à la notion de renouvellement et penser ces transmissions.
La lecture profonde, longue et complexe disparaît au profit d'une lecture plus immédiate. L'image fait irruption partout, comme le montre le triomphe des mangas et des BD. La lecture éclectique est remplacée par une spécialisation dans un genre donné. Les temps de lecture de livres se réduisent (ou se métissent) au profit du temps d'écran. Le livre audio fait une percée remarquée ? mais relève-t-il de la lecture ? Pourtant, on n'a jamais autant lu, en tous cas en ligne. La littérature jeunesse se porte bien. Des communautés soudées fourmillent de recommandations de titres. Des Instagrammeuses stars font vendre des centaines d'exemplaires et les rayons mangas des librairies sont peuplés d'ados. Doit-on en déduire que cette lecture en pleine (r)évolution est avant tout marquée par une rupture générationnelle ? Que l'image et le son représentent l'avenir de la lecture ? Et comment donner le goût de lire de tout ? Autant de questions ? parmi d'autres ? qui sont abordées dans ce livre.
Véritables espaces publics miniatures, les cours de récréation sont le lieu des premières inégalités - en particulier entre filles et garçons. L'aménagement des espaces peut en effet jouer un rôle déterminant dans la reproduction de schémas discriminants. L'absence de mixité, par exemple, est souvent favorisée par la configuration des lieux et le type d'activités qui y sont proposées. En analysant ces espaces scolaires et les relations qui s'y nouent, Edith Maruéjouls aide les écoles à lutter concrètement contre les discriminations liées au genre. Elle nous invite dans cet ouvrage très abordable à découvrir ces "géographies scolaires du genre" , sa méthode de travail et les solutions permettant de rendre l'école plus inclusive. Car il est essentiel pour la réduction des inégalités et des violences de genre dans nos sociétés que tous et toutes puissent faire, au moins à l'école, je(u) égal.
Dans ce court essai, Alistair Houdayer s'interroge sur les origines de la pathologisation des personnes trans. Il explore ainsi la manière dont notre vision de la maladie psy construit la transphobie.
S'éditer soi-même est de moins en moins perçu comme un geste égocentré, narcissique ? voir revanchard. Contourner la fonction sélective d'un tiers (l'éditeur) au profit d'une relation directe au lecteur potentiel ? que cela soit par choix ou par obligation, lorsque l'on a été rejeté par ceux « de la place » ? semble au contraire en parfaite adéquation avec l'air du temps, qui prône l'horizontalité des rapports, l'absence d'intermédiaire et la relation directe du producteur au consommateur, les circuits courts, la méfiance des experts, des élites et de la comitologie. Si l'auto-édition est aujourd'hui décomplexée, elle est surtout dynamique sous format numérique, où les barrières à l'entrée sont aujourd'hui négligeables.