Histinéraires, la fabrique de l’histoire telle qu’elle se raconte. Une enquête sur les historiens co
Galland Caroline ; Heimendinger Vincent
PU PROVENCE
34,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9791032004975
Comment les historiens contemporains envisagent-ils leur métier et leur discipline ? Cet ouvrage analyse le mémoire qu’ils écrivent pour devenir professeur des universités et se clôt par un riche entretien avec Patrick Boucheron.L'enquête « Histinéraires » est fondée sur un corpus de près de trois cents mémoires de synthèse des activités scientifiques, plus communément appelés « mémoires d'ego-histoire ». Il s'agit de textes écrits dans le cadre d'habilitations à diriger des recherches en histoire, soutenues entre 1990 et 2016. Elle comprend trois volets. Le premier s'attache à montrer comment, étudiés sur plus de deux décennies, ces textes deviennent un objet d'histoire, permettent de mesurer l'évolution de l'HDR et de proposer une sociographie de la communauté historienne. Le deuxième volet analyse les pratiques historiennes, qu'il s'agisse des archives, de l'interdisciplinarité ou des débats historiographiques contemporains. Enfin, le dernier volet étudie ce que les historiens choisissent de dire ou de ne pas dire dans ces textes académiques, définissant ainsi les frontières mouvantes entre public et privé, entre ce qui est dicible dans ce cadre et ce qui ne l'est pas. Deux contrepoints sont proposés : une réflexion issue d'une série d'entretiens dans lesquels des historiens « habilités » reviennent sur leur itinéraire professionnel, et un entretien avec Patrick Boucheron à propos de la collection « Itinéraires » qu'il a fondée aux Presses de la Sorbonne pour accueillir certains de ces mémoires d'habilitation. D'un bout à l'autre de ce travail collectif, le programme Histinéraires donne ainsi à entendre la façon dont les historiens se racontent et racontent leur métier.
Nombre de pages
412
Date de parution
17/01/2024
Poids
688g
Largeur
159mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9791032004975
Titre
Histinéraires, la fabrique de l’histoire telle qu’elle se raconte. Une enquête sur les historiens co
Auteur
Galland Caroline ; Heimendinger Vincent
Editeur
PU PROVENCE
Largeur
159
Poids
688
Date de parution
20240117
Nombre de pages
412,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Galland Caroline ; Guilloux Fabien ; Moracchini Pi
Square des récollets" (Paris), "rue des récollets" (Liège), "boulevard des récollets" (Toulouse), "Mont des récollets" (Cassel)... Mais qui sont les récollets ? Seuls les historiens peuvent aujourd'hui répondre à cette question, car les récollets n'existent plus. Au cours de sa longue histoire, l'Ordre de saint François n'a jamais cessé de se réformer, de se diviser, mais aussi de se réunifier. Des mots nouveaux sont apparus pour désigner les franciscains, puis ont disparu, à l'instar de ces récollets qui ont prospéré en France, dans les Iles Britanniques, les Pays-Bas méridionaux et l'Empire germanique, entre les Guerres de religion et la fin du XIXe siècle. Le terme "récollet" dit déjà quelque chose de l'identité de cette réforme car il est apparenté à l'ancien verbe français "recolliger" qui signifie "se recueillir en soi-même". Mais ce désir de recueillement n'empêche pas ces religieux d'être très actifs dans les sociétés d'Ancien Régime, au point d'être souvent comparés à d'autres franciscains réformés, beaucoup mieux connus, les capucins. Prédicateurs, confesseurs, peintres, mystiques, écrivains, controversistes, missionnaires (en Hollande protestante comme en Angleterre anglicane), aumôniers militaires (en Nouvelle-France), supérieurs de moniales, les récollets ont inventé une identité franciscaine originale qui a perduré bien au-delà de la disparition de cette réforme.
Ce livre, fruit d'un patient travail de recherche mené dans les archives canadiennes, romaines et françaises, écrit une page trop longtemps méconnue de l'histoire du Québec : l'aventure des récollets dans l'Amérique française puis anglaise aux XVIIe et XVIIIe siècles. En 1615, le célèbre explorateur Champlain fait appel à ces frères, membres d'une nouvelle réforme au sein de la famille franciscaine, pour l'accompagner en Nouvelle-France. L'originalité de cette aventure réside dans la capacité des religieux à adapter leurs missions et leurs apostolats au gré de l'histoire politique, coloniale et religieuse. De leur arrivée en Nouvelle-France en 1615 à la prise de Québec par les Anglais en 1629, les récollets dirigent tous leurs efforts vers les Amérindiens, qu'ils cherchent à convertir en les francisant. Une quarantaine d'années plus tard, quand Louis XIV permet aux frères de repasser dans la colonie, il attend d'eux qu'ils se mettent au service des colons. Acquis à la cause du roi, les récollets s'adaptent une nouvelle fois : pour combler le déficit de prêtres séculiers, ils deviennent curés des paroisses les plus pauvres de la vallée laurentienne pour desservir les hommes qui se battent au nom du roi de France, ils deviennent aumôniers militaires. À travers l'apostolat, c'est l'identité franciscaine de ces religieux qui se joue : comment ces frères français expérimentent-ils, dans le cadre colonial, une autre façon d'être et de vivre leur vocation ? Tout l'enjeu est de saisir le double mouvement à l'oeuvre dans l'histoire des récollets en Nouvelle-France : dans quelle mesure cette identité détermine-t-elle leurs pratiques missionnaires outre-Atlantique ? À l'opposé, comment les différentes formes de la mission, dans le contexte spécifique de la colonie, influent-elles sur l'identité des frères ? Ce double mouvement ? transformer le monde et être transformé en retour par le monde ? est au fondement même du franciscanisme. L'histoire des récollets de la Nouvelle-France donne à voir cette dialectique à l'oeuvre.
L'appel comme d'abus a souvent été considéré par l'historiographie comme une arme employée par le roi ou sa justice pour dépouiller le juge d'église de sa juridiction. Pourtant, son usage ne se résume pas à un conflit entre juge ecclésiastique et juge royal, mais témoigne plutôt de chevauchements. étudier l'appel comme d'abus oblige donc à distinguer sa mise en oeuvre effective, sa construction théorique, son instrumentalisation politique, dans une contextualisation fine qui en explique les enjeux. Autant de dimensions qu'explore cet ouvrage, issu d'une enquête collective qui a fait dialoguer historiens et juristes.
Dehoux Esther ; Galland Caroline ; Vincent Catheri
La commémoration de l'affichage des 95 thèses par Luther en 1517 a de nouveau mis en avant la question des indulgences, reprise ici de manière apaisée et novatrice, par la pratique et dans le long terme, des fonds documentaires médiévaux aux réseaux sociaux. La trentaine d'études réunies n'entre pas dans la polémique mais entend mettre en valeur des témoignages concrets d'appropriation des « pardons » qui en disent aussi long que les textes doctrinaux et font apparaître la circulation entre le prescrit et le vécu. Le choix du long terme permet de saisir les inflexions d'un marqueur identitaire de l'Église latine qui a traversé les siècles. Trois questions sous-tendent les analyses. Qui peut octroyer et prêcher les indulgences : les évêques ou seul, le pape, lors des Jubilés ? Comment les gagner : l'argent y suffit-il ; qu'en est-il des actes de piété et des dispositions intérieures ? Comment s'en servir ; quelles causes spirituelles ou politiques justifient leur distribution ...
Cet ouvrage explore comment l'art actuel, plus spécifiquement vidéo, permet d'interroger le rapport entre corps et images. La partie I décline les modalités d'influence de l'image et permet de remarquer que l'humain actuel est peuplé d'images. La partie II met en regard corps sensible et corps représenté à travers les traces fluctuantes du référent dans la représentation vidéo afin d'explorer le corps rêvé. La partie III montre le jeu entre la liaison et la déliaison du corps représenté avec le décor.