Ainsi s'achèvent les expériences. La place des expériences dans la physique du XXème siècle
Galison Peter
LA DECOUVERTE
30,50 €
Epuisé
EAN :9782707135605
Bien que, selon l'adage, ce soit grâce aux expériences que la science progresse, pratiquement toute la littérature sur l'histoire des sciences porte sur la théorie. " Ouvrant son livre par cette affirmation provocatrice, Peter Galison y propose un voyage passionnant dans l'univers intellectuel et social de la physique expérimentale du XXe siècle, à partir d'une question simple : comment les physiciens parviennent-ils à tirer des conclusions d'une expérience qui se déroule en moins de cent millionièmes de seconde et qui ressemble à tant d'autres expériences ... En s'appuyant sur une étude historique poussée d'une série d'expérimentations microphysiques (illustrée de nombreux schémas et photos), des tâtonnements du début du siècle aux étonnantes recherches de la physique des hautes énergies contemporaine, l'auteur montre comment le passage de la paillasse du laboratoire aux accélérateurs géants a affecté la construction même des argumentations scientifiques. L'expérience n'est plus le fait d'un chercheur isolé, elle est produite par une communauté complexe d'acteurs, avec ses sous-groupes, ses compétitions, ses publications et ses normes. En s'intéressant à ce moment critique où les données sont recueillies par les physiciens avant qu'elles ne soient devenues des preuves, ce livre passionnera aussi bien les chercheurs et étudiants en physique que les historiens et les sociologues des sciences. À l'opposé des récits mythiques sur les découvertes de la recherche fondamentale, il montre comment instruments et appareils - grâce à la médiation des démonstrations heuristiques, des simulations informatiques et du savoir-faire artisanal sont devenus le réceptacle des croyances et des pratiques de la communauté des physiciens modernes.
Nombre de pages
334
Date de parution
24/01/2002
Poids
620g
Largeur
158mm
Plus d'informations
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EAN
9782707135605
Titre
Ainsi s'achèvent les expériences. La place des expériences dans la physique du XXème siècle
Auteur
Galison Peter
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
158
Poids
620
Date de parution
20020124
Nombre de pages
334,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Albert Einstein était un praticien de la physique qui travaillait au Bureau des brevets de Berne en un moment où les ingénieurs cherchaient à synchroniser toutes les horloges de Suisse. Henri Poincaré était, lui aussi, un praticien que son poste au Bureau des longitudes obligeait à réfléchir sur la simultanéité temporelle en deux points éloignés. Ainsi commença, au croisement de la physique, de la philosophie et de la technologie, la révolution de la relativité. L'un et l'autre avaient compris que pour appréhender le monde global, il fallait déterminer s'il existait un temps pur ou si le temps était relatif. A leurs postes, et à ce moment précis de l'histoire industrielle, tous deux étaient idéalement placés pour remettre en cause les conceptions anciennes du temps et de l'espace. Peter Galison démontre avec une remarquable clarté combien les objectifs industriels ont enrichi non seulement la science mais aussi la philosophie. La recherche fondamentale peut-elle dès lors vivre sans la recherche appliquée ...
Si Einstein a inventé la théorie de la relativité, ce n'est pas parce qu'il était un génie - pas seulement. C'est aussi parce qu'il était un technicien qui travaillait sur des problèmes d'horloges. Son précurseur méconnu, Henri Poincaré, était également un ingénieur obsédé par l'exactitude des pendules autant qu'un mathématicien réputé. Sans leurs compétences pratiques, ni l'un ni l'autre n'auraient été capables de remettre en question les conceptions anciennes de l'espace et du temps. Racontée de façon passionnante, l'histoire inattendue d'une révolution sans précédent au carrefour de la technologie, de la physique et de la philosophie. Fondée sur des informations nouvelles issues d'archives inédites et de brevets oubliés, l'enquête de Peter Galison démontre avec une remarquable clarté comment des objectifs à court terme - synchroniser les horloges d'une ville ; dresser des cartes pour guider les cargos - ont enrichi à la fois la science et la philosophie en conduisant Poincaré, puis Einstein, à imaginer une théorie qui allait bouleverser notre monde.
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local. Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental. Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires "virtuels", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un "grand jeu" sans cesse réinventé au sein duquel les Etats font leur retour après des décennies de déréglementation.
La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
Première cause de handicap acquis chez l'adulte, l'accident vasculaire cérébral, ou AVC, peut brutalement faire disparaître ou empêcher, de façon temporaire ou non, un grand nombre de capacités de la vie quotidienne, dans des domaines physiques ou intellectuels très divers : la marche, la déglutition, la planification, la lecture, la préhension, etc. Parce qu'il touche à des savoir-faire acquis, l'AVC peut apparaître comme une atteinte biologique du social qui en efface les effets en réinitialisant les expériences, les compétences et les dispositions, autrement dit comme un accident égalisateur qui annule les différences sociales entre individus. Pourtant, à âge égal et à gravité équivalente des lésions cérébrales, les séquelles ne seront pas les mêmes si le patient est un homme ou une femme, un ouvrier ou un cadre supérieur, si la récupération de ses capacités a une grande ou une moindre valeur aux yeux des acteurs de la rééducation, si l'AVC a laissé intact chez lui un rapport aisé ou difficile aux modalités scolaires d'apprentissage. Pour mettre en évidence et expliquer ces phénomènes, Muriel Darmon a mené une enquête approfondie dans un service de neurologie d'un hôpital universitaire et auprès des différents corps de spécialistes - kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, etc. - de deux centres de rééducation. En suivant le parcours post-AVC des patients au sein de ces unités et des étonnants " plateaux techniques " conçus pour favoriser leurs réapprentissages, ce livre montre que, par-delà ce qui semble perdu, le social perdure chez les individus et résiste à l'atteinte biologique.