L'Etat prédateur. Comment la droite a renoncé au marché libre et pourquoi la gauche devrait en faire
Galbraith James K. ; Chemla Paul ; Chemla François
SEUIL
24,00 €
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EAN :9782020998000
Depuis trente ans, le culte du marché a dominé le discours politique. Etat modeste, impôts limités, déréglementation et libre-échange sont devenus les maîtres mots de ce dogme dont le succès fut tel qu'il a fini par faire de plus en plus d'apôtres au sein de la gauche. Or, à l'aube du XXIe siècle, nous assistons en Amérique à un drôle de chassé-croisé idéologique. Au moment où la gauche moderne a presque achevé sa conversion au marché libre, la droite conservatrice a définitivement abandonné cette idée. Galbraith montre comment, des années Reagan aux années Bush, la droite au pouvoir a transformé les Etats-Unis en république-entreprise où l'économie n'est pas régie par les marchés mais par une coalition de puissants lobbies industriels. Ces derniers sont soutenus par un Etat prédateur qui, loin de limiter l'emprise du gouvernement sur l'économie, entend bien au contraire l'approfondir pour détourner l'action et les fonds publics au profit d'intérêts privés. Si le discours officiel est resté libéral, c'est précisément pour masquer cette forme perverse d'étatisme. La nouvelle gauche libérale s'est laissé contaminer par le culte du marché libre qui n'a jamais été qu'un mythe instrumentalisé par ses promoteurs. Elle serait bien inspirée de se désintoxiquer et de comprendre enfin que les marchés n'apporteront aucune solution à la crise contemporaine, à la pauvreté, aux inégalités, à la crise écologique, tous ces défis qui appellent au contraire la planification, le contrôle public de la répartition des revenus et du financement de l'économie.
Nombre de pages
311
Date de parution
03/09/2009
Poids
340g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782020998000
Titre
L'Etat prédateur. Comment la droite a renoncé au marché libre et pourquoi la gauche devrait en faire
ISBN
2020998009
Auteur
Galbraith James K. ; Chemla Paul ; Chemla François
Editeur
SEUIL
Largeur
140
Poids
340
Date de parution
20090903
Nombre de pages
311,00 €
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Résumé : L'enjeu de cette crise dépasse largement la Grèce. C'est l'avenir de la zone euro et de l'Union européenne qui s'y dessine. Depuis un an, les Grecs ont mandaté le gouvernement d'Alexis Tsipras pour refuser les plans d'austérité, renégocier la dette, trouver une autre voie pour sortir de la crise, sans quitter l'Union européenne. En vain. L'Europe de Merkel, la BCE de Draghi, la Commission de Junker ont opposé une fin de non-recevoir à toutes les propositions de Tsipras et Varoufakis. C'est une véritable tragédie européenne, dans laquelle les principaux acteurs, obsédés par le sauvetage de leurs banques et la rigueur budgétaire, ne se rendent plus compte qu'ils sont en train de tuer la démocratie, dans le lieu même de sa naissance, et d'inciter tous les peuples d'Europe à confier leur destin aux nationalistes anti-européens.
Galbraith James K. ; Chemla Françoise ; Chemla Pau
Présentation de l'éditeur Galbraith fait une revue critique des grilles de lecture de la crise ; il explique pourquoi tant d'économistes ne l'ont pas anticipée et restent impuissants à comprendre sa nature. Il montre comment la droite et la gauche sociale-libérale sont également incapables d'en sortir. Des gouvernements de tous bords se fourvoient et aggravent la crise en optant pour la baisse des coûts salariaux et des dépenses publiques. Mais les keynésiens de gauche se trompent aussi quand ils espèrent restaurer la croissance et le plein-emploi par une relance de la demande. S'ils ont raison de rejeter les politiques d'austérité, ils ont tort de croire au possible retour d'une forte croissance. Le coût élevé de l'énergie et la nécessité de contrer le changement climatique imposent désormais une limite structurelle à l'expansion. Pendant trente ans, la finance spéculative et l'excès de crédit ont masqué cette réalité en nourrissant une croissance artificielle qui a débouché sur l'effondrement du système financier. En outre, la croissance crée moins d'emplois en raison des nouvelles technologies. Il nous faut donc penser une sortie de crise vers un régime durable de faible croissance, en trouvant le moyen d'assurer une activité et un revenu pour tous. Dans ce nouveau régime, il faudra notamment relever le salaire minimum, renforcer la protection sociale, réduire le temps de travail, remplacer la finance privée par un service public bancaire..., bref : promouvoir tout ce que dénigre aujourd'hui le nouveau gouvernement Valls !
Galbraith James K. ; Chemla Paul ; Chemla François
Résumé : Galbraith fait une revue critique des grilles de lecture de la crise ; il explique pourquoi tant d'économistes ne l'ont pas anticipée et restent impuissants à comprendre sa nature. Il montre comment la droite et la gauche sociale-libérale sont également incapables d'en sortir. Des gouvernements de tous bords se fourvoient et aggravent la crise en optant pour la baisse des coûts salariaux et des dépenses publiques. Mais les keynésiens de gauche se trompent aussi quand ils espèrent restaurer la croissance et le plein-emploi par une relance de la demande. S'ils ont raison de rejeter les politiques d'austérité, ils ont tort de croire au possible retour d'une forte croissance. Le coût élevé de l'énergie et la nécessité de contrer le changement climatique imposent désormais une limite structurelle à l'expansion. Pendant trente ans, la finance spéculative et l'excès de crédit ont masqué cette réalité en nourrissant une croissance artificielle qui a débouché sur l'effondrement du système financier. En outre, la croissance crée moins d'emplois en raison des nouvelles technologies. Il nous faut donc penser une sortie de crise vers un régime durable de faible croissance, en trouvant le moyen d'assurer une activité et un revenu pour tous. Dans ce nouveau régime, il faudra notamment relever le salaire minimum, renforcer la protection sociale, réduire le temps de travail, remplacer la finance privée par un service public bancaire..., bref : promouvoir tout ce que dénigre aujourd'hui le nouveau gouvernement Valls !
Résumé : Sur un enjeu aussi crucial du XXIe siècle, il manquait une synthèse experte mais accessible aux non-spécialistes. Dans cet ouvrage (préparé pour la populaire et prestigieuse série " Ce que chacun doit savoir ", Oxford University Press), James Galbraith décrypte la masse des connaissances disponibles pour nous livrer l'essentiel à comprendre. En moins de 250 pages, il répond successivement à toutes les questions que nous pouvons nous poser. Pourquoi faut-il se préoccuper de la montée des inégalités ? Comment a-t-on traité cette question dans l'histoire de la pensée ? Quel est l'état actuel du phénomène ? Comment mesure-t-on ce dernier ? Quelles sont ses causes, dans les pays les plus riches et dans le reste du monde ? Quelles sont ses conséquences économiques et sociales ? Enfin, Galbraith dresse le tableau des différentes politiques possibles pour réduire l'inégalité. Vivant et pédagogique, cet opus permet au citoyen, comme à l'étudiant, d'être rapidement et complètement éclairé sur toutes les dimensions d'un enjeu majeur du débat public.
Lola est une enfant de 12 ans, tuée dans d'atroces circonstances le 14 octobre 2022. Placée en garde à vue, la principale suspecte, D. B., est mise en examen pour meurtre, précédé, accompagné ou suivi d'actes de tortures ou de barbaries, et pour viol. En quelques heures à peine, ce terrible fait-divers bouleverse l'opinion publique, faisant l'objet d'un emballement médiatique inédit. La cynique récupération politique qui s'ensuit entraîne la remise en question de grands principes démocratiques, avec notamment des appels à une justice expéditive et un rétablissement de la peine de mort. Ce livre, écrit par les avocats de D. B., première femme condamnée à la perpétuité incompressible, raconte de l'intérieur les contours de cette affaire hors norme, depuis ses premiers instants jusqu'à la plaidoirie finale, en passant par le récit d'une reconstitution exceptionnelle ou la description d'une Unité pour Malades Difficiles. A partir du point de vue trop peu entendu des avocats "du Mal., La Sinistre Comédie dépeint surtout une effroyable traversée des enfers, caractérisée par l'inquiétant basculement populiste des élites médiatiques et politiques dans leur rapport à la justice et au crime. "S'il faut savoir se taire dans le respect du Droit, il ne faut pas avoir peur de parler pour le défendre. C'est la raison de ce livre."