Perla Katz a exercé pendant dix ans la curatelle de son amie d'enfance, Marie Meier. Elle a fini par y renoncer, car la santé mentale de Marie n'avait de cesse de se détériorer. Mais Marie n'ayant pas revu sa fille, Clara, depuis longtemps, Perla lui promet de partir à sa recherche, avec l'espoir de lui donner des nouvelles rassurantes qui pourraient favoriser sa guérison. Au terme d'une enquête de vingt mois, Perla découvre que Clara, une belle jeune femme intelligente qui n'a jamais connu son père, est obsédée par l'argent. Lorsque Perla la retrouve, Clara, qui a commis un délit, est hospitalisée depuis deux ans dans un établissement psychiatrique où elle se sent à l'abri d'un monde hostile. En sortira-t-elle un jour ?
Nombre de pages
256
Date de parution
24/02/2021
Poids
312g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343225852
Titre
Remise de peines
Auteur
Gaillet Lydia
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
312
Date de parution
20210224
Nombre de pages
256,00 €
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Perla Katz et Marie Muller ont fait connaissance à l'adolescence. À cette époque, l'admiration de Perla pour son amie d'enfance est sans borne. À vingt ans elles aiment le même homme puis se perdent de vue avant de se retrouver vingt ans plus tard. Marie est devenue alcoolique. Son état est critique et Perla, sa curatrice, a pour mission de la protéger contre elle-même. Au terme d'une expérience éprouvante pour les deux protagonistes, Perla finit par prendre conscience de ses limites et décide de rédiger le récit de la vie de Marie qui sonne comme un appel à l'aide.
A travers ce récit, Lydia Olchitzky-Gaillet est allée à la rencontre de son père. En 1943, celui-ci sauve la vie de ses cousines Paulette et Simone Chaneix. Il les sort du camp de Douadic, juste avant leur transfert programmé pour Auschwitz. Pour les protéger, il les confie à la directrice d'un orphelinat près de Grenoble. Elles seront des "enfants cachés". Les demoiselles Chaneix retrouveront à la fin de la guerre leur véritable identité puis leur mère ainsi que leur foyer parisien un an plus tard. Avant cet épisode, Leibka, le grand-père paternel de Lydia, est condamné à trois mois de prison et trois mille francs d'amende pour "hausse de prix". Spolié de tous ses biens, il tente de sauver sa vie mais il est arrêté avant de monter dans le train qui doit l'emmener en zone libre. Zizi, le père de Lydia, veut le faire évader mais Leïbka s'y oppose. Celui-ci sera assassiné à Auschwitz, comme le père des soeurs Chaneix pris dans la rafle du "billet vert". Zizi reste le héros de la famille mais a culpabilisé toute sa vie de n'avoir pas pu sauver Leïbka. Il ne s'en est jamais remis.
Cette chronique familiale romancée, rédigée par Clara pour honorer une promesse faite à sa grand-mère Paula, s'appuie sur le journal intime de la vieille dame dans lequel elle raconte la vie des Meier en Pologne, leur installation à Paris, les persécutions dont ils furent victimes de la part des nazis et de leurs complices français et son engagement dans la résistance en Haute-Provence. Ce journal se termine par la terrible décision de son père, qui la chasse sans appel lorsqu'il apprend sa grossesse. Les malheurs de Marie, la fille de Paula, furent racontés par Perla Katz, sa curatrice, dans un récit intitulé En sursis et les épreuves vécues par Clara, la fille de Marie, ont été décrites dans Remise de peines. Paula, Marie, Clara forment ainsi « le club des abandonnées », comme les avait surnommées Paula.