La beauté et la grâce. Itinéraire d'un aristocrate européen, Alex Rzewuski
Gaillardon David
LACURNE
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EAN :9782356030221
Aristocrate russo-polonais portant l'un des plus grands noms de Pologne, Alex-Ceslas Rzewuski (1893-1983) est à Saint-Pétersbourg un témoin privilégié des fastes des derniers Romanov. Ruiné par la révolution bolchevique, il arrive à Paris avec seulement quelques billets de mille francs en poche. En moins de huit ans et grâce à son seul talent, il refait fortune, devenant un illustrateur recherché par les plus grands magazines de son temps (The Tatler, Femina, l'Illustration), puisant son inspiration dans la vogue des Ballets russes alors à son apogée. Il est aussi un portraitiste qui passe pour être l'artiste le plus cher au monde. Les plus belles femmes, à Paris, à Londres ou aux Etats-Unis, lui commandent leur portrait, cependant que ce géant promène son monocle et sa silhouette de dandy dans le Paris des années folles, du Boeuf sur le toit aux boîtes russes à la mode. Autour de lui se pressent Misia Sert, Liane de Pougy, Dolly Radziwił ; ł ; , Coco Chanel, Boni de Castellane, Félix Youssoupoff et les grands-ducs exilés dans un Paris cosmopolite où tout est prétexte à faire la fête. Américains de passage et riches Anglaises encensent Rzewuski : de Douglas Fairbanks aux Midvani, de Pola Negri à Ida Rubinstein, en passant par lady Cunard ou Diana Mitford, et la jeune création artistique, de Diaghilev à Tchelitchew, de Nabokov à Bérard, de Cocteau à Jean Hugo. Pourtant, tout prend fin en quelques mois après une rencontre avec Jacques Maritain. C'est un autre choix de vie, radical, qui commence alors pour Alex-Ceslas Rzewuski...
Nombre de pages
479
Date de parution
07/06/2019
Poids
726g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782356030221
Titre
La beauté et la grâce. Itinéraire d'un aristocrate européen, Alex Rzewuski
Auteur
Gaillardon David
Editeur
LACURNE
Largeur
145
Poids
726
Date de parution
20190607
Nombre de pages
479,00 €
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Après le succès d'Au Caffè Dinelli, recueil de nouvelles paru en 2012 (finaliste du concours de la nouvelle de l'Académie française), David Gaillardon revient avec La Nuit de Blankenfeld, un livre qui fait la part belle à l'histoire de l'Europe. L'ouvrage conduit le lecteur à partager les tribulations d'un officier allemand découvrant la France durant la guerre de 1870, du comte de Provence - futur Louis XVIII - en exil dans un mystérieux manoir de la Baltique, d'un prisonnier de guerre français dans un stalag. Il imagine aussi le subtil face-à-face d'un couple aux prises avec une terrible confession, relate avec drôlerie la farce dont est victime un mari infidèle, se moque du snobisme d'un archevêque anglais et s'amuse de l'ambition d'une romancière hongroise... Un mille-feuille de situations cocasses ou dramatiques, une cascade de rebondissements menés avec virtuosité. Un livre captivant, à savourer au coin du feu, dans le métro ou autour d'un verre mais à ne prêter qu'aux amis ! Sommaire : La Nuit de Blankenfeld ; Les Mésaventures du chevalier du Lys ; La Surprise ; Le Chapeau ; L'Oberleutenant von Maubranche ; L'Aveu ; Le Colis.
Après Au Caffé Dinelli et La Nuit de Blankenfeld (prix Charles-Oulmont), David Gaillardon nous revient avec un troisième opus : Le Lapin de Pâques. Un ensemble d'histoires et de fables qui mène le lecteur à travers l'Europe et jusqu'au Brésil, l'invitant à jouer à saute-mouton à travers les époques, passant de l'Histoire à la fiction ou à l'anticipation, toujours avec cet humour décalé qui caractérise le regard que l'auteur pose sur notre société. Au fil des pages, la mésaventure d'une jeune femme sentimentale abusée par un site de rencontres, la mystérieuse disparition d'une religieuse dans une Lorraine en proie à la guerre de 1870, une opération de mécénat qui se révèle embarrassante pour un grand musée français, la surprenante découverte d'une tribu inconnue dans le Brésil de la fin du XIXe siècle, les rêves de grandeur d'un grand prélat français du XVIIIe siècle, l'amusante rencontre dans une ville d'eau de Bohème de trois monstres sacrés de la littérature et des sciences, le destin de deux Etats rivaux dans l'Antiquité, les déboires immobiliers d'une communauté religieuse à Paris de nos jours, et la tragédie glaçante qui résulte pour les trésors du patrimoine français d'une énième guerre des banlieues... Moraliste à la manière des auteurs du Grand Siècle, styliste attaché à la langue française, voyageur passionné, David Gaillardon nous offre ici un bouquet doux-amer, dans laquelle la gravité des situations est tempérée par un humour jamais pris en défaut, et une analyse des caractères à la fois lucide et bienveillante.
Fille unique et adorée de Jeanne Lanvin, Marie-Blanche reçoit une éducation d'élite. Soucieuse qu'elle ne dépende pas des hommes, la grande couturière entend faire de sa fille une musicienne à même de vivre de son art. Pianiste très tôt remarquée, cantatrice à la voix de soprano angélique, Marie-Blanche est également d'une grande beauté. Habillée par Lanvin, elle sera considérée comme la femme la plus élégante de Paris. Soucieuse d'échapper à la férule d'une mère possessive, elle épouse, en pleine Première Guerre mondiale, René Jacquemaire-Clemenceau, le petit-fils du Tigre. Le tourbillon des Années folles aura raison de ce mariage. Marie-Blanche rencontre le comte Jean de Polignac, archétype du "prince charmant". Le coup de foudre est réciproque, le couple devient l'un des plus en vue de Paris. Dans son salon de la rue Barbet-de-Jouy, elle prend l'habitude de recevoir les artistes et les écrivains les plus prometteurs, comme Jean Cocteau, Francis Poulenc, Paul Morand, Jean Giraudoux ou Christian Bérard. Chacun lui soumet partition ou manuscrit, sachant bien qu'elle a l'oreille absolue et le goût sûr. Travailleuse acharnée, elle rejoint l'ensemble vocal de Nadia Boulanger avec lequel elle est internationalement acclamée. D'une tout autre façon que sa tante Winnie, princesse de Polignac, Marie-Blanche est une égérie qui a joué un rôle majeur dans la création musicale et littéraire du premier XXe siècle. A l'aide de très nombreux archives et témoignages, David Gaillardon propose ici la première biographie de Marie-Blanche de Polignac, muse adulée du Tout-Paris de l'entre-deux-guerres.
Beauté américaine qui éblouissait la société européenne au tournant du siècle, Gladys Deacon, après une enfance traumatisante, suivit une solide éducation en Europe et aux Etats-Unis. A l'âge de 14 ans, fascinée par les fiançailles de Consuelo Vanderbielt avec le duc de Marlborough, elle se promet de l'épouser un jour. A Florence, Bernard Berenson envisage de lui demander d'être son épouse, à Blenheim, le prince héritier de Prusse lui jure un amour éternel en lui offrant une bague. A Versailles, le prince Aloys von Liechtenstein et le duc de Norfolk la demande en mariage et à Rome, c'est Roffredo Caetani, prince de Bassiano qui succombe à son charme. A Paris, elle séduit Anatole France, Robert Treveyland, Monet... et à Nice le duc de Connaught et Canastra. Elle fascina Proust, Boldoni, Epstein, Henry James... et épousa, comme elle l'avait décidé dans son enfance, le 9e duc de Marlborough.
La vie extraordinaire d'Alexandre, prince de Dohna-Schlobitten, (1899-1997) filleul de l'empereur Guillaume II. Après une enfance dans une Prusse-Orientale encore féodale, le prince de Dohna reprend la gestion des immenses territoires agricoles et forestiers familiaux. Il assiste à la montée du nazisme puis participe à la seconde guerre mondiale en tant qu'officier de la Wehrmacht, en Pologne, dans les Balkans et en Ukraine. Il est l'un des derniers à pouvoir quitter la poche de Stalingrad. Puis, fuyant le rouleau compresseur russe du début de 1945 qui devait détruire son château de famille et ruiner ses propriétés, il organise le convoi d'exode de tous ses "gens" (le trek, composé de plusieurs centaines de personnes) et gagne la région de Brême après avoir cheminé pendant deux mois, de janvier à mars 1945, sur les routes de Prusse, de Poméranie, du Brandebourg, du Mecklembourg et de Basse-Saxe, faisant étape dans des propriétés de familles apparentées, amies, ou tout simplement, chez des particuliers hospitaliers et solidaires. C'est ensuite en Allemagne du sud puis à Bâle qu'il redémarre une nouvelle vie, plus modeste, en exploitant jusqu'à sa retraite une petite entreprise de nettoyage à sec. A la fin de la guerre, la propriété familiale est morcelée, le château détruit et les archives et les oeuvres d'art dispersées dans les musées d'Allemagne de l'Est et de Pologne. Ayant renoncé à reprendre possession de ses terres, même après la chute du mur de Berlin, le prince de Dohna tentera néanmoins de récupérer quelques vestiges de ce monde en ruines.
Naître riche dans l'une des plus anciennes et des plus célèbres familles françaises, les Rochechouart de Mortemart, ducs et pairs depuis 1650, et épouser à vingt ans le duc d'Uzès, premier duc et pair de France, aurait suffit à beaucoup de jeunes filles du XIXe siècle. Mais la personnalité d'Anne de Rochechouart de Mortemart, duchesse d'Uzès (1847-1933) est hors du commun. Et sa vie, à cheval sur deux siècles, est une aventure étonnante. Née sous Louis-Philippe, la duchesse d'Uzès a traversé son siècle aux premières loges de la vie mondaine et politique de la France. Personnalité hors du commun, elle fut à la fois artiste, lieutenant de louveterie, maître d'équipage de vénerie, première femme titulaire du permis de conduire en 1897, soutien du général Boulanger. Veuve à 31 ans, cette femme d'action savait aussi recevoir avec faste dans les nombreuses propriétés où elle aimait séjourner avec sa famille. Ses souvenirs font revivre l'histoire de France à travers le regard unique d'une grande dame.
Fille du général de Ségur, historien de l'Empire et membre de l'Académie française, Célestine de Ségur naît en 1830. Elle est élevée dans l'hôtel familial parisien de la rue La Boétie, au faubourg du Roule, où ses parents reçoivent de nombreuses personnalités politiques et intellectuelles. Elle raconte avec talent son enfance de petite fille modèle et les premiers bals d'une jeune fille de la haute société. Puis vient le temps des fiançailles avec M d'Armaillé qu'elle épouse en 1851. Se poursuit alors une existence où se côtoient vie mondaine, vie politique (son père fut créé pair de France par Louis-Philippe, son frère est député orléaniste, son cousin germain est nommé sénateur par Napoléon III; son mari, sa mère et elle restant légitimistes) et vie intellectuelle (Célestine d'Armaillé publiera d'ailleurs plusieurs ouvrages d'histoire). Elle évoque aussi ses séjours dans la propriété des bords de Seine, près de Fontainebleau, et ses voyages en Anjou et en Mayenne, sur les terres de son mari, en Normandie et en Bordelais, dans la propriété de sa soeur Galard. Si ses souvenirs s'arrêtent l'année de ses trente ans, la comtesse d'Armaillé vécut jusqu'en 1918. Elle fut la grand-mère de Maurice, duc de Broglie, de l'Académie française et de l'Académie des sciences, de Louis-Victor, duc de Broglie, prix Nobel de physique, et de la comtesse de Pange qui laissa des souvenirs célèbres.