LA MODERNITE EN QUESTIONS. De Richard Rorty à Jürgen Habermas, Actes de la décade de Cerisy-la-Salle
Gaillard Françoise
CERF
39,90 €
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EAN :9782204060776
Pour faire face au manque de motivation et, plus fondamentalement, au déficit de légitimation qu'entraînent les crises de la rationalité moderne, Jürgen Habermas propose de reprendre le projet des Lumières, afin de le poursuivre sous l'égide de la raison communicationnelle. À l'inverse, Richard Rorty dénonce le fétichisme de la loi et le fondamentalisme des besoins qui survivent dans l'éthique du consensus discursif, en radicalisant la critique postmoderne de la théorie de l'agir communicationnel inaugurée par Jean-François Lyotard. Pour l'un, le principe formel du meilleur argument doit se substituer aux prétentions substantielles de la raison moderne, qui s'était révélée non seulement impuissante à sauvegarder les systèmes politiques, juridiques et moraux hérités du passé, mais également incapable d'en instaurer de nouveaux. Pour l'autre, l'accord avec autrui et avec soi ne saurait être authentique qu'en respectant les conditions de la finitude humaine et en renonçant, une fois pour toutes, à fonder cet accord sur une contrainte légale, quelle qu'elle soit. C'est en se référant à ces options philosophiques divergentes que les contributions réunies ici, initialement présentées à l'occasion d'une décade organisée à Cerisy-la-Salle, procèdent à la mise en question(s), tant de la modernité que nous vivons que de l'idée que nous nous en faisons.
Nombre de pages
450
Date de parution
06/10/1998
Poids
686g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782204060776
Titre
LA MODERNITE EN QUESTIONS. De Richard Rorty à Jürgen Habermas, Actes de la décade de Cerisy-la-Salle
Auteur
Gaillard Françoise
Editeur
CERF
Largeur
145
Poids
686
Date de parution
19981006
Nombre de pages
450,00 €
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Conçu sur le même principe que "Le Musée du cinéma',"Le Musée de la mode"est un abécédaire visuel et raisonné du monde de la mode depuis 1850. Couturiers, mannequins, photographes, mais aussi bottiers, modistes accessoiristes et musiciens composent cet univers, dont la diversité se traduit par des contrastes visuels. Tandis qu'Elsa Schiaparelli regarde Claudia Schiffer, Vivienne Westwood et Oscar Wilde se serrent les coudes. De Coco Chanel à Issey Miyake, de Richard Avedon à Helmut Newton, la mode trouve ainsi sa place, à mi-chemin de l'art et de l'industrie. Chaque entrée est illustrée par une photographie ou un croquis illustrant la quintessence de leur travail ou de leur style. Une légende les situe dans l'histoire de la mode, grâce à des éléments de bibliographie sur les créateurs, tandis qu'un système de références croisées et un glossaire éclairent les nombreuses collaborations et techniques utilisées au cours des différentes époques."
Conçu sur le même principe que "Le Musée du cinéma", "Le Musée de la mode" est un abécédaire visuel et raisonné du monde de la mode depuis 1850. Couturiers, mannequins, photographes, mais aussi bottiers, modistes accessoiristes et musiciens composent cet univers, dont la diversité se traduit par des contrastes visuels. Tandis qu'Elsa Schiaparelli regarde Claudia Schiffer, Vivienne Westwood et Oscar Wilde se serrent les coudes. De Coco Chanel à Issey Miyake, de Richard Avedon à Helmut Newton, la mode trouve ainsi sa place, à mi-chemin de l'art et de l'industrie. Chaque entrée est illustrée par une photographie ou un croquis illustrant la quintessence de leur travail ou de leur style. Une légende les situe dans l'histoire de la mode, grâce à des éléments de bibliographie sur les créateurs, tandis qu'un système de références croisées et un glossaire éclairent les nombreuses collaborations et techniques utilisées au cours des différentes époques.
Gaillard Françoise ; Ratte Philippe ; Schnur Natha
Une semaine, à l'écart, à Cerisy : il ne fallait pas moins d'un tel retrait, dans ce lieu prestigieux de la réflexion, pour pouvoir, en suivant l'itinéraire de François Jullien, examiner comment rouvrir des possibles de la pensée. Pour déranger la pensée, en effet, les textes réunis ici croisent les points de vue les plus divers. Repartant de l'investissement initial du travail de François Jullien, ils s'interrogent sur l'écart des langues et des pensées de la Chine et de l'Europe et ce que celui-ci apporte pour envisager à nouveaux frais des questions telles que celles de la morale et de la stratégie. Mais ils font également voyager d'un pôle à l'autre, comme entre les pensées de l'universel et de l'intime ; ou entre la pensée de l'immanence et son expression poétique ; et d'abord entre les ressources premières de la pensée : les langues et leur traduction. Du fait que François Jullien ne prend pas seulement la "Chine" comme un objet d'érudition, mais fait jouer à cette référence le rôle d'un opérateur théorique, le champ balayé est logiquement des plus larges. Il peut aller de la pensée du commencement et du changement en physique à ce qui se redessine des enjeux politiques contemporains. Autant d'approches de prime abord dispersées mais qui font apparaître que c'est, non du semblable, mais de l'écart et de la tension qu'il organise, que peut se produire du commun.
Flaubert a souvent affirmé que, dans ses récits, le "dessus" n'est qu'un prétexte aux "calculs du dessous". Considérer le texte, à partir de matériaux linguistiques, idéologiques, psychiques et culturels, comme le résultat d'un procès de production du sens, tel était le présupposé fécond du colloque de Cerisy, La production du sens chez Flaubert, tenu en 1974 et publié dans la collection "10/18". Consommant la rupture avec la critique universitaire, les intervenants (parmi lesquels R.Debray-Genette, C.Duchet, Sh.Felman, F.Gaillard, H.Mitterand, J.Neefs, J.Ricardou, J.Seebacher, M.Sicard, S.Yeshua) ont proposé des lectures plurielles de l'oeuvre de Flaubert, empruntant divers chemins ouverts par la nouvelle critique, à la pointe de la réflexion sur la littérature. Quarante ans après, ces témoignages d'une forte vitalité intellectuelle méritent d'être réédités. La vogue de la génétique textuelle, la résurrection de l'auteur, le désamour actuel de la théorie ont certes déplacé les perspectives. Pourtant, s'il y a bien un ton d'époque, les communications (suivies de débats) n'ont guère vieilli. Car en s'intéressant au travail de l'écriture, à l'engendrement des formes, au tissage des énoncés, à l'entrecroisement des significations, leurs auteurs ont posé des questions qui restent aujourd'hui ouvertes, comme en attente d'une relance...
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...