L'invention de la couleur par les Lumières. De Newton à Goethe
Gaillard Aurélia
BELLES LETTRES
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EAN :9782251456164
Penser aux tableaux du XVIIIe siècle ou au mobilier de style Louis XV c'est imaginer un camaïeu de tons pastel où le bleu ciel le dispute au rose pâle et au vert céladon, y compris dans des contextes solennels où cette explosion de couleurs lascives semble aujourd'hui assez incongrue. Comment expliquer l'engouement de l'époque pour ces teintes audacieuses et leur utilisation dans de nombreux domaines ? Plus encore, en quoi le siècle des Lumières a-t-il été le témoin d'une révolution - dont nous sommes encore les héritiers - dans la façon de percevoirles couleurs ? Pour répondre à ces questions, Aurélia Gaillard procède à une relecture attentive des textes évoquant la couleur dans l'Antiquité, au Moyen Age et à la Renaissance. Elle restitue un ancien monde où les couleurs n'existaient que dans le cadre de corps de métiers sectorisés, revêtaient souvent une valeur symbolique, sans vocabulaire précis pour en caractériser les teintes et les nuances. C'est ensuite à la faveur de découvertes scientifiques et d'évolutions techniques que le XVIIIe siècle connaît une désectorisation des couleurs, un élargissement des gammes chromatiques, une conceptualisation des couleurs en tant que telles (avec leur mathématisation, racialisation, sexualisation), un enrichissement du vocabulaire pour les désigner et, surtout, assiste à leur omniprésence, de la peinture à la littérature, de la science à la mode. Bien plus qu'une simple parenthèse colorée vite refermée, le siècle des Lumières marque ainsi le passage à une ère nouvelle où la couleur devient un filtre à travers lequel on voit, on pense et on habite le monde. La couleur n'est plus d'abord un symbole ou un emblème, elle vaut désormais pour elle-même, pour sa fonction expressive et esthétique. Avec 84 illustrations couleurs.
Nombre de pages
325
Date de parution
13/09/2024
Poids
542g
Largeur
160mm
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EAN
9782251456164
Titre
L'invention de la couleur par les Lumières (de Newton à Goethe)
Auteur
Gaillard Aurélia
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
160
Poids
542
Date de parution
20240913
Nombre de pages
325,00 €
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La " statue " dont il est ici question comprend tous les simulacres du vivant à l'âge classique : automates, marionnettes, poupées, miniatures, " androïdes ", anatomies mouvantes, figures de terre, de cire ou de marbre, véritables statues ou statues représentées, idoles, statues oraculaires, têtes mobiles, statues vengeresses, du Commandeur, statues entières ou fragmentées, intactes ou pulvérisées - tout ce qui dessine l'univers fantasmatique du " corps de la statue ". Il s'agit donc d'ouvrir et d'investir un champ transversal de la connaissance, celui de la vivacité d'un imaginaire (l'imaginaire de la statue ou de la statue animée) en liaison avec un discours philosophique, esthétique - ou comment s'articulent (aussi en s'opposant ou en s'ignorant) une fantasmatique et une théorie. De fait, l'imaginaire archaïque de la statue se trouve prodigieusement réactualisé par un autre imaginaire, fort proche, à l'âge classique, celui du corps-machine tel que Descartes, d'abord, le définit et tel qu'il n'a cessé d'être reformulé au cours du XVIIIe siècle, d'où l'engouement extraordinaire pour la fiction de Pygmalion : de Descartes aux statues philosophiques de Deslandes, Condillac, Rousseau ou Diderot, se délimite un horizon de recherche où la statue devient à la fois un corps simulacre, un corps d'expérience, et un corps de fiction - un corps donné à la science et manipulé par des philosophes parfois amoureux.
Qu'est-ce que la fiction pour un penseur comme Montesquieu ? Un divertissement, un moyen de faire sentir ses idées, une métaphore ? Dans les Lettres persanes comme dans ses contes orientaux, l'auteur-philosophe explore les limites de la fiction. Qu'est-ce que la fiction pour un penseur comme Montesquieu ? Un divertissement, un moyen de faire sentir et éprouver des idées, une métaphore ? Beaucoup a été dit et écrit sur le roman des Lettres persanes, entre écrit journalistique, philosophique, littéraire, à la fois satire, fiction, allégorie et livre d'idées. Le présent volume réexamine, à l'occasion du tricentenaire de sa publication, en 1721, la part romanesque de cette oeuvre phare en la plaçant sous l'éclairage nouveau des autres fictions bien moins célèbres, contes orientaux et textes courts, narratifs ou non, et d'une réflexion sur le statut du fictif et de la fictionnalité chez l'auteur. Ce numéro interroge donc la relation, y compris à géométrie variable d'une édition à l'autre, qu'entretiennent les Lettres persanes avec la fiction - c'est-à-dire avec la fiction du roman dans son ensemble ou avec ses fictions insérées - mais aussi celle expérimentée par les deux contes principaux, Histoire véritable et Arsace et Isménie, sans exclure un parcours dans toute l'oeuvre, du Temple de Gnide aux Pensées. Autour des Lettres persanes, explore, y compris depuis ses marges, la pratique très originale d'une fiction conçue par un auteur-philosophe comme un laboratoire de tous les possibles.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
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