Nouvelle économie, nouveau mythe ? suivi de Que reste-t-il de la nouvelle économie ?
Gadrey Jean
FLAMMARION
7,20 €
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EAN :9782080800237
Nouvelle économie, nouvelle croissance, nouvelles technologies, nouveaux marchés, nouveaux emplois : ainsi, nous serions entrés dans un âge nouveau. Les mythes mobilisateurs fleurissent, mais la réflexion de fond sur les contours de cet âge et sur les risques sociaux qu'il comporte est inexistante. Jean Gadrey analyse ici les principales caractéristiques de ce modèle importé des Etats-Unis et les soumet à la critique. Il avance des "principes de prudence" permettant de prévenir les écueils dont ce modèle est porteur. Il souligne combien ce nouveau modèle ressemble furieusement à l'ancien (le libéralisme). Il montre que d'autres voies existent et que des choix sont possibles. L'action publique aurait alors d'autres missions que de susciter la confiance des investisseurs en se livrant à une surenchère d'avantages fiscaux et de mesures de réduction du coût du travail, laissant les réseaux de la technologie et de la finance décider de notre sort. Elle tiendrait les facteurs économiques et technologiques non pas pour des lois de la nature incontournables, mais pour des ressources mises au service du développement social et humain.
Nombre de pages
267
Date de parution
04/09/2001
Poids
200g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782080800237
Titre
Nouvelle économie, nouveau mythe ? suivi de Que reste-t-il de la nouvelle économie ?
Auteur
Gadrey Jean
Editeur
FLAMMARION
Largeur
108
Poids
200
Date de parution
20010904
Nombre de pages
267,00 €
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Nombre d'auteurs qui avaient encensé la nouvelle économie ont aujourd'hui tourné casaque et certains écrivent même le contraire de ce qu'ils s'efforçaient de démontrer il y a peu de temps encore. Ce n'est pas le cas de Jean Gadrey. La première édition de son ouvrage a été publiée à la fin de l'été 2000 et il mettait déjà en garde les défenseurs inconditionnels d'une révolution technologique et financière qui ne serait qu'une « bulle ». L'optimisme délirant qui régnait alors, avec des indices boursiers qui grimpaient à vue d'oeil, ne lui fit pas rencontrer grand écho. Aujourd'hui, changement de décor. La mise à jour de son ouvrage s'imposait. Et l'auteur sort du bois, reconnaissant lui-même qu'on l'invite plus volontiers à en parler : « Je deviens plus fréquentable », écrit--il. Il n'est pas enchanté pour autant d'avoir eu partiellement raison : « D'autres échecs, concernant d'autres grands symboles du mythe de la nouvelle économie vont vraisemblablement survenir en 2OO1, ce qui ne me réjouit nullement : une chose est la satisfaction de voir globalement confirmé un diagnostic, une autre est d'applaudir à des échecs personnels, à des licenciements et à des souffrances que l'on aurait pu en partie éviter. » Quant aux marchés financiers liés à la nouvelle économie, l'auteur se fait le chantre d'un « principe de prudence » et préconise une taxation régulée par des institutions internationales. --Gérard Négréanu--
Résumé : Les services représentent aujourd'hui entre 60 et 75 % de l'emploi et de la valeur ajoutée dans tous les pays, développés. Certains jugent que leur productivité est trop faible ou qu'elle ne progresse pas assez. D'autres, au contraire, pensent que le "productivisme" appliqué aux services détruit l'emploi nuit à la cohésion sociale. Mais si, au-delà de ces questions fort importantes, la notion même de productivité (tout comme celle, voisine; de croissance), telle qu'elle a été mise au point pour mesurer l'efficacité de la production dans la société industrielle "fordiste", perdait progressivement sa pertinence dans une économie "postfordiste", plus complexe? Sur la base d'études de cas menées dans plusieurs branches de services, et en s'appuyant par ailleurs sur une analyse comparée de la productivité des services aux Etats-Unis et en France, cet ouvrage montre que les performances économiques et sociales des services peuvent de moins en moins être, résumées par des indicateurs techniques "objectifs" de, productivité et de croissance "réelle"; ce qui ne veut pas dire qu'elles échappent à l'analyse : la rationalisation des services peut relever d'autres approches que celles qui se fondent sur la notion de productivité. Cet ouvrage est une contribution déterminante au débat public sur la signification actuelle de la croissance, de la productivité et de la rationalisation du travail.
La croissance : un remède à tous les maux ! Tel est le discours martelé par nos dirigeants depuis des décennies, qu?il s?agisse de réduire le chômage, de régler le problème des retraites, de résorber les inégalités ou de surmonter la crise écologique. Et si la croissance n?était pas la solution, mais le problème ? Elle est désormais un facteur de crise, une menace pour la planète et un obstacle au progrès. Faut-il pour autant nous résoudre à une austérité punitive ? Certes non, affirme Jean Gadrey, qui prône une société privilégiant le "mieux-être" et non le "plus-avoir". Une société qui doit, et peut, viser le plein-emploi ainsi qu?un haut niveau de protection sociale pour tous. C?est le chemin d?une autre prospérité qui est ici proposé, plus juste, moins violente et donc réellement durable.