Un vers du poète grec Archiloque : "Le renard sait beaucoup de choses, mais le hérisson sait une grande chose". Cet aphorisme, remis à l'honneur en 1951 par le philosophe britannique Isaiah Berlin dans un essai qui fit fureur, sert de point de départ à John Lewis Gaddis : menant une réflexion inédite sur la stratégie à travers toute l'histoire occidentale, le principal historien américain de la Guerre Froide réussit un tour de force. D'un côté : les hérissons, dont la rigueur n'a d'égale que l'obstination dont ils font preuve pour parvenir à leurs fins, en dépit de tous les obstacles. Ainsi par exemple de Napoléon pendant la campagne de Russie. De l'autre : les renards dont l'instinct est de s'adapter constamment à une situation toujours en train de changer. En dix chapitres, tous soigneusement documentés, et qui vont de la lutte entre Xerxès et Thémistocle au Ve siècle avant notre ère à celle de Roosevelt et de Staline, l'historien américain ne cesse d'approfondir une réflexion sur les raisons qui, au cours des siècles, permirent à certains stratèges - les renards - de l'emporter sur leurs adversaires. Nourrie par une connaissance aussi variée qu'étendue, animée par un sens de l'anecdote bienvenu, De la grande stratégie constitue une synthèse brillante de l'un des très grands historiens militaires et diplomatiques actuels.
Nombre de pages
360
Date de parution
08/10/2020
Poids
474g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782251451091
Titre
De la grande stratégie
Auteur
Gaddis John Lewis ; Jackson John E.
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
151
Poids
474
Date de parution
20201008
Nombre de pages
360,00 €
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Résumé : 1945. La guerre est finie. Un nouvel affrontement, d'une nature et d'une ampleur inédites, commence. George Orwell lui donnera un nom : la guerre froide. De 1947 à la chute du mur de Berlin (1989) puis de l'Union soviétique (1991), le monde va vivre sous cette menace. John Lewis Gaddis en livre une synthèse magistrale. Sur le fondement d'archives qui n'avaient jusqu'alors jamais été ouvertes, il fait revivre tous les épisodes majeurs de cette époque qui, plus que toute autre, a façonné la nôtre : blocus de Berlin, course aux armements nucléaires, guerre de Corée, crise de Suez, répression de l'insurrection hongroise, construction du mur de Berlin, crise de Cuba, écrasement du Printemps de Prague, crise des euromissiles... Gaddis décrypte, recueillant bon nombre de témoignages et fouillant les notes et Mémoires, la personnalité des acteurs : Churchill, Roosevelt, Staline, Truman, Brejnev, Nixon, Castro, Che Guevara, Kennedy, Reagan, Khrouchtchev, Jean-Paul II, Thatcher, Walesa, Bush, Gorbatchev... Gaddis raconte le comment et le pourquoi : pourquoi les Etats-Unis et l'Union soviétique se retrouvèrent dans une impasse mortelle ; comment nous sommes passés très près de l'apocalypse nucléaire ; ce que les dirigeants avaient à l'esprit, de Staline à Mao Zedong, de Reagan à Gorbatchev ; comment des agents secrets agirent dans l'ombre et comment des vacanciers d'Allemagne de l'Est firent tomber les premières pierres du mur de Berlin... C'est une histoire de situations de crise et de subterfuges, de négociations et de mensonges, de tyrans et de lutte pour le pouvoir - et d'hommes ordinaires qui changent le cours de l'Histoire.
Résumé : " Le meilleur enseignement sur la grande stratégie disponible en un seul volume. " The Wall Street Journal. En dix chapitres, tous soigneusement documentés, et qui vont de la lutte entre Xerxès et Thémistocle, au Ve siècle avant notre ère, à celle de Roosevelt et de Staline, le grand historien américain ne cesse d'approfondir une réflexion sur les véritables raisons qui, au cours des siècles, permirent à certains stratèges de l'emporter sur leurs adversaires, offrant en creux une histoire de la guerre et du leadership à travers les âges. Nourrie par une connaissance aussi variée qu'étendue, animée par un sens de l'anecdote bienvenu, De la grande stratégie constitue en résumé une synthèse brillante. " Gaddis possède un vrai talent pour raconter les batailles, son livre est brillant et il fait réfléchir. " Livres Hebdo " Une leçon passionnante sur la complexité de la décision politique et militaire. " L'Histoire " Le lecteur chancelle devant tant d'agilité. " Le Figaro Histoire
Ce roman cosmopolite est un répertoire de toutes les falsifications : faux tableaux, faux romans, fausses dédicaces, poèmes empruntés, fausses paternités, fausses monnaies, travestis, et même un faux Hemingway. Deux des personnages, seuls, sont de vrais artistes : Stanley le musicien et Wyatt chez qui l'art du faux est porté jusqu'au génie. Il ne copie pas, il recrée, il peint comme les grands peintres flamands jusqu'au jour où, las d'être méconnu, il veut se proclamer l'auteur de ces faux très admirés. Ce long roman, très riche, très touffu, écrit avec un art baroque, fait appel à toutes les cultures, toutes les littératures, toutes les mystiques, et mène le lecteur vers l'apothéose finale de la création authentique, celle qui détruit le créateur.
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).