Les colères du capitaine en congé libérable et autres récits
Gadda Carlo Emilio ; Rosso François ; Wahl Françoi
SEUIL
19,00 €
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EAN :9782021343953
Ces Colères du capitaine en congé libérable, rédigées entre 1920 et 1971, représentent trois époques distinctes, à partir de la première fiction en prose, "Promenade d'automne", où l'on est frappé déjà par le mélange de réalisme et d'émotion qui caractérise toute l'?uvre de Gadda. Viennent ensuite trois récits qui appartiennent à la constellation de La Connaissance de la douleur et sont autant de préparations ou variations autour du personnage de Pirobutirro, c'est-à-dire de l'autodérision rageuse de l'auteur. Là, on le voit s'embarquer dans des élucubrations irrésistibles, illustrées avant tout par les "colères" qui donnent son titre au recueil, "contre Sémiramis, la chasse d'eau, les cylindres zingués, l'architecte Gutierrez et le physicien Wollaston", ou dans des divagations exhilarantes, comme celles qui visent l'architecture de la Brianza. Les deux derniers textes sont contemporains de la rédaction de L'Affreuse Embrouille de via Merulana, et on y lira une histoire magistrale d'"escroquerie italienne". Carlo Emilio Gadda (Milan, 1893 ? Rome, 1973) est l'un des plus grands écrivains du XXe siècle. Comparé à Céline et à Joyce, ce révolutionnaire de la forme narrative et du langage obtint en 1963 le Prix international de littérature.
Nombre de pages
152
Date de parution
09/02/2017
Poids
226g
Largeur
146mm
Plus d'informations
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EAN
9782021343953
Titre
Les colères du capitaine en congé libérable et autres récits
ISBN
2021343952
Auteur
Gadda Carlo Emilio ; Rosso François ; Wahl Françoi
Editeur
SEUIL
Largeur
146
Poids
226
Date de parution
20170209
Nombre de pages
152,00 €
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Résumé : L'Italie sous le bistouri de Gadda : de ses écrivains - Manzoni, Montale, Palazeschi, Moravia - à ses peintres - Crivelli, De Chirico -, mais aussi à ses paysages, lombards surtout, brumeux et froids, saturés de culture et d'histoire. Tel est le thème que varient ces vingt-six écrits de Gadda, publiés entre 1927 et 1968, où la virtuosité stylistique le dispute, comme toujours, à la véhémence critique et au sens du grotesque. Objet unique de son ressentiment : l' "immortelle monolangue" qui pèse depuis des siècles sur l'idée de la littérature (italienne spécialement). A quoi Gadda oppose la superposition et le mélange des langues, une savante confusion, un vertige contrôlé, le chatoiement des vocables qui réfléchissent l'inépuisable diversité du réel.
Pour exorciser le mal dans son existence sous le régime, tout comme le choix de cet engagement, il lui était nécessaire de recréer et de représenter l'époque fasciste sous les aspects les plus obscènes et monstrueux... Le fascisme, et Mussolini en particulier, servent à indiquer non seulement une tragédie politique mais une incarnation grotesque de forces psychiques déchaînées... La représentation s'incarne dans une métaphore prolongée du stupre collectif : le Duce a perverti le rythme naturel du développement humain et de sa personne émanent des rayons d'énergie narcissique qui prouvent l'éternelle présence de la phase auto-érotique de sa psyché."
Dans ma vie d'"humilié et d'offensé" la narration m'est parfois apparue comme l'instrument qui m'aurait permis de rétablir "ma" vérité, "mon" mode de voir, c'est-à-dire : l'instrument de la revendication contre les outrages du destin et de ses projectiles humains ; l'instrument, dans l'absolu, du rachat et de la vengeance..." Dans ces pages d'essais, réunies en 1958, Gadda dévoile le jardin secret de son écriture : sa démarche littéraire, sa relation très particulière à la langue, ses réflexions sur la production romanesque, sa conception de l'Affreux pastis de la rue des Merles. Il y parle de poésie, surtout de celle de François Villon, de Charles Baudelaire et de G.G. Belli ; il y parle d'art romanesque, et en premier lieu d'Alberto Moravia et de Jean Genet ; il y parle un peu de peinture, et découvre en James Ensor une sorte d'alter ego. Gadda y traite aussi un de ses sujets favoris : la psychanalyse ; et il entreprend alors un étrange mea culpa en faisant l'examen sans concession de deux péchés capitaux - le narcissisme et l'égoïsme.
Lola est une enfant de 12 ans, tuée dans d'atroces circonstances le 14 octobre 2022. Placée en garde à vue, la principale suspecte, D. B., est mise en examen pour meurtre, précédé, accompagné ou suivi d'actes de tortures ou de barbaries, et pour viol. En quelques heures à peine, ce terrible fait-divers bouleverse l'opinion publique, faisant l'objet d'un emballement médiatique inédit. La cynique récupération politique qui s'ensuit entraîne la remise en question de grands principes démocratiques, avec notamment des appels à une justice expéditive et un rétablissement de la peine de mort. Ce livre, écrit par les avocats de D. B., première femme condamnée à la perpétuité incompressible, raconte de l'intérieur les contours de cette affaire hors norme, depuis ses premiers instants jusqu'à la plaidoirie finale, en passant par le récit d'une reconstitution exceptionnelle ou la description d'une Unité pour Malades Difficiles. A partir du point de vue trop peu entendu des avocats "du Mal., La Sinistre Comédie dépeint surtout une effroyable traversée des enfers, caractérisée par l'inquiétant basculement populiste des élites médiatiques et politiques dans leur rapport à la justice et au crime. "S'il faut savoir se taire dans le respect du Droit, il ne faut pas avoir peur de parler pour le défendre. C'est la raison de ce livre."