Ar-cha-ï-que. Voici un livre qui l'est assurément. Pensez donc : s'inquiéter de l'avenir des services publics et souhaiter les préserver des offensives systématiques qui les vident de leur substance et nient leur rôle social essentiel. Le tout, au moment où triomphe, partout dans le monde, la " marchandisation " de toutes les activités humaines ! Les éléments à charge n'ont pourtant jamais été aussi nombreux contre le mouvement de libéralisation des services publics. Or, il se poursuit inexorablement depuis bientôt vingt ans sous les impulsions conjuguées de la Commission européenne et des gouvernements européens, de droite, comme de gauche. Quels ont été ses bénéfices pour les citoyens ? Les promesses de baisses des prix, de plus grande efficacité et de meilleure qualité ont-elles été tenues ? Est-il opportun de poursuivre dans cette voie ? Ce livre montre que la privatisation des services publics est presque toujours synonyme d'échec financier et de régression sociale. En voulant installer le marché partout, des gouvernements de l'Union européenne combattent méthodiquement l'idée que et des biens et des services essentiels comme l'eau, l'énergie, les communications ou les transports doivent échapper à la logique du profit pour que chacun puisse y accéder. Et se comportent comme les fossoyeurs des services publics. L'Union européenne refuse d'effectuer un bilan sérieux de son " ?uvre ", alors qu'elle a contribué à restreindre les moyens d'engager une politique de réduction des inégalités. Il est urgent d'ouvrir le débat avant que ceux qui se sentent abandonnés de la collectivité se jettent encore plus nombreux dans les bras de l'extrême droite. En France, combien de 21 avril faudra-t-il pour que la classe politique se rende enfin compte que chaque fermeture de bureau de poste est une atteinte à la cohésion nationale ...
Nombre de pages
148
Date de parution
20/11/2003
Poids
276g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782749101804
Titre
Les fossoyeurs des services publics
Auteur
Gadault Thierry ; Nicolas Olivier
Editeur
CHERCHE MIDI
Largeur
156
Poids
276
Date de parution
20031120
Nombre de pages
148,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Areva. Derrière ces cinq lettres se cache un fleuron techno-industriel de la Ve République. Et un pouvoir économique et politique très convoité. Mais comment fonctionne réellement ce leader mondial de l'énergie nucléaire, longtemps incarné par Anne Lauvergeon? La patronne superstar, débarquée en 2011, ne nous avait assurément pas tout dit... Le journaliste Thierry Gadault a enquêté sur l'opacité toute française de cette firme, et ce qu'il a découvert tient du thriller. Il raconte par le menu comment Areva est devenu une puissance âprement disputée et comment ce pouvoira rendu fous tous les acteurs concernés : X-Mines, lobbies, concurrents internationaux, politiques et, bien sûr, l'Elysée d'hier et d'aujourd'hui. L'enquête, de confidences en révélations, de l'analyse industrielle de l'après-Fukushima à des faits politiques méconnus, nous révèle les coulisses d'une entreprise d'Etat qui nous concerne tous.
Thierry Gadault est journaliste dans la presse économique depuis une quinzaine d'années. Il a travaillé pour La Tribune, L'Expansion et le Nouvel Observateur.
Le marché de l'eau en France demeure opaque. Pour la plupart des habitants des plus grandes villes, la facture est souvent invisible, car noyée dans les charges collectives. Sait-on pourtant que le véritable prix du mètre cube d'eau en France est de 1,50 euro, quand le prix moyen payé par les abonnés en France est de 3,98 euro par m3 ? Petits arrangements, conflits d'intérêts, corruption... Au terme d'entretiens menés, entre autres, avec Marc Laimé, consultant indépendant spécialisé dans l'eau et l'assainissement, et Jean-Luc Touly, syndicaliste de Veolia et principal opposant à la gestion privée de l'eau, Thierry Gadault lève le voile sur les scandales soigneusement dissimulés en Ile-de-France, en Guadeloupe, en Avignon ou à Lourdes, où sociétés privées et élus locaux s'entendent au détriment des usagers. Une enquête édifiante sur une situation intolérable à l'heure où, avec le changement climatique et l'apparition de nouvelles pollutions chimiques, la gestion de l'eau devient cruciale.
De plus en plus gloutons ! Qu'est-ce qui pousse les dirigeants de nos grandes entreprises, déjà fortunés, à en vouloir toujours plus ? En 2016, Carlos Ghosn a touché 15,4 millions d'euros : une rémunération double car il est à la fois PDG de Renault et de Nissan. Olivier Brandicourt a été accueilli avec un bonus de 4 millions d'euros chez Sanofi où 600 postes ont été supprimés en France en cinq ans. Michel Combes a quitté Alcatel-Lucent avec 7,9 millions d'euros de primes ; sous son "règne", il y a eu 10 000 suppressions d'emplois. Salaires dopés aux actions gratuites, boni et retraites chapeau... : en période de réductions des coûts, de coupes dans les effectifs, de délocalisations, d'inflation quasi nulle, nombre de dirigeants reçoivent une rémunération deux cents fois supérieure à celle de leurs salariés. Et les protestations des actionnaires ou de l'AMF (Autorité des marchés financiers) n'y changent rien ! Cette enquête révèle le vrai salaire des patrons du CAC 40 et des membres de leur conseil d'administration, les comparant avec ceux des dirigeants allemands, suisses ou américains. Un plaidoyer pour plus d'équité et de transparence.
Un portrait vivant et enlevé de Pierre Desproges, homme empli de contradictions et si attachant, dont l'humour politiquement incorrect manque cruellement à notre époque.En 1976, Pierre Desproges (1939-1988) décide de claquer la porte du légendaire Petit Rapporteur pour se laisser aller à des circonlocutions langagières capables de percuter le sens commun. Et c'est ainsi que surgit, il y a exactement un demi-siècle, la figure de proue du politiquement incorrect. La satire de haut vol, le stand up et la grande littérature révèlent alors chez ce " fils " de Pierre Dac, d'Alexandre Vialatte et de Michel Audiard une incarnation aboutie de l'humour noir jubilatoire. Desproges, c'est notre mauvaise conscience qui s'encanaille. Étonnant, non ... Ce même artiste, devenu plus tard procureur au Tribunal des flagrants délires, invente une rhétorique radiophonique ravageuse en nous gratifiant de mots taillés comme des diamants pour écorcher les bienpensants. Avec, en prime, le sentiment aigu de posséder une bouille d'enfant pour s'attirer toutes les indulgences. D'une plume vive et sensible, Jean-Michel Djian nous croque ici, plus qu'un saltimbanque torturé, la figure libre et emblématique d'une génération pour qui la montée en puissance de la bêtise humaine et de l'absurdité du monde justifiait tous les excès de langage.
Si le chanteur est prolifique, l?homme est plutôt discret et taiseux par nature. Francis Cabrel est tout sauf un exhibitionniste. Excepté sur une scène, il n?aime guère être en pleine lumière. Cabrel par Cabrel constitue un document rare: l?auteur-compositeur-interprète de Je l?aime à mourir, de Saïd et Mohamed, de La Dame de Haute-Savoie et de dizaines d?autres succès, s?y livre sans se dissimuler. Il parle de tout, à c?ur ouvert: de son enfance, de sa vie de famille, des sports qu?il prise, des artistes qui l?ont influencé, de ses goûts musicaux et littéraires, de la façon dont il écrit et compose, de son rapport à la politique et à l?argent, de ses enthousiasmes, de ses colères? Et même de sa vie « après la chanson »! Sous les confidences perce toute l?humanité de Francis Cabrel: sa sincérité et son humour. Et sous la simplicité du ton se révèle toute la richesse d?un artiste métissé et universel: « Je suis, dit-il, un immigré italien vivant en Occitanie, chantant en français des chansons américaines. »
Alain Chamfort, pour la première fois, se retourne sur son passé, ses aventures -musicales etamoureuses, ses rencontres (Claude François, Serge Gainsbourg, Véronique Sanson, Jane Birkin?),et fait le bilan d'un parcours, pointe ses blessures secrètes, ses regrets. En quelque sorte, il se met à nu dans une anti-biographie élégante où il sonde d'abord ses passions.
La joie de vivre d'Henri Salvador n'était pas qu'un ouragan d'éclats de rires! C'était aussi une gouaille, une lucidité sur la vie, la mort, et l'amour des mots, de la chanson, de l'être humain, des femmes et de demain! Un sentimental, pudique et solaire insufflant son légendaire optimisme. A travers ses pensées et répliques, nous découvrons un homme sensible doublé d'un éternel enfant farceur avec ses peines, ses peurs, son bonheur de vivre et de rire de tout et malgré tout. Des amis témoignent de sa fidélité, de sa générosité, de son amour pour la musique et la chanson françaises, de son humour potache et de sa simplicité de fantaisiste crooner. Il tisse ainsi au fil des mots le portrait d'un homme libre pour vivre toutes ses passions.