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LA REIFICATION
GABEL JOSEPH
ALLIA
6,20 €
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EAN :9782844853233
Dans ce court essai, Joseph Gabel, philosophe et sociologue d origine hongroise, se propose d intégrer un concept clé de la pensée marxiste, la réification, à l analyse psychopathologique d une forme de schizophrénie. L application du concept de réification, issu de la philosophie politique, au domaine de la psychiatrie, apparaît comme une tentative de l auteur visant à jeter des ponts entre des disciplines distinctes. Par son élaboration d analogies fécondes, Jospeh Gabel espère parvenir à l élargissement des champs de recherche respectifs de chacune des disciplines auxquelles il fait appel. Dans un système d économie capitaliste, la réification désigne le processus de rationalisation à outrance qui tend à pétrifier le fonctionnement de l ensemble de la société. L homme de l univers réifié appartient à un monde déshumanisé, qui tend à réduire l aspect qualitatif de la vie à une chose composée d éléments quantifiables. La conscience réifiée ressemble ainsi, en de nombreux points, à celle du patient souffrant de schizophrénie, dans la mesure où elle établit un rapport d étrangeté radicale à l idée de mouvement, et plus largement à celle d Histoire. Les différents résumés d observations de schizophrènes que joint Joseph Gabel à son essai s avèrent d ailleurs édifiants. Incapable d envisager la multiplicité des facettes d un objet ou faisant preuve d un détachement complet à l égard des questions morales, le schizophrène apparaît donc comme un individu souffrant de symptômes analogues à ceux que le processus de réification étend à l ensemble de la société moderne. En se fondant sur les acquis de la pensée marxiste qu il confronte à de nouveaux objets d études, Joseph Gabel parvient à ouvrir de nouvelles perspectives d analyses, qui trouveront des applications tant dans l étude de nouvelles formes de schizophrénie que dans la psychologie sociale.
Date de parution
21/08/2009
Poids
69g
Largeur
100mm
Plus d'informations
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EAN
9782844853233
Titre
LA REIFICATION
Auteur
GABEL JOSEPH
Editeur
ALLIA
Largeur
100
Poids
69
Date de parution
20090821
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Joseph Gabel étudie dans cet essai la signification psychopathologique du mensonge. Il définit la maladie mentale par quatre traits essentiels esseulement, perte de liberté, absence de rencontre et de valeurs dont il montre qu ils sont également caractéristiques du menteur; pour conclure que la recherche de la vérité n est pas une activité de luxe, mais une dimension essentielle de notre santé et de notre humanité.
Dans Le Mariage du Ciel et de l'Enfer, recueil de poésies en prose publié en 1790, William Blake exprime sa méfiance vis-à-vis de la conception religieuse manichéenne de la vie. En Enfer, la sagesse des démons triomphe sur celle des anges. L'Ame et le Corps ne sont pas deux entités distinctes. Le poète proclame au contraire l'unité humaine, et un nouvel ordre moral dans lequel le vice et la vertu ne feraient qu'un. Mêlant prose et poésie, humour et cynisme, il en vient à écrire une véritable apologie du Mal, à l'encontre des opinions de son époque qui encensait la Raison. Moderne tant par ses idées que par son style hybride, William Blake se détache ici des conceptions religieuses pour proclamer une vision novatrice de la vie, pleine de lucidité.
Des plaines, des villes, des nuits, des îles... Demande à la brûlure est une errance peuplée de visions, de routes et de fantômes. Comme un carnet de voyage dans un monde flottant, les poèmes deviennent parfois des aphorismes, des fragments. "Le corps, amené à mourir / Un piège pour le désir" : comment lui échapper ? Comment se protéger de cette absence dont le souffle irradie la mémoire ? En se détachant du présent, au risque de se perdre en soi-même. En contemplant à travers de fragiles souvenirs le mouvement incessant du monde, les paysages dessinés par la mer et la fumée, un "soleil s'écroulant dans ma bouche". Et en rêvant le jour pour traverser les nuits, quand la puissance des images invoque et conjure des ombres voluptueuses. "L'obscurité s'accouple au vent / Pour me tenir ici".
Je me demande si je l'aime et je suis forcé de répondre : Non, je lui reproche de m'avoir châtré, c'est vraiment peu de chose, mais enfin... Et puis elle m'a mis au monde et je fais profession de haïr le monde. " Dans une langue à la beauté froide, Albert Caraco évoque la mort de sa mère. Vivant à l'écart de ses contemporains, celui dont la "vie entière est une école de la mort" préfère aux illusions de l'amour et de la procréation une "sainte indifférence". Quelques éclairs percent pourtant à travers ce texte aussi cruel que lucide. Les souvenirs heureux qui subsistent, le portrait pudique de la mère, le récit déchirant de son agonie. Dans cette méditation sur l'anéantissement, Caraco livre sa vision obsédante des mères et des fils, des femmes et des hommes, et de leur impossible rencontre.