« Le marxisme se meurt, le marxisme est mort ». On entend les sanglots des pleureuses et les Bossuet de l'Intelligentsia se penchent sur le canevas de leurs oraisons funèbres. Après une existence triomphale de plus d'un siècle, le marxisme aborde l'âge des déceptions et des reniements. La « tragédie du marxisme » rappelle celle du Père Goriot et du Roi Lear ; il est renié par ses enfants. Or si le marxisme est peut-être moribond, la dialectique se porte, en revanche, comme un charme ; elle reste (Sartre l'a bien vu) l'instrument incontournable de toute démystification idéologique. Ce n'est certes pas sans bonne raison que le stalinisme avait la dialectique en horreur. Le but des études réunies dans ce volume est de contribuer à la sauvegarde de ce chargement précieux qui surnage, non sans difficulté, après le terrible naufrage du marxisme politique et économique. Elles visent aussi à « faire descendre la dialectique de l'éther philosophique où elle séjourne habituellement, sur la terre des hommes... » (J. d'Hondt)
Nombre de pages
160
Date de parution
01/04/1990
Poids
216g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782865632671
Titre
Etudes dialectiques
Auteur
Gabel Joseph
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
135
Poids
216
Date de parution
19900401
Nombre de pages
160,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dans ce court essai, Joseph Gabel, philosophe et sociologue d origine hongroise, se propose d intégrer un concept clé de la pensée marxiste, la réification, à l analyse psychopathologique d une forme de schizophrénie. L application du concept de réification, issu de la philosophie politique, au domaine de la psychiatrie, apparaît comme une tentative de l auteur visant à jeter des ponts entre des disciplines distinctes. Par son élaboration d analogies fécondes, Jospeh Gabel espère parvenir à l élargissement des champs de recherche respectifs de chacune des disciplines auxquelles il fait appel. Dans un système d économie capitaliste, la réification désigne le processus de rationalisation à outrance qui tend à pétrifier le fonctionnement de l ensemble de la société. L homme de l univers réifié appartient à un monde déshumanisé, qui tend à réduire l aspect qualitatif de la vie à une chose composée d éléments quantifiables. La conscience réifiée ressemble ainsi, en de nombreux points, à celle du patient souffrant de schizophrénie, dans la mesure où elle établit un rapport d étrangeté radicale à l idée de mouvement, et plus largement à celle d Histoire. Les différents résumés d observations de schizophrènes que joint Joseph Gabel à son essai s avèrent d ailleurs édifiants. Incapable d envisager la multiplicité des facettes d un objet ou faisant preuve d un détachement complet à l égard des questions morales, le schizophrène apparaît donc comme un individu souffrant de symptômes analogues à ceux que le processus de réification étend à l ensemble de la société moderne. En se fondant sur les acquis de la pensée marxiste qu il confronte à de nouveaux objets d études, Joseph Gabel parvient à ouvrir de nouvelles perspectives d analyses, qui trouveront des applications tant dans l étude de nouvelles formes de schizophrénie que dans la psychologie sociale.
Joseph Gabel étudie dans cet essai la signification psychopathologique du mensonge. Il définit la maladie mentale par quatre traits essentiels esseulement, perte de liberté, absence de rencontre et de valeurs dont il montre qu ils sont également caractéristiques du menteur; pour conclure que la recherche de la vérité n est pas une activité de luxe, mais une dimension essentielle de notre santé et de notre humanité.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.