L'héritage politique de la psychanalyse. Pour une clinique du réel
Gabarron-Garcia Florent
AMSTERDAM
13,00 €
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EAN :9782354803100
En limitant l'inconscient au refoulé et le refoulé à l'Oedipe, la psychanalyse est pour une large part devenue une école de la résignation qui renforce l'ordre social. Cette mue conservatrice, qui l'a conduite à se replier exclusivement sur les maux privés des individus et à arraisonner le malaise contemporain, n'avait cependant rien d'inéluctable. Elle n'a rien non plus de définitif. La psychanalyse peut redevenir un vecteur d'émancipation, à condition d'être recentrée sur le réel - c'est-à-dire sur les rapports entre jouissance et politique. Restituant les débats passionnants qui, de Deleuze et Guattari au dernier Lacan, ont contribué à cette opération de recentrage, Florent Gabarron-Garcia propose dans cet ouvrage une critique en règle du psychanalysme, cette orthodoxie qui aboutit inéluctablement à une pathologisation tant de la folie que du discours critique. Il montre au contraire comment une attention soutenue au lien inextricable qui unit les histoires des personnes et la grande Histoire peut rendre à la clinique sa portée subversive, et transformer le sentiment de fatalité en désir de révolution.
Nombre de pages
340
Date de parution
14/02/2025
Poids
194g
Largeur
117mm
Plus d'informations
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EAN
9782354803100
Titre
L'héritage politique de la psychanalyse. Pour une clinique du réel
Auteur
Gabarron-Garcia Florent
Editeur
AMSTERDAM
Largeur
117
Poids
194
Date de parution
20250214
Nombre de pages
340,00 €
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La psychanalyse semble aujourd'hui e?tre passe?e corps et biens dans le camp de la re?action. Outre les sorties me?diatiques contre les bandes de jeunes qui ne reconnaissent plus d'autorite?, le " fe?minisme diffe?renciateur " ou encore une " e?pide?mie de transgenres ", c'est l'histoire re?volutionnaire qui est de?nigre?e : mai 1968, qualifie? de " re?gression annale ", et la Re?volution franc?aise re?duite a? une simple affaire oedipienne. Contre cette entreprise de re?ification, qui touche la discipline psychanalytique elle- me?me, ce livre entend redonner leur place aux acteurs et actrices de l'histoire populaire de la psychanalyse qui ont soutenu et accompagne? les mouvements re?volutionnaires de leur temps en cherchant a? mettre la clinique au coeur de la cite?. On y de?couvre un Freud enthousiaste a? l'annonce de la re?volution de 1917, qui encourage les expe?riences mene?es par Vera Schmidt et d'autres dans la Russie bolchevique. On suit la trajectoire de Marie Langer, de la Vienne rouge a? l'Argentine, qui tente de concilier son engage- ment fe?ministe et marxiste avec sa pratique analytique et les contraintes de l'exil... Et celle de Franc?ois Tosquelles, de la guerre d'Espagne a? l'ho?pital de Saint-Alban ou? sa rencontre avec Jean Oury symbolise celle de deux ge?ne?rations : les analystes des anne?es 1920-30 et ceux des anne?es 1960 qui, en France, se retrouvent au sein de la clinique de La Borde.
Résumé : Dépolitisée, la psychanalyse rouille aujourd'hui dans la boîte aux outils de la normalisation contemporaine, patauge dans le marécage du conformisme généralisé. Il n'en a pas toujours été ainsi. S'appuyant sur une historiographie minutieuse, une lecture croisée de Deleuze, Guattari et Lacan et un matériel clinique foisonnant, Florent Gabarron-Garcia restitue à la pensée et à la pratique psychanalytique toute sa vitalité. Le primat oedipien abandonné, c'est avec l'inconscient réel qu'il s'agit désormais de cheminer : un inconscient traversé par les aléas de nos histoires singulières et de la grande Histoire et capable de subversions à l'encontre du règne du spectacle et de la marchandise.
Entreprises, gouvernements et médias s'emploient depuis plusieurs années à vendre un "rêve technologique" : la révolution numérique, progrès aussi inéluctable qu'indispensable. La refuser serait passer à côté de l'histoire. Ainsi cherchent-ils à rendre l'intelligence artificielle acceptable par le grand public, en prenant soin d'occulter ses effets délétères. Dans un précieux exercice de démystification, J. S. Carbonell montre que ces discours apologétiques servent d'abord les intérêts du patronat. Au lieu de se demander si elle va tout changer, et même si elle va remplacer les travailleurs humains, il faut la replacer dans l'histoire longue des transformations de l'organisation du travail. Car, bien que l'IA présente des enjeux spécifiques, c'est aussi une technologie comme une autre. De ce point de vue, son utilisation représente une intensification de la logique tayloriste née voici plus d'un siècle dans les usines d'Henry Ford : le travail est décomposé en une série de tâches, la conception séparée de l'exécution. Le déploiement d'un management algorithmique (l'organisation du travail et la gestion du personnel par des algorithmes) a pour but principal de renforcer le contrôle et la surveillance de la main-d'oeuvre. Voilà à quoi ce livre se veut une invitation à résister.
L'ouvrage entend mettre en lumière les défis réels - et non fantasmés - auxquels est confrontée la gauche dans son rapport aux classes populaires aujourd'hui, montrant par là même qu'il n'y a rien d'irrémédiable aux difficultés présentées. La fragmentation des classes populaires n'est pas indépassable, à condition de ne pas partir d'une vision réductrice ou passéiste de ces milieux, mais plutôt de leur réalité matérielle et de l'actualité observée de leurs aspirations et mobilisations.
Sellier Geneviève ; Chollet Mona ; Lacurie Occitan
Au tournant des années 1960, la Nouvelle Vague inaugure une nouvelle façon de faire du cinéma : libération de la mise en scène, réalisme des dialogues, attention portée au montage... Ce mouvement se distingue en outre par sa critique politique de la société de consommation et des normes morales bourgeoises. La critique a toutefois une limite, et de taille : elle évacue presque complètement les aspirations des femmes, nouvelles actrices de la culture de masse. Les créateurs sont majoritairement des figures masculines, et les représentations qu'ils véhiculent empreintes de stéréotypes, quand elles ne tendent pas à invisibiliser les femmes ou, pire, à associer leur émancipation à une régression politique. C'est donc avec une vision monolithique et glorifiante de la Nouvelle Vague que Geneviève Sellier nous invite à rompre. Décentrant la figure de l'auteur, articulant l'analyse des films avec leur contexte de production et de réception, elle nous raconte les transformations des rapports de sexe, et la lutte toujours en cours des femmes pour asseoir leur légitimité en tant que créatrices à part entière.