La santé mentale en actes. De la clinique au politique
Furtos Jean ; Laval Christian ; Queyranne Jean-Jac
ERES
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EAN :9782749205250
Les auteurs de cet ouvrage témoignent d'une préoccupation collective de santé mentale qui s'exprime sur des scènes hétérogènes, par des pratiques concrètes: la santé mentale en actes. Les scènes d'observation sont multiples et internationales: constellations familiales, travail et précarité, intervention humanitaire, politique de la Ville..., les malades mentaux faisant partie, avec d'autres, de ce contexte collectif des subjectivités blessées. Une telle clinique est questionnée à partir de deux options contemporaines lourdes quant à leurs effets psychiques, celle de l'individu accompli comme valeur sociale et celle de la spirale de l'économisme comme nouvel ordre du monde, qui produit une précarité non réductible à la pauvreté. Dans cette perspective, peut-on concevoir une santé mentale "suffisamment bonne" qui consisterait en la capacité, pour un individu, de vivre et de souffrirdans un environnement donné et transformable, sans destructivité mais non sans révolte? Cette capacité de vivre et de souffrir implique que les souffrances aient droit de cité sans être considérées comme une maladie, même si certaines peuvent empêcher de vivre. Nous voici bien éloignés de la définition utopique de 1946 produite par l'OMS, dans l'enthousiasme de l'immédiat après-guerre: promouvoir un bien-être total bio-psycho-social.Dans cette nouvelle configuration, la préoccupation de santé mentale ouvre un espace de discussion entre clinique et politique, dont les enjeux multiples interrogent les réponses collectives aux nouvelles formes d'injustice sociale. En présentant le développement des idées et des mentalités autour des pratiques de santé mentale et à partir des champs de la clinique, de la psychanalyse, de l'économie, de la philosophie, de la sociologie, de lamédecine du travail, de l'anthropologie..., cet ouvrage tisse une toile complexe, bien loin des perfections utopiques. Biographie de l'auteur Jean Furtos, psychiatre, directeur scientifique de l'ONSMP-ORSPERE, Bron.Christian Laval, sociologue, ONSMP-ORSPERE, Bron.
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Nombre de pages
357
Date de parution
02/12/2005
Poids
501g
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EAN
9782749205250
Titre
La santé mentale en actes. De la clinique au politique
Auteur
Furtos Jean ; Laval Christian ; Queyranne Jean-Jac
Editeur
ERES
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Date de parution
20051202
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357,00 €
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Tout sujet humain plongé dans un environnement excluant est susceptible, pour se protéger de cette souffrance, de développer un syndrome d'auto-exclusion: une sorte de grève de la subjectivité avec soi-même et avec autrui, qui arrête le mouvement du temps dans une forme de disparition du sujet. Le conflit entre les droits de l'homme et les flux abstraits d'argent, de marchandises et d'individus, en attente d'une régulation nouvelle des grands groupes humains, est affirmé comme le déterminant majeur de l'auto-exclusion, qui touche non seulement les plus démunis, mais aussi ceux qui semblent avoir "tout pour être heureux": en effet, la précarité ici définie se différencie radicalement de la pauvreté, qu'elle peut à l'évidence accompagner et produire. La précarité, dans sa forme actuelle, est la misère des pays riches, exportable dans le monde entier.
La pandémie à la Covid-19 n'est certes pas un fantasme. Mais comment comprendre qu'elle suscite une peur folle, en grande partie coupée de sa dangerosité réelle, et qui relève, en réalité, d'une contagiosité psychosociale aux effets mortifères ? Cette contagiosité est une conséquence de la mondialisation, qui produit une mauvaise précarité associée à une triple perte de confiance en soi, en l'autre et dans le temps long. Dans ce contexte, l'ultime "objet" à perdre, pour le sujet humain, est son corps biologique chosifié, sans qualité psychique, sociale ni spirituelle, dans le contexte d'un biopouvoir qui réduit précisément le sujet à sa vie nue, otage de l'hygiène et de la médecine. L'état d'exception permanent, ou urgence sanitaire, peut rendre les humains fous d'angoisse et les remplir d'incertitude quant à la fiabilité des liens sociaux. Sapant les assises symboliques des cultures et des personnes, les excès du biopouvoir affectent la notion même d'avenir et de projets porteurs de sens. En tout cela, ils sont antagonistes aux droits de l'homme. Un seul antidote serait véritablement efficace : le retour à une bonne précarité, à la conscience du fait que l'on ne peut absolument pas vivre sans l'aide d'autrui.
Tout sujet humain plongé dans un environnement excluant est susceptible, pour se protéger de cette souffrance, de développer un syndrome d'auto-exclusion : une sorte de grève de la subjectivité avec soi-même et avec autrui, qui arrête le mouvement du temps dans une forme de disparition du sujet. Le conflit entre les droits de l'homme et les flux abstraits d'argent, de marchandises et d'individus, en attente d'une régulation nouvelle des grands groupes humains, est affirmé comme le déterminant majeur de l'auto-exclusion, qui touche non seulement les plus démunis, mais aussi ceux qui semblent avoir "tout pour être heureux" : en effet, la précarité ici définie se différencie radicalement de la pauvreté, qu'elle peut à l'évidence accompagner et produire. La précarité, dans sa forme actuelle, est la misère des pays riches, exportable dans le monde entier.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
La thérapie familiale présente plus de risques de ruptures d’alliance que la thérapie individuelle. Fort de son expérience, l’auteur nous invite à créer et à consolider l’alliance thérapeutique sur base du confort du thérapeute. Cette manière originale de procéder permet l’émergence des compétences et des ressources de la famille, souvent enfouies sous les problèmes apparents ! Un livre bienveillant et incontournable en matière de thérapie familiale et systémique !
Longtemps exclue du champ de la psychanalyse, l'analyse de groupe s'est développée auprès des familles, des couples, des enfants, des institutions, dans les champs médicaux, médico-sociaux et sociaux, les espaces interculturels, en produisant de nombreux concepts permettant de mieux saisir la complexité de la réalité psychique et de la vie psychique groupale. A destination des étudiants et des cliniciens, ce vocabulaire en rassemble 96 reconnus comme utiles à la pratique psychanalytique groupale. Chacune des contributions est rédigée par un spécialiste européen, enseignant/chercheur et/ou clinicien utilisant la notion choisie dans sa pratique ou ayant contribué à la développer ou à l'enrichir dans ses propres travaux. A partir d'une définition synthétique, chaque entrée est complétée par un point historique, les débats qu'elle suscite et l'intérêt clinique qu'elle comporte. Représentant un ensemble de courants, d'écoles et d'orientations françaises et étrangères, ce vocabulaire, qui allie clarté, rigueur scientifique et historique, a pour vocation de mieux faire connaître la richesse et la complexité de l'approche psychanalytique des groupes, des familles et des institutions.
Comment se libérer des schémas familiaux qui nous entravent ? Comment sortir des cycles répétitifs qui façonnent nos relations depuis l'enfance et nous font souffrir ? Les difficultés au sein de notre couple, avec nos enfants, avec notre famille peuvent nous décider à consulter un psychothérapeute. Comment se déroule alors une psychothérapie familiale ? En quoi consiste le travail du thérapeute ? A travers des fragments de vie et de thérapies familiales systémiques, les auteurs nous plongent dans la pratique de Chloé, pédopsychiatre et psychothérapeute, experte pour aider ses patients à sortir des sentiers battus devenus, avec le temps, des ornières. Au fil des séances, nous la voyons oeuvrer avec finesse et humanité, sans jamais imposer son savoir. Son approche, directe et sensible, centrée sur les relations au sein de la famille - traditionnelle, recomposée, homoparentale, monoparentale... -,vient interroger les liens du quotidien. En prenant ses patients au pied de la lettre, elle les incite à ouvrir un espace de créativité propice au changement. Le récit de chaque consultation s'accompagne d'éclairages théoriques qui explicitent les mécanismes relationnels à l'oeuvre et donnent des repères utiles pour s'extraire des répétitions toxiques et inventer de nouvelles façons d'être en lien avec soi et les autres.