Pandémie et biopouvoir. La nouvelle précarité contemporaine
Furtos Jean
ULM
12,00 €
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EAN :9782728807413
La pandémie à la Covid-19 n'est certes pas un fantasme. Mais comment comprendre qu'elle suscite une peur folle, en grande partie coupée de sa dangerosité réelle, et qui relève, en réalité, d'une contagiosité psychosociale aux effets mortifères ? Cette contagiosité est une conséquence de la mondialisation, qui produit une mauvaise précarité associée à une triple perte de confiance en soi, en l'autre et dans le temps long. Dans ce contexte, l'ultime "objet" à perdre, pour le sujet humain, est son corps biologique chosifié, sans qualité psychique, sociale ni spirituelle, dans le contexte d'un biopouvoir qui réduit précisément le sujet à sa vie nue, otage de l'hygiène et de la médecine. L'état d'exception permanent, ou urgence sanitaire, peut rendre les humains fous d'angoisse et les remplir d'incertitude quant à la fiabilité des liens sociaux. Sapant les assises symboliques des cultures et des personnes, les excès du biopouvoir affectent la notion même d'avenir et de projets porteurs de sens. En tout cela, ils sont antagonistes aux droits de l'homme. Un seul antidote serait véritablement efficace : le retour à une bonne précarité, à la conscience du fait que l'on ne peut absolument pas vivre sans l'aide d'autrui.
Nombre de pages
101
Date de parution
06/05/2021
Poids
170g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782728807413
Titre
Pandémie et biopouvoir. La nouvelle précarité contemporaine
Auteur
Furtos Jean
Editeur
ULM
Largeur
150
Poids
170
Date de parution
20210506
Nombre de pages
101,00 €
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Tout sujet humain plongé dans un environnement excluant est susceptible, pour se protéger de cette souffrance, de développer un syndrome d'auto-exclusion: une sorte de grève de la subjectivité avec soi-même et avec autrui, qui arrête le mouvement du temps dans une forme de disparition du sujet. Le conflit entre les droits de l'homme et les flux abstraits d'argent, de marchandises et d'individus, en attente d'une régulation nouvelle des grands groupes humains, est affirmé comme le déterminant majeur de l'auto-exclusion, qui touche non seulement les plus démunis, mais aussi ceux qui semblent avoir "tout pour être heureux": en effet, la précarité ici définie se différencie radicalement de la pauvreté, qu'elle peut à l'évidence accompagner et produire. La précarité, dans sa forme actuelle, est la misère des pays riches, exportable dans le monde entier.
Tout sujet humain plongé dans un environnement excluant est susceptible, pour se protéger de cette souffrance, de développer un syndrome d'auto-exclusion : une sorte de grève de la subjectivité avec soi-même et avec autrui, qui arrête le mouvement du temps dans une forme de disparition du sujet. Le conflit entre les droits de l'homme et les flux abstraits d'argent, de marchandises et d'individus, en attente d'une régulation nouvelle des grands groupes humains, est affirmé comme le déterminant majeur de l'auto-exclusion, qui touche non seulement les plus démunis, mais aussi ceux qui semblent avoir "tout pour être heureux" : en effet, la précarité ici définie se différencie radicalement de la pauvreté, qu'elle peut à l'évidence accompagner et produire. La précarité, dans sa forme actuelle, est la misère des pays riches, exportable dans le monde entier.
L'objectif de cet ouvrage est d'abord d'apporter un éclairage novateur sur la notion de précarité et ses implications psychopathologiques, avec pour souci constant la prise en compte du contexte social, économique et anthropologique. Il s'agit de proposer une conception élargie des pratiques de santé mentale, qui ne peuvent pas être réduites à une bonne pratique de la psychiatrie, mais qui s'ouvrent à la clinique psychosociale où de nombreux partenaires (médecins et soignants, psychologues, travailleurs sociaux) interagissent avec la psychiatrie, au sein d'un champ où le coeur des métiers est à la fois préservé et sensiblement modifié. Il est ici question des plus démunis sur le plan économique, comme des plus vulnérables - nouveau-nés, enfants, adolescents, demandeurs d'asile - cependant, toute précarité pathogène n'appartient pas nécessairement à la marge de la société. L'ouvrage est le reflet d'une réflexion pluridisciplinaire, enrichie de la comparaison avec d'autres cultures. Les contributions font état de réflexions et de pratiques en pays francophones, mais les orientations des pays anglo-saxons sont aussi abordées. Enfin, une large place est faite aux dispositifs mis en place et notamment aux Equipes mobiles psychiatrie-précarité (EMPP). Ce livre s'adresse aux psychiatres, pédopsychiatres, psychologues, psychanalystes, mais aussi aux médecins libéraux et hospitaliers d'autres spécialités, ainsi qu'aux praticiens paramédicaux et intervenants sociaux intéressés par les cliniques de la précarité. II peut être utile aux élu(e)s locaux et décideurs politiques ainsi qu'aux praticiens et chercheurs des sciences humaines. Biographie de l'auteur Jean Furtos est psychiatre des hôpitaux, chef de service au Centre hospitalier le Vinatier (Bron-Lyon) et directeur scientifique de l'ORSPERE-ONSMP.
Entre juin 1933 et octobre 1936, Hayashi rédige à la première personne les huit récits réunis dans Jeune printemps. Déjà célèbre, elle revient d'un voyage solitaire en Europe, expérience marquante qui nourrit son écriture, et peine à se reconnaître dans le miroir que lui tend désormais la société. Quelle voie suivre ? Comment écrire ? Ces pages toujours promptes à affronter le réel oscillent entre évocation du présent immédiat et réminiscences d'une jeunesse difficile, mêlant éléments autobiographiques et fictionnels. Témoignage d'une période de crise existentielle et artistique mais aussi d'intense créativité, elles dressent le portrait d'une écrivaine moderne dans le Tôkyô des années 1930, à la veille des bouleversements de l'histoire.
Adorno Theodor W. ; Ricard Marie-Andrée ; Chapouto
Dans la dernière décennie de sa vie, Theodor W. Adorno (1903-1969) revient de manière incisive sur le thème de la personnalité autoritaire développé dès les années 1940 à propos du potentiel fasciste ou, autrement dit, antidémocratique présent dans la société nord-américaine. Ici, en écho à la vague d'actes antisémites perpétrés par de jeunes partisans de l'extrême droite allemande à l'hiver 1959-1960, il essaie de rendre compte de la persistance, en Allemagne, de préjugés "pathiques" à l'endroit d'autres groupes et de la tendance nationaliste agressive qui va de pair. Pour ce faire, il interroge la "psycho¬logie" des personnalités attachées à l'autorité, comme il préfère désormais les appeler. Si la réflexion d'Adorno sur ces problèmes suscite de nouveau notre attention, c'est évidemment en raison de leur regain d'actualité et du besoin de contrer la menace grandissante qu'ils recèlent pour toute l'humanité.