Que nous mangions debout dans la rue ou à table avec des convives, nous avons recours à des codes et des références variés, qui constituent une véritable grammaire du monde. Car la ronde des plats et des boissons, la palette des saveurs et des textures résultent d'une longue histoire: conquêtes coloniales, guerres, migrations ont brassé les goûts et ouvert chaque mangeur à l'Autre. En même temps, nos manières de manger changent, car le temps disponible manque, l'éloignement du domicile nous contraint à d'autres expériences. Et surtout, une certaine forme de banalisation fait craindre la disparition de "traditions" qui n'ont jamais paru si nécessaires. La globalisation du monde à travers les mets et la gastronomie est analysée avec précision pour le lecteur curieux et gourmand. Un cahier supplémentaire "Cultures alimentaires et mondialisation" enrichit l'atlas. Il décrypte origine et authenticité des grandes cuisines du monde, de l'Amérique à l'Asie en passant par l'Europe et le Moyen-Orient, sans oublier les délices de la Méditerranée. Plus de 100 cartes et infographies créées pour l'Atlas mondial des cuisines et gastronomies font de cet ouvrage une véritable géographie gourmande.
Nombre de pages
79
Date de parution
03/10/2009
Poids
248g
Largeur
171mm
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EAN
9782746713185
Titre
Atlas mondial des cuisines et gastronomies. Supplément Cultures alimentaires et mondialisation
Proclamé partout comme le principal repas de la journée pour une bonne santé, le petit-déjeuner est quasiment absent en Italie. Une anomalie ? Non. Mais les Italiens ne suivent pas les conseils des nutritionnistes. Et s'ils avaient raison ? L'étude géographique de ce repas matinal en Europe éclaire d'un jour nouveau ce petit-déjeuner qui n'est peut-être pas aussi essentiel qu'on le dit. Les médecins signalent, en effet, un pic de cortisol le matin au lever qui prépare nos corps aux tâches de la journée sans que nous ayons besoin de manger. Contrairement aux Allemands et aux Français, les Italiens aujourd'hui, comme les humains hier avant "l'invention" du breakfast par les Anglais et les Américains au XIXe siècle, nous mettent devant une réalité pas très orthodoxe : non, le petit-déjeuner n'est pas forcément nécessaire pour tout le monde ! Pire, il s'avère être une catastrophe sanitaire pour certains qui se contraignent le matin à ce rituel, dont l'histoire est désormais écrite. Un apport décisif de la géographie culturelle à ce qui pourrait bien être une hérésie alimentaire.
Nos nourritures terrestres sont devenues des nourritures mondiales. Mais y avons-nous gagné? N'avons-nous pas raison de craindre une globalisation mal contrôlée qui donnerait carte blanche à une industrie agroalimentaire gourmande en profits? Chez nous comme au restaurant, nos assiettes ne sont-elles pas cernées par une malbouffe insidieuse? Et que penser du discours obsédant et cacophonique de la nutrition "scientifique" impuissante à juguler l'accroissement inquiétant de nouvelles pathologies, dont l'obésité et les maladies neurodégénératives? Dans ce tour du monde des cultures alimentaires, Gilles Fumey répond sans tabous à ces questions et à beaucoup d'autres qui hantent les mangeurs que nous sommes.
La science a lancé l'alerte. L'alimentation " globale ", d'origine industrielle, est responsable d'une part considérable des gaz à effet de serre. Chacun est sommé de se convertir aux vertus du local, aux circuits les plus courts possibles, issus de réseaux identifiés, porteurs de culture. Sans compter le gain qualitatif : les produits frais sont plus riches en nutriments que ceux qui ont traversé les océans.Pourtant, manger local est-il encore possible aujourd'hui ? Peut-on vraiment se priver des aliments ou des plats qui nous connectent symboliquement au monde ? Car, à l'échelle locale, le monde est riche de diversité : sushi, pizza, nems, couscous, bretzel, cappuccino, paella, kimchi, bortch, tandoori, ceviche, tortilla et mille autres mots étrangers nous sont devenus familiers.C'est ce n'ud local/global que l'on défait ici pour comprendre ce que manger veut dire.
Gastronomie, Food tech, santé, big data et génétique sont, entre autres, au menu de cet Essentiel entièrement inédit. Les chercheurs réunis ici nous éclairent sur les comportements alimentaires et les nouvelles pratiques ou tendances qui façonnent, à travers le monde, l'alimentation de demain. Depuis quelques années, l'alimentation est un objet de controverses... La communication est devenue cruciale pour comprendre les crises alimentaires (scandales sanitaires, OGM, avaries dans la distribution ou la restauration). Le mécanisme est partout le même : pléthorique et contradictoire, l'information circule à la vitesse de la lumière, elle se déforme, affole ou séduit les mangeurs. Les individus, notamment les " millennials ", sont pris entre renoncement et pratiques alternatives, nourris par une défiance croissante envers l'industrie agroalimentaire. Ces médiations mettent les chercheurs au défi de comprendre comment les consommateurs construisent leurs systèmes de confiance et réinventent la façon dont nous mangerons demain.
Au gré des dynamiques de périurbanisation, de désindustrialisation, de renaissance, les petites villes rurales font figure de ressource pour le "bien vivre". Les parcours résidentiels et de vie des seniors y reflètent une grande diversité d'itinéraires. Réaliser une étude de cas sur Xertigny, commune à proximité d'Épinal, constituée pour moitié de surfaces agricoles et forestières, a pour but de se départir des idées reçues attachées au vieillissement et au monde rural pour saisir et rendre compte des pratiques et des représentations propres aux acteurs de ce territoire : élus, agents territoriaux, personnes âgées, bénévoles, professionnels de l'accompagnement, etc. Les Carnets de Territoires visent à révéler la diversité des territoires, des dynamiques d'acteurs et des enjeux de l'action publique locale, sous la forme de résultats de recherche ou d'études de terrain.
Les auteurs retracent, dans une perspective historique, les grandes étapes de l'histoire géopolitique de l'Occident, du XIX ? siècle à nos jours. Cet atlas met en lumière une nouvelle vision du monde, qui se révèle ainsi dans toute sa complexité". Pour agir sur le monde, il faut le comprendre. Et pour le comprendre, il faut voir évoluer ses acteurs dans la longue durée. D'où l'apport irremplaçable de cet Atlas stratégique consacré à l'essor puis au repli de l'Occident". Nicolas Baverez"Voici le premier atlas consacré au déclin de l'Occident. La démonstration du rôle de l'Asie orientale dans les origines du changement des rapports de force est saisissante, tout comme l'incapacité américaine depuis un demi-siècle à juguler les guerres irrégulières. La limpide cartographie de Roc Chaliand est d'une haute originalité". Régis Debray"Dans leur brillant Atlas stratégique, Gérard et Roc Chaliand déroulent le fil de ce que je nomme depuis quelques années la fin du monopole occidental de la puissance, et que d'autres, en Asie, vont jusqu'à qualifier de fin de la parenthèse occidentale (Kishore Mahbubani). Les auteurs y développent une version alternative indispensable de l'histoire mondiale des XX ? et XXI ? siècles, qu'illustrent des cartes originales et révélatrices des équilibres géopolitiques changeants". Hubert Védrine
Située à seulement 15 km de Bordeaux, la commune de Saint-Loubès est confrontée à d'importantes mutations démographiques induites par sa proximité avec la métropole girondine. Ce texte questionne les enjeux d'un projet d'aménagement inédit d'une petite ville périurbaine, reposant sur la construction du récit d'une "urbanité campagnarde" à l'aune de la transition socio-écologique. Les Carnets de Territoires visent à révéler la diversité des territoires, des dynamiques d'acteurs et des enjeux de l'action publique locale, sous la forme de résultats de recherche ou d'études de terrain.