Une de ses dernières séries, intitulée Private Scenes, qui met en avant les photographies prises par l'artiste, pendant un an, en 1989, à différents endroits du monde et sur lesquelles il s'est lui-même inclus. Figure parmi les plus radicales et les plus originales de sa génération, Masahisa Fukase est un photographe japonais mondialement connu, notamment grâce à son livre paru en 1986, The Solitude of Ravens, dans lequel les corbeaux photographiés par l'artiste deviennent les véritables symboles de sa tristesse et de son amour perdu alors que son mariage avec sa femme Yoko s'effondre. Cette nouvelle publication montre l'une de ses dernières séries, intitulée Private Scenes, qui met en avant les photographies prises par l'artiste, pendant un an, en 1989, à différents endroits du monde (Paris, Londres, Bruxelles, etc.) et sur lesquelles il s'est lui-même inclus, se prenant en photo devant son sujet, interrogeant ainsi la relation qui se noue entre celui qui photographie et celui qui est photographié. Il peint ensuite sur ces clichés des lignes de couleurs, créant des effets visuels surprenants. Plus tard, dans cette même série, il photographiera des scènes de la vie quotidienne, à Tokyo cette fois, changeant d'appareil et ajoutant la date sur ses photographies, mais en continuant de se représenter sur l'image. Cet ouvrage fait le choix de l'exhaustivité en reproduisant, pour la première fois, l'intégralité des photographies composant cette série originale où l'on peut voir une nouvelle dimension du travail de Fukase, celle de l'artiste aux prises avec son médium. Les photographies sont accompagnées d'un texte de Masako Toda, spécialiste japonaise de la photographie, qui permet de redécouvrir l'ultime série de l'artiste, qui déclarait lui-même dans les dernières années de sa carrière ne pas pouvoir " [s]'empêcher de [se] mettre sur la photo ".
Photographe japonais mondialement connu, Masahisa Fukase tourne en 1977 son objectif vers son nouveau compagnon : son chat Sasuke. Entouré de félins depuis son enfance, Fukase décide avec l'arrivée de ce nouveau chaton d'en faire un sujet photographique à part entière. Il l'emmène partout avec lui et, dans une forme presque expérimentale de longue haleine, explore une nouvelle pratique : " Cette année-là, j'ai pris beaucoup de photos en rampant à plat ventre pour être à hauteur des yeux d'un chat et, d'une certaine façon, ça a fait de moi un chat. C'était un travail plein de joie, de prendre ces photos en jouant avec ce qui me plaisait, en accord avec les changements de la nature. " Profitant de ce modèle plein de vie, Fukase créé comme à son habitude une photographie extraordinaire dans son inventivité technique et visuelle. Un an plus tard, il accueille un second chat, surnommée Momoe, qui entrera dans le cadre elle aussi : " Je ne voulais pas photographier les plus beaux chats du monde mais plutôt capturer leur charme dans mon objectif, tout en me reflétant dans leurs pupilles. On pourrait dire à juste titre que ce recueil est en fait un "autoportrait' pour lequel j'ai pris la forme de Sasuke et de Momoe. " Car il s'agit bien ici, comme souvent dans son oeuvre, d'une forme de projection du photographe dans son sujet. Le chat, compagnon fidèle qui ne le quitte pas, prend la place de sa femme, éternel chagrin d'amour, représenté également par les emblématiques corbeaux fuyants. Ce livre clôt la série de publications dédiée à ses chats et commencée en 2015 avec Wonderful days (Roshin books, Japon).
Photographe japonais mondialement connu, notamment grâce à son livre culte The Solitude of Ravens (1986), Masahisa Fukase tourne en 1977 son objectif vers son nouveau compagnon : son chat Sasuke. Entouré de félins depuis son enfance, Fukase décide avec l'arrivée de ce nouveau chaton d'en faire un sujet photographique à part entière. Il l'emmène partout avec lui et, dans une forme presque expérimentale de longue haleine, explore une nouvelle pratique : "Cette année-là, j'ai pris beaucoup de photos en rampant à plat ventre pour être à hauteur des yeux d'un chat et, d'une certaine façon, ça a fait de moi un chat. C'était un travail plein de joie, de prendre ces photos en jouant avec ce qui me plaisait, en accord avec les changements de la nature". Profitant de ce modèle plein de vie, Fukase créé comme à son habitude une photographie extraordinaire dans son inventivité technique et visuelle. Un an plus tard, il accueille un second chat, surnommée Momoe, qui entrera dans le cadre elle aussi : "Je ne voulais pas photographier les plus beaux chats du monde mais plutôt capturer leur charme dans mon objectif, tout en me reflétant dans leurs pupilles. On pourrait dire à juste titre que ce recueil est en fait un "autoportrait" pour lequel j'ai pris la forme de Sasuke et de Momoe". Car il s'agit bien ici, comme souvent dans son oeuvre, d'une forme de projection du photographe dans son sujet. Le chat, compagnon fidèle qui ne le quitte pas, prend la place de sa femme, éternel chagrin d'amour, représenté également par les emblématiques corbeaux fuyants. Ce livre clôt la série de publications dédiée à ses chats et commencée en 2015 avec Wonderful days (Roshin books, Japon).
Quand une histoire d'amour touche à sa fin, que signifie se voir discrètement évincé, non seulement de la vie de quelqu'un, mais aussi des lieux mêmes qui nous semblaient autrefois sacrés ... Quand une histoire d'amour touche à sa fin, que signifie se voir discrètement évincé, non seulement de la vie de quelqu'un, mais aussi des lieux mêmes qui nous semblaient autrefois sacrés ... Replaced, de Diana Markosian, explore les séquelles de l'amour à travers des reconstitutions et une narration visuelle à plusieurs niveaux, utilisant la caméra comme un outil d'expression pour revisiter le passé tout en le façonnant activement dans le présent. Ce qui s'était autrefois déroulé hors de son contrôle est désormais mis en scène, cadré et rejoué, brouillant la frontière entre documentaire et fiction, tandis que Markosian prolonge encore un peu cette relation, oscillant entre l'envie de lâcher prise et le désir de s'accrocher. Dans la suite logique de ses précédents travaux qui questionnent à la fois l'intime et les sujets universels de la famille, notamment par l'utilisation de la mise en scène et d'une forme d'auto-fiction, la photographe s'interroge dans ce nouveau livre sur le deuil d'un relation amoureuse. La narration déploie toutes les étapes de la vie de couple à travers des images qui rejouent le passé de son point de vue, pour finalement se réapproprier des souvenirs qui ont pourtant disparus.
Costa Helouise ; Legrand Marer Marcella ; Chareyre
Dans les années 1940, le Brésil est en pleine transformation : il se modernise, multiplie les échanges à l'international, attire de nombreux émigrants européens et fait rêver. Témoins de cette révolution, les artistes du courant moderniste et, parmi eux, les photographes dont les images racontent l'entrée du pays sur la scène artistique cosmopolite. Dans le sillon qui voit naître l'architecture d'Oscar Niemeyer, et sa vision de la cité moderne, le cinéma Novo ou encore la Bossa Nova, cinq figures favorisent l'éclosion d'une nouvelle photographie : Geraldo de Barros, German Lorca, Gertrudes Altschul, José Oiticica Filho et Thomaz Farkas. Se saisissant des potentiels politiques, sociaux et esthétiques de la photographie, ils vont donner à voir de nouveaux sujets : l'architecture moderniste et ses lignes souples, des motifs botaniques où contrastent ombres et lumières, des expérimentations inventives et des jeux de perspectives teintés d'un goût pour l'abstraction. Autre phénomène qui participe à l'émergence et au rayonnement d'une nouvelle photographie, les clubs amateurs de Foto Clubes Carioca de Rio de Janeiro et le Foto Clube Bandeirante de São Paulo, qui démocratisent l'usage du médium et nouent des contacts avec leurs homologues européens et américains. D'une incroyable diversité et originalité, tant formelle qu'esthétique, la photographie moderniste de ces pionniers stimule toute une génération et inscrit définitivement le Brésil sur la scène des avant-gardes. Largement méconnue, la photographie moderniste brésilienne est ici présentée à travers plus d'une vingtaine de personnalités, dont certaines ?uvres sont conservées dans de prestigieuses institutions internationales, comme le MoMA à New York, la Tate Modern à Londres ou encore le Photo Elysée à Lausanne. Des textes d'historiens du médium replaceront cette production dans le contexte social et visuel de l'époque, et évoqueront les nombreux échanges entre institutions et photoclubs à travers le monde.
Histoires de nuages présente un récit inédit de l'histoire de la photographie des nuages depuis l'invention du médium, au début du XIXe siècle, à aujourd'hui. Phénomènes par nature éphémère, les masses nuageuses fascinent le monde de l'art depuis l'Antiquité : comment saisir ces nuées ? que signifient-elles ? qu'annoncent-elles ? leurs formes sont-elles identiques à travers le monde ? sont-elles le miroir de notre psyché ? peut-on les reproduire artificiellement ? Artistes et scientifiques se passionnent pour le ciel et ses manifestations depuis des siècles, aussi quand paraît le procédé de la photographie et ses possibles pour capturer le réel, inventeurs, chimistes, astronomes, météorologistes, ingénieurs et surtout pionniers de la photographie vont mettre en place des procédés techniques innovants, qui offrent désormais de nouvelles manières de voir et de comprendre le monde. Réalisé à partir de la prestigieuse collection Archive of Modern Conflict, conservée à Londres, le livre offre une immersion dans un corpus photographique rare, augmenté d'images extraites de fonds de renom, parmi lesquels ceux de la Bibliothèque nationale de France et la Société française de photographie. Organisé de manière thématique, Histoires de nuages se déploie comme un grand album photographique ponctué de portfolios et essais. Reconnue pour la mise en valeur de collections méconnues, Luce Lebart souligne ici les apports tant documentaires, qu'esthétiques et scientifiques de la photographie de nuages à l'histoire du médium. Cette photographie a ainsi participé à la mise en place d'une classification internationale des nuages et à l'établissement d'une nomenclature, car autrefois les nuages n'avaient pas de nom.
Cloud Stories presents a fresh account of the history of cloud photography, from the invention of the medium in the early 19th century to the present day. Naturally ephemeral phenomena, cloud formations have fascinated the art world since antiquity: how can these clouds be captured? What do they signify? What do they foretell? Are their shapes identical across the globe? Are they a mirror of our psyche? Can they be artificially reproduced? Artists and scientists have been fascinated by the sky and its manifestations for centuries, so when the process of photography emerged?;along with its potential to capture reality?;inventors, chemists, astronomers, meteorologists, engineers, and above all, pioneers of photography, set about developing innovative technical processes that now offer new ways of seeing and understanding the world. Drawing on the prestigious Archive of Modern Conflict collection, housed in London, the book offers an immersive exploration of a rare body of photographic work, enriched with images from renowned collections, including those of the Bibliothèque nationale de France and the Société française de photographie. Organized thematically, Cloud stories unfolds like a grand photographic album punctuated by portfolios and essays. Renowned for bringing lesser-known collections to light, Luce Lebart highlights here the documentary, aesthetic, and scientific contributions of cloud photography to the history of the medium. This photography thus played a role in the development of an international cloud classification system and the establishment of a nomenclature, as clouds once had no names.