Les révoltes blanches à Saint-Domingue aux XVIIe et XVIIIe siècles. (Haïti avant 1789)
Frostin Charles ; Grenouilleau Olivier
PU RENNES
20,00 €
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EAN :9782753505483
Constituée au XVIIe siècle par l'absorption du tiers d'Hispaniola (ou Santo Domingo), grande Antille auparavant possession espagnole, la " Partie française de l'Isle Saint-Domingue " connut au siècle suivant un développement économique impressionnant. Peuplée en 1681 de 2000 esclaves et de 4000 Blancs, elle comptait, en effet, un siècle plus tard, en 1789, près d'un demi-million d'esclaves à côté de 31000 Blancs. Ce chiffre record de Noirs, inconnu des autres Antilles, reflétait la puissance de Saint-Domingue qui, forte de ses " habitations sucrières " exigeant de plus en plus d'esclaves, faisait alors la prospérité des ports atlantiques français, à la fois par les profits tirés de la traite négrière et par l'afflux des cargaisons de sucre raffinées sur place avant d'être redistribuées à l'intérieur du royaume. Communément, on retient de l'histoire de Saint-Domingue son " miracle économique " du XVIIIe siècle suivi du déferlement des révoltes noires facilité par les événements de la Révolution française. C'est oublier un phénomène de longue date remontant aux années 1660. Il s'agit des fréquentes séditions des Blancs de la Colonie dressés contre l'administration royale leur imposant de ne commercer qu'avec la Métropole et de se plier à une réglementation minutieuse définissant le statut des esclaves, en violation de l'" autorité domestique " du maître sur son " habitation ". Là-dessus, naturellement, s'était vite greffé un état d'esprit autonomiste de plus en plus agressif, le colon de Saint-Domingue enviant jalousement le sort des colons anglais d'Amérique, habitués au " self government ". Le résultat fut qu'à la veille de la Révolution française, dès 1786-1787, Saint-Domingue vivait dans une insubordination ouverte, le parti colon ayant réussi à paralyser l'administration royale, pourtant seule garante de la sécurité de l'île. Le livre de Charles Frostin démontre l'importance du phénomène des Révoltes blanches qui contribua indirectement au succès des Révoltes noires et à la dislocation brutale d'une société esclavagiste prospère.
Nombre de pages
265
Date de parution
06/03/2008
Poids
501g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753505483
Titre
Les révoltes blanches à Saint-Domingue aux XVIIe et XVIIIe siècles. (Haïti avant 1789)
Auteur
Frostin Charles ; Grenouilleau Olivier
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
501
Date de parution
20080306
Nombre de pages
265,00 €
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La Dynastie ministérielle des Pontchartrain a battu tous les records de longévité politique sous l'Ancien Régime, du règne de Henri IV à celui de Louis XVI. Et, le temps travaillant pour elle, cette dynastie put, au fil des générations, se doter d'un puissant réseau de parentèle et de clientèle qui lui-même apparaît sans égal. Ainsi voit-on au XVIIIe siècle, dès la régence de Philippe d'Orléans, puis sous le long règne de Louis XV, s'infiltrer dans les postes ministériels nombre de parents et alliés des Pontchartrain. Et cette poussée se manifestera encore sous Louis XVI grâce à la présence au pouvoir du vieux Maurepas, le dernier des Pontchartrain, mort sans postérité en 1781. Cette réussite collective familiale appelle des explications sur le plan socio-administratif en raison de son ampleur, les cousins éloignés s'y trouvant eux-mêmes englobés. Le propos ici n'étant pas de passer en revue la lignée des Pontchartrain, un par un, au point de s'égarer dans une succession de biographies, les deux ministres Pontchartrain de Louis XIV (le chancelier Louis et son fils Jérôme, un type quasi-parfait du secrétaire d'Etat " louisquatorzien "), dont le rôle a été trop longtemps négligé, ont été placés en position centrale. Trop souvent, l'usage sévit encore, dans les biographies de ministres de l'Ancien Régime, de se limiter à un bref rappel de leurs origines avant de s'étendre sur leurs " faits et gestes ". C'est oublier que les XVIIe et XVIIIe siècles forment l'âge d'or des systèmes de réseaux de parentèle et de clientèle. Le souci primordial de cet ouvrage a donc été d'immerger la biographie des deux ministres dans les profondeurs de leur réseau. Cette omniprésence du réseau a d'ailleurs permis à la parentèle Pontchartrain de s'adapter, par-delà la Révolution, au nouveau régime né du 18 Brumaire pour se retrouver confortablement installée dans la haute société impériale, comme le montre le dernier chapitre de l'ouvrage, consacré à l'extension du réseau au début du XIXe siècle.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
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