Le dernier été de l'Europe. Qui a déclenché la Première Guerre mondiale ?
Fromkin David ; Desmond William Olivier
GRASSET
25,15 €
Epuisé
EAN :9782246620716
Quelles sont les causes de la Première Guerre Mondiale ? Rappelons-nous nos cours d'histoire : la marche à la guerre, la course aux armements, les conséquences du conflit de 1870, la rivalité entre la France et l'Allemagne, l'assassinat de l'Archiduc François-Ferdinand et de sa femme à Sarajevo... Un enchaînement d'incidents malheureux, le résultat d'une tension extrême, qui précipitent inexorablement le Vieux Continent dans le chaos, sans que ses dirigeants parviennent à enrayer la tragédie... Pourtant, souligne David Fromkin, cette version des faits ne cadre pas avec l'atmosphère qui règne alors en Europe. Car si le monde est prêt à basculer dans l'horreur, c'est dans l'indifférence la plus totale. Au mois de juillet 14, à quelques jours du conflit, l'été s'annonce magnifique. Tous les chefs d'Etat sont en vacances ou s'apprêtent à partir. Guillaume II, Empereur d'Allemagne, se repose sur son bateau. Poincaré ne sent aucune urgence dans la situation, au point qu'il part en voyage en Russie accompagné du Président du Conseil. En Grande-Bretagne, c'est la crise : le Royaume est au bord de la guerre civile, tant la situation s'envenime en Irlande. Autant dire que les débats à la Chambre des Communes s'attardent peu sur ce qui intéresse faiblement le reste de l'Europe. Quant à la Russie, agitée par des troubles sociaux et en pleine révolution industrielle, le moment n'est pas vraiment à faire la guerre. David Fromkin déroule une thèse passionnante : « Le conflit international qui embrasa l'Europe pendant l'été 1914 comportait deux guerres, et non pas une. Les deux ont été déclenchées délibérément, par des empires rivaux que rendaient solidaire une dépendance mutuelle. La première fut le fait de l'Empire des Habsbourg, l'autre celui de l'Empire allemand. » La diplomatie n'aurait pu éviter la guerre : obnubilée par la Serbie, l'Autriche-Hongrie cherchait à tout prix à l'écraser, tandis que l'Allemagne, craignant d'être prise en étau entre la Russie et la France, et redoutant surtout d'être distancée sur les plans industriels et militaires, estimait qu'il fallait une guerre préventive. A travers les portraits des différents chefs d'Etats et huiles militaires et politiques de l'époque, David Fromkin éclaire de manière limpide l'enchaînement des faits, et désigne sans détour les responsables...
Nombre de pages
390
Date de parution
13/10/2004
Poids
456g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782246620716
Titre
LE DERNIER ETE DE L'EUROPE - QUI A PROVOQUE LA PREMIERE GUERRE MODIALE?
Auteur
Fromkin David ; Desmond William Olivier
Editeur
GRASSET
Largeur
140
Poids
456
Date de parution
20041013
Nombre de pages
390,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Depuis tant d'années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves sont peuplés de meurtre et de vengeance. Jusqu'au jour où la solution se présente enfin, la, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l'enfermer dans un livre". Séduite à l'âge de quatorze ans par un célèbre écrivain quinquagénaire, Vanessa Springora dépeint, trois décennies plus tard, l'emprise que cet homme a exercée sur elle et la trace durable de cette relation tout au long de sa vie de femme. Au-delà de son histoire intime, elle questionne dans ce récit magnifique les dérives d'une époque et la complaisance d'un milieu littéraire aveuglé par le talent et la notoriété.
Raconter René Goscinny en bande dessinée. Et lui donner la parole, au fond, pour la première fois. Tel est le projet de cet album exceptionnel. Un événement artistique. Et un livre de tendre amitié. Catel, célèbre dessinatrice, travaille depuis quatre ans, avec l'appui et l'amitié d'Anne Goscinny, à ce "Roman des Goscinny" - un roman graphique où tout est vrai. 320 pages magnifiques, en trichromie, où Catel nous raconte la vie de René Goscinny. Sa naissance, dans le Paris des années 20, au coeur d'une famille juive, exilée de Pologne et d'Ukraine. Son père, chimiste, fils de rabbin. Sa mère, née en Ukraine, ayant fuit les progroms. Son grand-père, imprimeur de journaux yiddish. Son grand-frère moqueur, Claude. L'enfance en Argentine, bientôt. Et les passions de René : le dessin, le rire, puis l'écriture. Catel nous emmène dans un voyage familial marqué par l'histoire, entre l'Amérique et l'Europe. Tandis que le jeune René cherche sa voie, lui le "paresseux contrarié" , une partie de la famille meurt dans les camps d'extermination. René part à New York, frappe à toutes les portes, dessine et vit dans la pauvreté avec sa mère. A Bruxelles puis à Paris, il trouvera peu à peu sa vocation : non pas dessiner, mais écrire, scénario, sketchs, histoires. Goscinny crée, avec Uderzo, le personnage d'Astérix, qui devient très vite célèbre dans le monde entier ; mais aussi le Petit Nicolas avec Sempé. Et il est le grand scénariste de Lucky Luke et de Iznogoud. C'est aux portes du "célèbre village gaulois" que s'arrête le premier tome du "Roman des Goscinny" : alternant avec force et tendresse des épisodes de la vie de "René" ; et ceux racontés par sa fille Anne à son amie - donnant une vérité, une drôlerie et une émotion à ce projet fondateur.
Voici Dany Laferrière dans tous ses exils. Obligé de fuir Haïti à l'âge de 23 ans sous les aboiements d'une meute de chiens, il entame une vie d'exils, de Miami à Paris en passant par le Brésil, sans avoir ajamis vraiment quitté Montréal. Après l'Autoportrait de Paris avec chat, Dany Laferrière approfondit la veine du roman dessiné et écrit à la main. L'Exil vaut le voyage offre un point de vue original sur le sentiment de l'exil : est-ce une expérience aussi terrible qu'on le dit ? En revenant sur ce qu'on croit à tort une fatalité, Dany Laferrière nous dit combien les pérégrinations obligées, si on les accueille en ouvrant les yeux et l'esprit, nous enrichissent. Quelle occasion de rencontres nouvelles, avec des écrivains, des femmes et des chats ! Le monde regorge de richesses, et ce livre nous les fait découvrir avec charme et humour, mais aussi, parfois, un lyrisme pudique : " Je viens de parler à ma mère longuement, et je dois partir sans bagage " . Si les exils ont leur part d'arrachement, ils donnent aussi à voir le monde et des mondes. De Jorge Luis Borges à Virginia Woolf, de jazzmen solitaires en cafés bondés, de l'Amérique à l'Europe, voici de fructueux exils, avec, pour compagnons de voyage, de chapitre en chapitre, les grands exilés du monde, Ovide, Mme de Staël, Graham Greene, le grand romancier cubain José Lezama Lima, et bien d'autres.
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