La Disparue, c'est une jeune femme, Catherine. Sa mort brutale - suicide ou overdose, nul ne sait - a réveillé chez le narrateur (Marc) une passion absolue, plus proche de la fascination que des sentiments humains. Il lui faut, dit-il, déposer. Mais quoi ? La vie de celle qui fut, dix ans durant, son amie proche et insaisissable, lointaine et souveraine, lui échappe dès qu'il tente de la mettre à plat. Aussi n'écrira-t-il pas des souvenirs et une biographie, mais plutôt, entre l'élégie et l'oraison funèbre, un récit des signes de vie, jusque dans l'impensable mort, et en toute humilité, dans l'urgence et le désarroi : elle fut son double, il est son revenant - ou inversement. À travers les éclats de la mémoire reviennent les images d'une solitude violente, d'une beauté farouche, intraitable. Errance infinie, par les confins du monde, trouble et vertige du sens, il semblait que Catherine n'eût de désir qu'à brûler ses vaisseaux, et ne laisser aucun reste. Ou seulement sa voix de chanteuse lyrique.
Nombre de pages
144
Date de parution
13/10/1987
Poids
200g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070710966
Titre
La Disparue
Auteur
Froment-Meurice Marc
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
200
Date de parution
19871013
Nombre de pages
144,00 €
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Nichts zu sagen !" Monsieur Barbie l'a répété sur tous les tons à ses juges de Lyon : les tortures, les rafles d'innocents, l'envoi en camps de la mort : il n'a rien à en dire. "Nous avons les moyens de vous faire parler", menaçait la Gestapo. Ces moyens qui ont manqué à la Justice, le romancier Poirot-Delpech y supplée par l'imagination et l'ironie, seule possible devant l'horreur. Présent au procès (pour R.T.L.), il ne rend pas compte des audiences, déjà connues. A chaud, il mêle impressions, détails inaperçus, réflexions et inventions pures. Malgré sa banalité, à cause d'elle, l'accusé est mis en scène dans l'espoir d'élucider la question capitale d'hier et d'aujourd'hui : Comment un peuple de haute culture peut-il engendrer "ça" ...
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.