Sauvage, à sauvegarder. Etude sociologique d'une pratique militante hors du commun
Fritsch Philippe
CROQUANT
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EAN :9782365124935
Recueillir des animaux sauvages blessés et les soigner, ce n'est certes pas nouveau. Mais, au cours de la seconde moitié du vingtième siècle, cette conduite peu commune a pris une forme et une fin bien différentes de celles qu'elle pouvait avoir précédemment. En effet si, depuis les années 1960 environ, des hommes et des femmes y consacrent une bonne part de leur temps, voire en font profession, c'est à seule fin de relâcher ces bêtes sauvages dans leur milieu naturel pour qu'elles y survivent librement et s'y reproduisent. Passant de la sphère privée à la sphère publique, cette pratique, illégale en France depuis la loi de 1976 sur la protection de la nature, fut d'abord tolérée avant d'être officiellement reconnue en 1992 et autorisée sous certaines conditions. Quels sens a pu et peut avoir cette pratique, à la fois singulière et collective mais surtout différente de toutes celles qui ont les animaux pour objet, tout en étant proches de certaines ? Comment a-t-elle émergé tout en contribuant à un renversement radical du système de valeurs et de normes relatives à la faune sauvage ? Quels en ont été les initiateurs et comment les caractéristiques sociales des agents de cette pratique ont-elles varié à mesure que se transformait le champ où ils ont pris position et dont l'enjeu n'est autre que la validation des rapports légitimes des humains aux animaux non humains. Les réponses à ces trois questions, essentielles dans une période profondément marquée par le déclin rapide de la biodiversité - fondamentalement imputable au mode économique dominant -, sont fondées sur une étude sociologique qui reprend les recherches menées auprès des hommes et des femmes dont l'activité de sauvegarde a été suivie à partir de 1989 (première enquête commanditée par le ministère de l'environnement) jusqu'en 2024. L'analyse de l'ensemble de données recueillies tout au long de cette période permet de comprendre, dans leur relation, la genèse d'une action militante hors norme et celle du champ où elle s'est développée, mais également la formation d'agents disposés à y intervenir. Plus encore, elle explique comment leur passion et leurs dispositions personnelles, socialement construites, sont devenues les mobiles d'une action collective d'intérêt universel.
Nombre de pages
628
Date de parution
23/04/2026
Poids
700g
Largeur
135mm
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EAN
9782365124935
ISBN
2365124933
Auteur
Fritsch Philippe
Editeur
CROQUANT
Largeur
135
Date de parution
20260423
Nombre de pages
628,00 €
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Devenir « docteur des animaux »! Si ce rêve de gosse suscite encore des vocations, il se heurte à la réalité professionnelle : ce métier suppose un parcours scolaire d'excellence, la réussite d'un concours difficile et plusieurs années d?études supérieures dans une école vétérinaire. S'ouvrent alors des voies diverses. La plus connue est celle de la pratique libérale auprès d'une clientèle rurale pour des animaux d?élevage ou, de plus en plus, urbaine et destinée aux petits animaux. Mais la profession vétérinaire s'est aussi engagée sur d'autres voies dans le secteur public ou dans le secteur privé, comme les industries agroalimentaire et pharmaceutique. Dans cet ouvrage, des vétérinaires, qu'ils soient praticiens libéraux, salariés d'entreprise ou agents de la fonction publique, parlent de leur activité quotidienne et des problèmes et choix auxquels ils sont confrontés : l?éthique, la rentabilité, le rythme de travail. Ils évoquent les répercussions de ce métier sur leur vie personnelle et les évolutions de leur profession.
Six mois de l'année, quand c'est la saison de vêlages, on ne dort que trois-quatre heures par nuit." Devenir "docteur des animaux"! Si ce rêve de gosse suscite encore des vocations, il se heurte à la réalité professionnelle : ce métier suppose un parcours scolaire d'excellence, la réussite d'un concours difficile et plusieurs années d'études supérieures dans une école vétérinaire. S'ouvrent alors des voies diverses. La plus connue est celle de la pratique libérale auprès d'une clientèle rurale pour des animaux d'élevage ? ou, de plus en plus, urbaine et destinée aux petits animaux. Mais la profession vétérinaire s'est aussi engagée sur d'autres voies dans le secteur public ou dans le secteur privé, comme les industries agroalimentaire et pharmaceutique. Dans cet ouvrage, des vétérinaires ? qu'ils soient praticiens libéraux, salariés d'entreprise ou agents de la fonction publique ? parlent de leur activité quotidienne et des problèmes et choix auxquels ils sont confrontés : l'éthique, la rentabilité, le rythme de travail. Ils évoquent les répercussions de ce métier sur leur vie personnelle et les évolutions de leur profession.
Nul ne conteste en France l'éminence et l'actualité de Max Weber, l'une des sources principales de la sociologie contemporaine avec Marx et Durkheim notamment. Mais autant les oeuvres de ces derniers sont facilement accessibles, autant celles du maître de Heidelberg restent largement méconnues. Comment se repérer dans ce dédale d'ouvrages non traduits ? Comment saisir la cohérence d'une pensée aussi ouverte, portée par une curiosité tant économique, sociale, religieuse, qu'historique et méthodologique ? Dirk Kaesler, professeur de sociologie à l'université de Marbourg, l'un des meilleurs spécialistes de Max Weber, nous présente ici sa vie, son oeuvre, son influence. Domaine par domaine, texte après texte, son exposé, fondé sur une solide pédagogie servie par une érudition sans failles, constitue une remarquable introduction à l'un des critiques les plus pénétrants de notre modernité.
Arnhem, cité de rentiers, Wiesbaden, cité de retraités, Düsseldorf, cité des banquiers. La liste est longue de villes saisies à un moment historique ou au cours d'une période essentielle de leur histoire: La Mecque, Sparte, Londres et surtout Venise au temps des Guelfes et des Gibelins. Avec La Ville, Weber excelle dans l'art de la typologie. Il y définit toute une gamme de villes "idéaltypiques", selon qu'on les considère sous l'angle juridique, économique, politique. Et il le fait avec d'autant plus d'aisance que son étonnante érudition lui permet d'interpeller les villes babyloniennes, juives, hindoues, islamiques, chinoises ou russes au même titre que celles de l'Antiquité grecque ou romaine et celles du Moyen Age. En retraçant l'histoire des conjurations et des corporations, Weber souligne l'originalité de l'histoire européenne: la seule à avoir produit la commune dans son plein développement. Du même coup, il évoque le rôle moteur du christianisme, les transformations du rapport entre la ville et la campagne, la nature essentiellement politique des luttes que se livrent les divers ordres sociaux, la lente montée de la bourgeoisie. Le passage du capitalisme foncier impliquant l'esclavage dans l'Antiquité au capitalisme marchand du Moyen Age n'est jamais qu'une longue série d'étapes d'un processus menant au capitalisme moderne et à l'Etat moderne. La Ville, dit Weber, se développe selon la logique propre à chaque civilisation, mais il existe en même temps une loi interne au champ politique, qui limite le nombre de compromis possibles pour faire cohabiter dans une même cité des couches sociales qui se distinguent et que leurs intérêts opposent. Les rapports de souveraineté et de luttes pour la domination entre villes et Etats sont au cour de la réflexion wébérienne. Aussi, ces analyses gardent-elles une actualité manifeste en un temps où les métropoles s'agrandissent et en un temps où, avec cet accroissement spatial, démographique et économique, l'acuité des problèmes sociaux, environnementaux et politiques se fait plus vive. Max Weber (1864-1920), économiste allemand, père de la sociologie contemporaine. Né dans une riche famille de la bourgeoise protestante allemande, M Weber entame des études en Droit et accède au poste de professeur d'Histoire de droit romain et de droit commercial à Berlin (1893) puis à Fribourg (1894). Souffrant de dépression nerveuse, il visite l'Italie et le sud de la France, et c'est à la suite de ce voyage qu'il réoriente ses recherches vers la sociologie dont il fonde en 1909, avec G Tönnies et G Simmel, la Société allemande de sociologie. Les années 1915-1919 sont pour Weber une grande période d'activité intellectuelle avec la publication de ses travaux sur la sociologie comparative des religions mondiales. Il meurt peu après avoir obtenu la première chaire de sociologie à Munich. Mal connue en France, la pensée wébérienne s'appuie le processus de rationalisation de la modernité occidentale par de nombreux exemples historiques. Philippe Fritsch a été Professeur de Sociologie à l'Université Lyon 2 et Directeur d'une équipe de recherche associée au CNRS. De L'Education des adultes (1971) à Etre Vétérinaire (2011), ses travaux et publications ont également fait place à des intérêts d'ordre épistémologique et de circulation internationale des idées, donc à la traduction de textes de Simmel, Weber et Dirk Kaesler.
L'intérêt porté ici conjointement à l'automobile et au supermarché a pour ambition de réfléchir à l'évolution de nos modes de consommation depuis cinquante ans. La particularité de l'objet automobile est d'entretenir tous les fantasmes, le premier d'entre eux étant de pouvoir circuler librement. Si l'automobile recouvre un certain nombre de fonctionnalités, il n'en demeure pas moins qu'elle implique aussi certaines contraintes. Associer l'automobile à la consommation est devenu un acte d'une évidence déconcertante, le consommateur moderne ne pense plus son rapport à l'achat de produits courants, dont l'alimentation, qu'au travers d'un déplacement en véhicule à quatre roues (automobile ou chariot libre-service en grande surface d'ailleurs)
Le présent ouvrage est l´??histoire de la fédération dudans les différentes étapes de son existence, traitant essentiellement de la part prise par ce parti dans les combats ayant jalonné sa vie intense contre la colonisation capitaliste, le sous-développement, la spéculation et la pression immobilière sur le littoral notamment par le tourisme, la stigmatisation de la culture et la langue basque, la répression des deux côtés de la frontière, la violence institutionnelle en politique, etc. Ce sont quelques dizaines de militants acharnés qui ont persévéré pour l´??autodétermination de ce territoire dans une voie étroite consistant à mettre en tension autonomie et autogestion, nationalisme et socialisme, sans concession démagogique ou électoraliste refusant à la fois un nationalisme apolitique et une lutte de classes sans racine nationale. L´??ouvrage est bâti à partir d´??entretiens et de documents personnels, d´??archives nationales et locales, ainsi que de celles des héritiers du PSU,
Les informations pléthoriques et dérégulées découragent toute controverse et dévalorisent les notions mêmes de vérité et de connaissance objective de notre monde commun. Cette connaissance reste d'autant plus indispensable que nous nous trouvons à l'échelle planétaire face à de multiples dangers politiques, sanitaires et environnementaux, notamment une évolution climatique aussi complexe qu'imprévisible. Or, du lobbying généralisé qui fabrique du mensonge à dessein pour semer le doute à la "foutaise" qui prétend n'importe quoi (Trump ne ment pas, il se fout de la vérité), l'ère de la post-vérité revêt de multiples facettes détaillées dans cet ouvrage. Né d'une table ronde organisée par l'association Sciences Citoyennes, ce livre dépasse un cadre disciplinaire strict et bénéficie d'une pluralité de points de vue. Il dépasse le stade des constats pour éclairer le phénomène de la prétendue "post-vérité" dans un domaine où l'idée de vérité partagée est essentielle : celui des sciences. explore plusieurs pistes pour démocratiser la connaissance scientifique et la pensée critique à l'heure où la précarisation de l'information redouble la précarité économique de bon nombre de citoyens qui exigent à juste titre de n'être plus des intermittents de la vie politique.
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