Le Moïse des Amériques. Vies et oeuvres du munificent baron de Hirsch
Frischer Dominique
GRASSET
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EAN :9782246597810
Dans le panthéon des grands philanthropes, le baron de Hirsch (1831-1896) occupe une place à tous égards singulière. Né en Bavière dans une puissante dynastie juive, surdoué de la Fnance et de la Bourse, gendre de l'illustre Jonathan Bischoffsheim (avec lui l'un des fondateurs de Paribas), il fut, de surcroît, un entrepreneur audacieux (dans la construction des chemins de fer) et, pour la société mondaine, le seul rival des fastueux Rothschild. C'est pourtant après le décès de son fils unique que ce financier aux convictions royalistes, comptant sur l'appui de ses amis monarchistes, se lancera dans une entreprise philanthropique d'une ampleur jamais égalée. En effet, indigné par le sort des communautés juives d'Europe centrale - qu'il a pu observer lors de la mise en place du réseau ferroviaire Vienne-Constantinople - il s'engagera auprès du tsar pour faire émigrer trois millions de Juifs russes vers Argentine et l'Amérique du Nord - ce qui lui vaudra le surnom de "Moïse des Amériques". A une époque où Theodor Herzl plaidait en faveur d'un "retour à Sion", le baron de Hirsch croyait, lui, à la régénération de ses coreligionnaires par l'instruction et le travail de la terre dans le Nouveau Monde. Son utopie eut, de ce fait, moins d'incidence historique que celle de Herzl - mais son immense noblesse n'en finit pas, aujourd'hui encore, par le biais de ses fondations, d'être célébrée aux Etats-Unis comme au Canada, au Brésil, en Uruguay, en Argentine et en Israël. C'est à cette existence d'exception que Dominique Frischer consacre cette première biographie du baron de Hirsch. Et il faut la lire comme le roman vrai d'un temps où certains hommes croyaient que le ciel pouvait descendre sur la terre.
Nombre de pages
495
Date de parution
30/10/2002
Poids
612g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782246597810
Titre
Le Moïse des Amériques. Vies et oeuvres du munificent baron de Hirsch
Auteur
Frischer Dominique
Editeur
GRASSET
Largeur
140
Poids
612
Date de parution
20021030
Nombre de pages
495,00 €
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A quoi rêvent les jeunes filles ? Quels sont les espoirs, les aspirations, les attentes, les modèles de celles qui, grâce aux conquêtes féministes des trente dernières années, incarnent la première génération de privilégiées censées disposer des mêmes droits que les garçons ? Sont-elles plutôt sentimentales, ambitieuses, cyniques, déterminées, pragmatiques... ou quelque peu désemparées ... Agées de 14 à 26 ans, elles connaissent souvent un environnement familial instable, un horizon social bouché. Nourries de discours alarmistes à propos du sida, du chômage ou de la progression continue des divorces, elles se perçoivent comme une génération blessée à qui on a interdit de rêver et de se projeter dans l'avenir. Cela ne les empêche pas d'avoir des idées précises sur la manière dont elles souhaitent organiser leur vie personnelle et professionnelle ainsi que les valeurs qu'elles veulent défendre pour réaliser leurs rêves. Mêlant réflexion, portraits et entretiens, A quoi rêvent les jeunes filles ? s'adresse autant à celles-ci qu'à leurs mères pour qui souvent leurs filles sont des inconnues et permet de mieux comprendre les futures femmes du XXIe siècle.
Bientôt, quand les rescapés de la Shoah auront tous disparu, il ne restera pour témoigner de cette tragédie que leurs descendants, qui se sont fait un devoir de reconstituer l'histoire de leurs proches et d'honorer leur mémoire. Longtemps, les survivants eux-mêmes ont préféré taire ce qu'ils avaient vécu. Ce silence - qui, contrairement aux idées reçues, a pu se révéler salvateur - s'est imposé à eux comme un principe de survie et de reconstruction. Ce qui n'a pas empêché leurs enfants puis leurs petits-enfants d'être à leur tour marqués en profondeur par la douleur de cet héritage, quoique de manière différente selon les pays, les sensibilités et les histoires familiales. Ainsi les jeunes générations issues de lignées de survivants continuent-elles d'être hantées par l'Holocauste. Dominique Frischer est partie à la rencontre de ces " enfants du silence et de la reconstruction " en France, aux Etats-Unis et en Israël, et a recueilli leurs témoignages. Aujourd'hui réunis dans cet ouvrage unique par l'originalité de sa démarche et sa portée historique, ces documents inédits et la réflexion qui les accompagne composent une somme essentielle à la compréhension des répercussions de la Shoah au XXIe siècle.
Tout le monde se souvient de la vieille dame digne, auréolée de sa cécité et de son habit vert et chantant les grandeurs de la civilisation grecque sur les plateaux de télévision. Un des monuments du XXe siècle finissant. En France, on ne touche pas aux monuments. C'est dire les difficultés qu'a rencontrées Dominique Frischer en entreprenant ce portrait d'une éternelle première de classe, dans la droite ligne de ses travaux antérieurs sur ce sujet. Témoins qui se dérobent, personnalités qui font pression, éditeur qui renonce, ce livre a failli ne jamais voir le jour tant on a lui fait comprendre qu'il fallait rester à distance respectueuse. Pour mener son enquête, outre les recherches et les entretiens, Dominique Frischer a inclu dans son corpus les romans, publiés ou non, que Jacqueline de Romilly n'a cessé d'écrire tout au long de sa vie. Et c'est un des charmes de cet ouvrage que de mettre en écho la vie sociale et la vie rêvée, d'en mesurer les recoupements ou les écarts, sans empathie ni mise en cause. Les réticents avaient d'ailleurs raison de se méfier car cette "biographie non autorisée" fait fi de tous les poncifs hagio-graphiques du genre : Dominique Frischer s'attache à montrer une femme assignée dès son plus jeune âge à l'excellence, dans un temps où il ne faisait pas bon être femme, et ce qu'il en coûtait de réussir sous la France de Vichy quand on avait comme elle une ascendance juive. C'est d'ailleurs la seule morale de cet ouvrage sans jugement de valeur mais qui permet de découvrir la personnalité secrète et complexe d'une femme connue pour son extrême discrétion sur sa vie privée, jusqu'à exiger d'être enterrée incognito... Psycho-sociologue de formation, Dominique Frischer est l'auteure de nombreux ouvrages et films documentaires.
Le soir du 22 février 1942, Stefan Zweig et sa seconde épouse Lotte Altman, de 28 ans sa cadette, se donnent la mort dans leur demeure, sur les hauteurs de Rio. Rien ne laissait présager cette fin tragique, que Dominique Frischer tente d'élucider.Comment expliquer la décision du couple d'en finir avec la vie? Exilés au Brésil, ils n'étaient pas soumis aux persécutions réservées aux intellectuels juifs et antinazis de l'Europe occupée, et jouissaient de bonnes conditions matérielles. Comme en témoignent ses écrits des dernières années et les témoignages de ses proches, l'écrivain autrichien à qui la vie avait toujours souri était en réalité un désespéré qui depuis longtemps avait programmé son suicide pour sortir d'une situation affective sans issue.A partir de l'analyse de son journal, de sa correspondance et de ses ultimes biographies et écrits romanesques, Dominique Frischer met à nu la pensée de l'humaniste autrichien et ses motivations secrètes, perçant à jour un acte qui permet d'appréhender l'ensemble de son oeuvre littéraire et son suicide sous un angle nouveau.
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Raconter René Goscinny en bande dessinée. Et lui donner la parole, au fond, pour la première fois. Tel est le projet de cet album exceptionnel. Un événement artistique. Et un livre de tendre amitié. Catel, célèbre dessinatrice, travaille depuis quatre ans, avec l'appui et l'amitié d'Anne Goscinny, à ce "Roman des Goscinny" - un roman graphique où tout est vrai. 320 pages magnifiques, en trichromie, où Catel nous raconte la vie de René Goscinny. Sa naissance, dans le Paris des années 20, au coeur d'une famille juive, exilée de Pologne et d'Ukraine. Son père, chimiste, fils de rabbin. Sa mère, née en Ukraine, ayant fuit les progroms. Son grand-père, imprimeur de journaux yiddish. Son grand-frère moqueur, Claude. L'enfance en Argentine, bientôt. Et les passions de René : le dessin, le rire, puis l'écriture. Catel nous emmène dans un voyage familial marqué par l'histoire, entre l'Amérique et l'Europe. Tandis que le jeune René cherche sa voie, lui le "paresseux contrarié" , une partie de la famille meurt dans les camps d'extermination. René part à New York, frappe à toutes les portes, dessine et vit dans la pauvreté avec sa mère. A Bruxelles puis à Paris, il trouvera peu à peu sa vocation : non pas dessiner, mais écrire, scénario, sketchs, histoires. Goscinny crée, avec Uderzo, le personnage d'Astérix, qui devient très vite célèbre dans le monde entier ; mais aussi le Petit Nicolas avec Sempé. Et il est le grand scénariste de Lucky Luke et de Iznogoud. C'est aux portes du "célèbre village gaulois" que s'arrête le premier tome du "Roman des Goscinny" : alternant avec force et tendresse des épisodes de la vie de "René" ; et ceux racontés par sa fille Anne à son amie - donnant une vérité, une drôlerie et une émotion à ce projet fondateur.
Voici Dany Laferrière dans tous ses exils. Obligé de fuir Haïti à l'âge de 23 ans sous les aboiements d'une meute de chiens, il entame une vie d'exils, de Miami à Paris en passant par le Brésil, sans avoir ajamis vraiment quitté Montréal. Après l'Autoportrait de Paris avec chat, Dany Laferrière approfondit la veine du roman dessiné et écrit à la main. L'Exil vaut le voyage offre un point de vue original sur le sentiment de l'exil : est-ce une expérience aussi terrible qu'on le dit ? En revenant sur ce qu'on croit à tort une fatalité, Dany Laferrière nous dit combien les pérégrinations obligées, si on les accueille en ouvrant les yeux et l'esprit, nous enrichissent. Quelle occasion de rencontres nouvelles, avec des écrivains, des femmes et des chats ! Le monde regorge de richesses, et ce livre nous les fait découvrir avec charme et humour, mais aussi, parfois, un lyrisme pudique : " Je viens de parler à ma mère longuement, et je dois partir sans bagage " . Si les exils ont leur part d'arrachement, ils donnent aussi à voir le monde et des mondes. De Jorge Luis Borges à Virginia Woolf, de jazzmen solitaires en cafés bondés, de l'Amérique à l'Europe, voici de fructueux exils, avec, pour compagnons de voyage, de chapitre en chapitre, les grands exilés du monde, Ovide, Mme de Staël, Graham Greene, le grand romancier cubain José Lezama Lima, et bien d'autres.