Ma vie chez les milliardaires russes [EDITION EN GROS CARACTERES
Freyssac Marie
DE LA LOUPE
22,45 €
Epuisé
EAN :9782848684826
Extrait Immersion «Tu travailles trois jours, avec un seul enfant à la fois, puis tu as trois jours off. Les gouvernantes russe et anglaise prennent le relais. On tourne. Liza parle très bien le français. Tu lui donnes une demi-heure de cours par semaine, ou même moins, parce qu'elle a déjà beaucoup de devoirs en russe. Le matin, tu la réveilles, elle se prépare seule et tu l'accompagnes à l'école. Bref, avec elle, tu es libre de 9 heures à 16 heures... Quand tu travailles avec Aliocha, tu l'emmènes à la piscine le mardi et le jeudi, à part ça, tu joues avec lui, tu le balades, et l'après-midi il fait la sieste de 14 heures à 17 heures. La maman est adorable et très disponible. La philosophie du papa, c'est que tout le monde doit être heureux au travail. C'est la famille la plus humaine que je connaisse à Moscou, et je suis passée par des cas... - une famille d'alcooliques, notamment, la fillette de sept ans comprise... Bref, en plus du salaire, les Sokolov te paient ton appartement dans le centre et tout ce dont tu as besoin pendant les vacances que tu passeras à leurs côtés. - C'est un job de rêve en somme ? ! - Mmm... Oui, tu dois quand même être en permanence à leur disposition, surtout lorsqu'il est question de les accompagner en voyage. Il faut que tu sois flexible. Bon, désolée, je dois te laisser, le masseur est là, c'est mon tour... Si tu es toujours intéressée, je leur soumets ton CV.» Je raccroche, abasourdie. C'était Solenne, la «préceptrice française» que j'ambitionne de remplacer pour 4 000 euros d'argent de poche mensuels - c'est l'annonce qui le dit ! Quand je décris le poste à mon père, il m'imagine déjà sous le joug d'un réseau de prostitution... Je tente de le rassurer : d'ordinaire, les maquereaux ne recrutent pas via l'ANPE. Quelques jours plus tard, Solenne me rappelle. Ma lettre de motivation a charmé la maman. Tant mieux, la future ex-gouvernante commençait sérieusement à se lasser. Lorsqu'elle a annoncé, voici plusieurs mois, sa décision de rentrer en France, elle s'est engagée à dénicher sa remplaçante avant son départ. Seulement, jusqu'à présent, aucune des candidates n'avait trouvé grâce aux yeux des parents. Solenne me rassure : «Avec ton background, si tu sais tenir une fourchette et que ta manucure est faite, ça ira...» L'entretien est fixé au surlendemain en Allemagne. «Tu verras, ils sont très riches, mais simples. Eux ne paradent pas dans Moscou avec la Rolls-Royce en période de slush...» Cet argument massue me laisse dubitative. Je les imagine sur leur trente et un, hypersophistiqués et distants. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Nombre de pages
250
Date de parution
20/05/2013
Poids
293g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782848684826
Titre
Ma vie chez les milliardaires russes [EDITION EN GROS CARACTERES
Auteur
Freyssac Marie
Editeur
DE LA LOUPE
Largeur
150
Poids
293
Date de parution
20130520
Nombre de pages
250,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Immersion «Tu travailles trois jours, avec un seul enfant à la fois, puis tu as trois jours off. Les gouvernantes russe et anglaise prennent le relais. On tourne. Liza parle très bien le français. Tu lui donnes une demi-heure de cours par semaine, ou même moins, parce qu'elle a déjà beaucoup de devoirs en russe. Le matin, tu la réveilles, elle se prépare seule et tu l'accompagnes à l'école. Bref, avec elle, tu es libre de 9 heures à 16 heures... Quand tu travailles avec Aliocha, tu l'emmènes à la piscine le mardi et le jeudi, à part ça, tu joues avec lui, tu le balades, et l'après-midi il fait la sieste de 14 heures à 17 heures. La maman est adorable et très disponible. La philosophie du papa, c'est que tout le monde doit être heureux au travail. C'est la famille la plus humaine que je connaisse à Moscou, et je suis passée par des cas... - une famille d'alcooliques, notamment, la fillette de sept ans comprise... Bref, en plus du salaire, les Sokolov te paient ton appartement dans le centre et tout ce dont tu as besoin pendant les vacances que tu passeras à leurs côtés. - C'est un job de rêve en somme ! - Mmm... Oui, tu dois quand même être en permanence à leur disposition, surtout lorsqu'il est question de les accompagner en voyage. Il faut que tu sois flexible. Bon, désolée, je dois te laisser, le masseur est là, c'est mon tour... Si tu es toujours intéressée, je leur soumets ton CV.» Je raccroche, abasourdie. C'était Solenne, la «préceptrice française» que j'ambitionne de remplacer pour 4 000 euros d'argent de poche mensuels - c'est l'annonce qui le dit! Quand je décris le poste à mon père, il m'imagine déjà sous le joug d'un réseau de prostitution... Je tente de le rassurer: d'ordinaire, les maquereaux ne recrutent pas via l'ANPE. Quelques jours plus tard, Solenne me rappelle. Ma lettre de motivation a charmé la maman. Tant mieux, la future ex-gouvernante commençait sérieusement à se lasser. Lorsqu'elle a annoncé, voici plusieurs mois, sa décision de rentrer en France, elle s'est engagée à dénicher sa remplaçante avant son départ. Seulement, jusqu'à présent, aucune des candidates n'avait trouvé grâce aux yeux des parents. Solenne me rassure: «Avec ton background, si tu sais tenir une fourchette et que ta manucure est faite, ça ira...» L'entretien est fixé au surlendemain en Allemagne. «Tu verras, ils sont très riches, mais simples. Eux ne paradent pas dans Moscou avec la Rolls-Royce en période de slush...» Cet argument massue me laisse dubitative. Je les imagine sur leur trente et un, hypersophistiqués et distants.
« Deux nouveaux Russes se rencontrent. Le premier dit: "Regarde, j'ai une nouvelle cravate, elle m'a coûté 500 dollars!" Le second lui répond: "Imbécile! Je connais un endroit où l'on peut acheter les mêmes à 800!" » Engloutir du caviar au petit déjeuner, prendre une leçon de golf en pleine mer, multiplier les allers-retours en jet privé et les titres de propriété sur chaque continent du monde: une routine quand on est milliardaire russe.Marie Freyssac a vécu comme préceptrice à Moscou, chargée d'enseigner le français et les bonnes manières hexagonales aux enfants d'une famille de nouveaux-riches. Saynète après saynète, elle nous fait découvrir, avec un mélange d'impertinence et de drôlerie, une richesse qui ne ressemble à rien que nous connaissons, et nous ouvre les portes d'un monde opaque, ignoré et fascinant.
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