A chaque grande échéance électorale, la France se choisit une destinée. Les candidats promettent, débattent, tranchent. Mais une grande absente traverse toutes les campagnes : l'entreprise. C'est pourtant là que se joue beaucoup : le travail et son sens, les salaires et le pouvoir d'achat, les inégalités, la transition écologique, la mondialisation, la souveraineté. La démocratie traite ces questions en silos, comme autant de problèmes séparés, alors qu'elles se nouent toutes en un même lieu. Ainsi, réfléchir à l'entreprise pourrait contribuer à régler les grands problèmes du pays : tel est l'objectif de ce livre. Loin de condamner l'économie de marché, Antoine Frérot en défend la promesse originelle - la prospérité pour la majorité - pour mieux nommer ce qui l'a fait oublier : un capitalisme financier qui a concentré la finalité de l'entreprise sur les intérêts de ses seuls actionnaires. Nourri de quarante ans d'expérience dont quinze à la tête d'un grand groupe et confronté à treize voix venues d'horizons différents, l'ouvrage défend une idée simple et exigeante : penser l'entreprise pour la faire évoluer, c'est refonder la démocratie elle-même. Avec les contributions de : Philippe Aghion - Sophie Binet - Philippe Brassac - Pascal Canfin - Jean-Baptiste de Foucauld - Marylise Léon - Stéphane Pallez - Yves Perrier - Valérie Rabault - Bruno Retailleau - Blanche Segrestin - Boris Vallaud - Eric Woerth.
Nombre de pages
240
Date de parution
28/10/2026
Poids
300g
Largeur
146mm
Plus d'informations
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EAN
9782080171528
Auteur
Frérot Antoine
Editeur
FLAMMARION
Largeur
146
Date de parution
20261028
Nombre de pages
240,00 €
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Court-termiste, polluante, rivée à ses seuls intérêts... Depuis une vingtaine d'années, un feu nourri de critiques s'abat sur l'entreprise, contestant sa légitimité. Naguère fierté nationale et dépositaire du progrès, elle se voit aujourd'hui chargée d'opprobre pour avoir contribué aux maux qui affligent la planète, du creusement des inégalités à la crise écologique. Les auteurs de ce livre en ont pourtant la conviction, l'entreprise est un bienfait. Que certains de ses acteurs l'aient un temps oublié ne fait que souligner l'urgence de la ramener à sa vraie raison d'être : son utilité pour la société. Et, à ce titre, elle a son rôle à jouer dans les défis colossaux qui marquent notre époque. Une telle ambition ne pourra aboutir sans une redéfinition collective du capitalisme. S'appuyant sur les leçons enseignées par les récentes crises et sur le regard croisé d'un grand patron et d'un professeur chercheur, L'Entreprise de demain veut poser les fondations de ce nouveau récit.
Première cause de mortalité au monde, l'absence ou la mauvaise qualité de l'eau tue chaque année 2,2 millions de personnes. Près d'un milliard d'individus n'ont pas accès à l'eau potable et près de 2,6 milliards vivent sans système d'assainissement de base. Un constat alarmant. Mais aussi des inquiétudes pour l'avenir. Comment abreuver toutes les mégapoles d'Asie, d'Afrique ou d'Amérique latine? L'eau peut-elle manquer dans le contexte du réchauffement climatique? L'Europe va-t-elle savoir restaurer la qualité de ses eaux? L'ingéniosité des hommes doit être mise au service d'une nouvelle coopération, plus équilibrée, avec une nature aujourd'hui confrontée à un horizon bouleversé (climat, dégradation et fragilité des ressources, démographie galopante). Si l'eau potable pour tous est un rêve accessible selon les experts, encore faut-il s'en donner les moyens, politiquement et économiquement, arrêter de palabrer, et s'attaquer en bonne intelligence aux vrais défis: gestion, partage et préservation de la ressource, droit à l'eau et à l'assainissement, satisfaction des besoins des activités humaines... Cet ouvrage didactique, illustré de cartes et de graphiques, est à la croisée de ces questionnements, mêlant aux préoccupations humanitaires et environnementales les indispensables considérations économiques et techniques. S'appuyant sur des exemples concrets, Antoine Frérot décrypte le monde de l'eau et en trace les perspectives futures (nouvelles ressources, nouveaux modèles financiers, solidarités repensées, autre gouvernance). Autant de pistes de réflexion pour aider à répondre à l'urgence, et pour que s'impose enfin une culture de la responsabilité. Biographie de l'auteur Antoine Frérot, diplômé de l'École polytechnique, est ingénieurdu corps des Ponts et Chaussées. Il est le directeur général de Veolia Eau, la division eau de Veolia Environnement.
Cyril Gomella (1915-2006) a construit sa carrière d'ingénieur sur les rebords de l'Histoire. Russe d'origine, devenu Français en 1936, résistant en 1940, il a contribué dès la Libération, en Algérie et en France, aux plus importantes avancées scientifiques et technologiques dans la production d'eau potable et le traitement des eaux usées. Ses travaux, menés dans le cadre de la Setude (Société d'études des techniques de l'urbanisme et de l'environnement), le bureau d'études qu'il a créé, ont accompagné l'essor de la Générale des Eaux pendant les Trente Glorieuses. Son expertise, sa clairvoyance comme son érudition ont fait de lui un précurseur des problématiques de développement durable et de préservation des milieux naturels mises en exergue aujourd'hui.
Guy Dejouany (1920-2011), président de la Compagnie Générale des Eaux de 1976 à 1996, fut un passeur d'idées industrielles durant cette période cruciale pour la France, annonçant l'époque dans laquelle nous vivons désormais. Il a multiplié par cinq le chiffre d'affaires de son groupe et en a fait le leader mondial de son secteur. Au-delà du portrait d'un grand capitaine d'industrie, ce livre répond à un "besoin d'histoire" en éclairant la généalogie du groupe Veolia Environnement qui fête ses 160 ans et rentre résolument dans le XXIe siècle en continuant de se diversifier et de s'adapter à la mondialisation.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.