Elections et médias en Afrique Centrale. Voie des urnes, voix de la paix ?
Frère Marie-Soleil
KARTHALA
28,01 €
Epuisé
EAN :9782811103149
Dans six pays d'Afrique centrale, ont été organisées, au cours de la dernière décennie, des élections pluralistes censées marquer l'aboutissement d'un processus de paix, après un conflit armé. Ces élections "pas comme les autres" se sont déployées avec l'appui (et parfois sous haute surveillance) de la communauté internationale, mais aussi sous l'oeil attentif et parfois engagé de médias locaux diversifiés. Quel rôle ont joué les médias dans ces élections particulières qui se sont déroulées au Burundi (2005), en République centrafricaine (2005), en République du Congo (2002 et 2007) en République démocratique du Congo (2006), au Rwanda (2003 et 2008) et au Tchad (2001 et 2006)? Ont-ils été à même d'exercer les missions qui leur sont traditionnellement dévolues lors des scrutins? Quelles sont les difficultés particulières auxquelles ils ont été confrontés? Juxtaposant les expériences et les témoignages de dizaines de journalistes de ces six pays, ce livre montre comment les médias ont tâché de couvrir les différentes phases du processus électoral, de la période préparatoire à la proclamation des résultats définitifs, en passant par les semaines de campagne et le jour de scrutin. A travers la description des pressions politiques, des problèmes matériels et techniques, des contraintes contextuelles, mais aussi de la solidarité professionnelle des journalistes, de leur courage et de leur inventivité, l'ouvrage dresse un portrait de l'ensemble du secteur médiatique en Afrique centrale. Bien plus, il montre combien ces parcours particuliers ramènent à des questions fondamentales sur le rôle crucial, incontournable, et pourtant fragile, des médias dans un système démocratique.
Nombre de pages
364
Date de parution
16/04/2010
Poids
580g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811103149
Auteur
Frère Marie-Soleil
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
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20100416
Nombre de pages
364,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'ouvrage se penche sur les 150 années d'histoire des médias africains et identifie ses acteurs principaux, avec un examen particulier de leur fonctionnement dans le contexte de l'Afrique subsaharienne. Avec de nombreux exemples et études de cas.
Au début des années 90, les transitions démocratiques africaines ont bouleversé la conception, l'organisation et l'expression du pouvoir sur le continent. Rompant avec des décennies de monopole étatique sur les médias, la nouvelle presse privée a accompagné ce processus, se posant en témoin privilégié, mais aussi en juge et en actrice des mutations politiques. Que disent ceux à qui l'on donne accès à la parole après des dizaines d'années de régime autoritaire ? Comment s'expriment-ils ? Quelles sont leurs préoccupations ? Bref : qui prend la parole, pour dire quoi et comment, lorsque la démocratie vient bouleverser les règles du jeu politique et discursif ? Telle est l'interrogation fondamentale qui est à l'origine de cet ouvrage. Le Bénin, petit pays côtier, a eu le privilège de servir de " laboratoire démocratique " : inventeur de la formule de la Conférence nationale, il a bénéficié d'une attention internationale considérable et s'est trouvé constitué en exemple. A l'opposé, le Niger, territoire immense et enclavé, a connu une transition politique mouvementée, émaillée de nombreuses violences, pâle copie du modèle béninois. Les journalistes de la nouvelle presse privée ont commenté, analysé, critiqué cette transition démocratique ainsi que leur propre rôle dans cette nouvelle distribution du pouvoir. Toutefois, les pesanteurs et contraintes historiques, socioculturelles, politiques et économiques ont limité la portée de leurs voix. En laissant une large place à leurs propos, ce livre permettra de répercuter plus amplement les discours foisonnants et souvent prémonitoires qui se déploient dans les capitales africaines mais restent trop souvent ignorés à cause de leur caractère " informel ". Comme il existe une économie " informelle " en Afrique, se développe également un débat politique " de la débrouille " qui ne s'étale dans aucune revue, ne s'introduit dans aucun colloque international, mais reste indispensable pour qui veut comprendre les enjeux actuels des transitions démocratiques.
Depuis dix ans, le champ de la communication en Afrique francophone a connu des mutations extraordinaires : éclosion du pluralisme dans le secteur des médias, implantation des nouvelles technologies de l'information, multiplication des productions cinématographiques et théâtrales, intensification de l'utilisation de la communication dans les projets de développement. L'information emprunte aujourd'hui des voies multiformes qui se développent à côté des espaces de la communication traditionnelle. Ce nouveau paysage est étudié, dans cet ouvrage, à partir de la situation du Burkina Faso et par le biais d'une approche socio-économique de la production et de la consommation des messages d'information. Il s'agit de cerner les modes de fonctionnement et les coûts de production des différents médias, ainsi que d'analyser les investissements consentis par le citoyen burkinabé pour accéder à l'information diffusée par ces canaux. Sur base de données recueillies au cours d'une vaste enquête de terrain menée dans cinq villes du Burkina Faso, en 1999 et 2000, les auteurs étudient tour à tour la presse écrite, la radio, la télévision, le cinéma, le théâtre, la communication traditionnelle, les outils de communication de proximité et les technologies de l'information en tant que structures de production et de diffusion des messages, participant à un marché global et dessinant les contours d'une socio-économie de l'information. Ainsi, ils proposent des éléments d'analyse susceptibles de contribuer à la définition d'une politique nationale cohérente et pertinente en matière de communication sociale, pour ce pays et pour d'autres pays africains.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.
Cent ans ont passé depuis la fondation de la République de Turquie. Les différents partis politiques qui se sont succédé au pouvoir, au rythme des élections et des coups d'Etat, ont imposé leurs politiques mémorielles. Dans le même temps, on a assisté à la publication quasi ininterrompue de mémoires des chefs du Comité Union et Progrès qui prirent le pouvoir dans l'Empire ottoman à la veille du Premier conflit mondial et furent les principaux responsables du génocide des Arméniens. Aujourd'hui, plus que jamais, ces livres constituent des succès de librairie, et leurs auteurs sont largement considérés en Turquie comme des héros, pères fondateurs de la nation. Duygu Tasalp propose de considérer ces ouvrages comme supports de la construction d'une mémoire publique en Turquie. La mise en contexte des différentes vagues de publications au cours du XXe siècle, associée à une analyse de discours, permet de repérer trois tournants - dans les années 1920, 1940 et 1990 correspondant à l'avènement de trois grands régimes mémoriels : kémaliste, inönüiste et, enfin, islamiste, qui se succèdent et se superposent. Le rôle fondamental des mémoires d'unionistes dans l'élaboration du discours officiel sur le passé témoigne de la force et de la persistance du négationnisme au fil des décennies. Au-delà de la Turquie, ce livre apporte une réflexion de sciences sociales sur les notions de secret et de mensonge, comme sur les effets durables des violences exterminatrices sur leurs auteurs et leurs descendants.