A l'âge de 22 ans, elle avait, G., avec ses parents, Georges et Eva, sauvé la vie de la famille Friedmann. Mais dès la Libération, Marthe, la mère juive, avait ordonné l'interdiction de revoir G., la " mauvaise femme ". Pendant soixante ans, l'ordre a été respecté. Et puis Jacques, le fils de Marthe, a retrouvé la trace de G. Il lui a fait donner la Médaille des Justes. Pourquoi était-il resté, pendant si longtemps, aussi lâche ? Etait-ce parce qu'il avait " oublié d'être juif " ? " Je suis, dit-il, un Juif sans judéité. Juif pour moi, pas pour les autres. Etre, c'est se souvenir. Je ne suis que ma mémoire. " Et dans la crypte du Mémorial de la Shoah, il éprouve enfin " la sensation étrange, confuse, légère, de devenir juif ".
Nombre de pages
151
Date de parution
10/04/2014
Poids
175g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782356873057
Titre
La femme proscrite qui m'a sauvé la vie
Auteur
Frémontier Jacques
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
130
Poids
175
Date de parution
20140410
Nombre de pages
151,00 €
Disponibilité
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Les juifs communistes. Les juifs anciens communistes. Les communistes qui ne se reconnaissent plus comme juifs. Et ceux qui redécouvrent leur judéité. Tel est l'objet de cette grande enquête réalisée par Jacques Frémontier, né juif et ex-communiste, auteur notamment du classique La Forteresse ouvrière sur la Régie Renault.
Comment retrouver son identité quand c'est un secret familial si bien gardé ? Comment survivre lorsque le mot JUIF barre vos papiers ? Peut-on déclouer l'Etoile de David sur le cercueil de sa mère ? Pourquoi changer de nom ? Ces questions-là, et beaucoup d'autres, le narrateur se les pose dans Le Nom et la Peau, récit-roman d'un juif parisien né en 1930, longtemps marqué par le flou de son identité. S'adressant à six femmes de sa vie, dans une langue haute en couleur, ironique, chargée d'émotion mais sans pathos, il retrace un singulier parcours : celui d'un comme épris de liberté qui, à travers les tribulations de son nom et de sa mémoire, finira par se trouver " bien dans sa peau ".
Le terme de " fracture sociale " est apparu lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 1995, en devenant le slogan du candidat Jacques Chirac. Ce dernier avait fait sienne une note du sociologue Emmanuel Todd, qui analysait le " désarroi populaire " régnant en France depuis 1981. Pourtant ce terme est loin de n'être qu'un mot d'ordre. En quoi consiste le monde de l'exclusion sans lequel la " fracture sociale " n'aurait pas vu le jour ? Cet ouvrage s'attache à comprendre l'origine de la " fracture sociale " et ses enjeux. Quelle est cette société où se crée une ligne de partage entre " inclus " et " exclus " ? Quels sont les mécanismes qui produisent de l'exclusion, et les solutions permettant de " réparer " ces souffrances ...
Tout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.
C'est dans le double sens de la formule "â¯Le corps à l'oeuvreâ¯" que réside l'originalité de l'ouvrage. Il s'agit aussi bien de mettre l'accent sur le fait que c'est le corps de l'écrivain ou de l'artiste qui fait effectivement oeuvre, qui est au travail dans le processus créatif, que de penser la création comme un trajet qui va du corps jusqu'à l'oeuvre réalisée, puis l'oeuvre reçue, lue, vue ou écoutée.
Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...