Freire Paulo ; Pereira Irène ; Dupau Elodie ; Kerh
AGONE
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EAN :9782748905328
Si l?éducateur est celui qui sait, si les élèves sont ceux qui ignorent, il incombe au premier de donner, de remettre, d?apporter, de transmettre comme en dépôt son savoir aux seconds. Il n?est donc pas étonnant que, dans cette vision ?bancaire? de l?éducation, les élèves soient vus comme des êtres d?adaptation, d?ajustement. Et plus ils s?emploient à archiver les dépôts qui leur sont versés, moins ils développent en eux la conscience critique qui leur permettrait de s?insérer dans le monde, en transformateurs de celui-ci. En sujets. Dans la mesure où cette vision bancaire de l?éducation annule ou minimise le pouvoir créateur des élèves, qu?elle stimule leur naïveté et non leur esprit critique, elle satisfait les intérêts des oppresseurs : pour eux, il n?est pas fondamental de mettre à nu le monde, ni de le transformer. Ouvrage majeur de Paulo Freire, ce livre présente quelques aspects d?une pédagogie élaborée non seulement pour les opprimés, mais avec eux, et dans le cadre même de leur lutte perpétuelle pour affirmer leur humanité. À l?image d?autres grands pédagogues, en premier lieu Célestin Freinet, Freire rappelle que projet éducatif et projet social sont indissociables. Selon lui, le but de l?éducateur est de donner aux opprimés les moyens de construire une conscience claire de leur position, et de rechercher avec eux les moyens de transformer le monde. Écrit en 1968 au Chili, ce texte irrigue aujourd?hui encore la pensée de la pédagogie critique partout dans le monde.
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Nombre de pages
282
Date de parution
15/09/2023
Poids
158g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782748905328
Titre
La pédagogie des opprimés
Auteur
Freire Paulo ; Pereira Irène ; Dupau Elodie ; Kerh
Editeur
AGONE
Largeur
110
Poids
158
Date de parution
20230915
Nombre de pages
282,00 €
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Résumé : " L'idéologie fataliste et immobilisante qui anime le discours néolibéral parcourt librement le monde. Avec des airs de postmodernité, elle insiste pour nous convaincre que nous ne pouvons rien contre la réalité qui, d'historique et sociale, passe pour être ou devenir " quasi naturelle ". Des phrases comme " la réalité est ainsi même, que pouvons-nous faire ? " ou " le chômage dans le monde est une fatalité de la fin du siècle " rendent compte de cette idéologie et de son indiscutable volonté immobilisatrice. De son point de vue, cette idéologie n'offre qu'une seule sortie pour la pratique éducative : adapter l'apprenant à cette réalité qui ne peut être changée. Il en découle la nécessité de l'entraînement technique indispensable à l'adaptation de l'apprenant, à sa survie. Ce livre est un choix décisif contre cette idéologie qui nous nie et nous humilie en tant qu'être humain. Il nécessite que le lecteur ou la lectrice s'y investisse dans une attitude critique avec une curiosité croissante. " Paulo Freire. Cet ouvrage est le dernier de Paulo Freire avant sa disparition brutale. Il s'inscrit dans la philosophie éducative et politique, orientée par une vision optimiste de l'être humain, qu'il a développée à travers sa pratique d'éducateur et ses nombreux écrits dont Pédagogie des opprimés (La Découverte, 1977). Les débats pédagogiques et éducatifs, qui traversent aujourd'hui la sphère scolaire dans la perspective de la mondialisation, placent la pensée de Paulo Freire dans une étonnante actualité. La lutte contre l'illettrisme notamment trouve ici des cadres d'analyse fort pertinents.
Freire Paulo ; Kerhoas Melenn ; Dupau Elodie ; Per
Ouvrage majeur de Paulo Freire, ce livre présente quelques aspects d'une pédagogie élaborée non seulement pour les opprimés, mais avec eux, et dans le cadre même de leur lutte perpétuelle pour affirmer leur humanité. A l'image d'autres grands pédagogues, en premier lieu Célestin Freinet, Freire rappelle que projet éducatif et projet social sont indissociables. Selon lui, le but de l'éducateur est de donner aux opprimés les moyens de construire une conscience claire de leur position, et de rechercher avec eux les moyens de transformer le monde. Ecrit en 1968 au Chili, ce texte irrigue encore aujourd'hui la pensée de la pédagogie critique partout dans le monde.
Paulo Freire (1921-1997), pédagogue brésilien, praticien et théoricien, philosophe de l?éducation populaire et universitaire, internationalement reconnu en particulier par ses travaux sur l?alphabétisation et par son engagement pratique même dans la lutte contre l?oppression par l?éducation tant au Brésil que de par le monde. Ses ouvrages sont traduits dans plus de vingt langues. Contraint de fuir le régime de la dictature brésilienne, il a été amené à vivre et à travailler en Bolivie, au Chili, aux États-Unis puis en Suisse.
Cet essai est le procès d'une absence, celle de la gauche, désormais reléguée au second plan dans la presse. Dans cette chronique de la droitisation du débat public, l'autrice analyse la façon dont il a été verrouillé par l'ensemble des médias dominants, y compris "de gauche" , qui ont reboublé d'efforts pour bipolariser les champs politique et journalistique autour des figures d'Emmauel Macron, de Marine Le Pen, de leurs doublures et de leurs thématiques sécuritaires et économiques. Basé sur une documentation précise, ce livre retrace l'effondrement intellectuel du "journalisme politique" , qui a perdu tant en substance qu'en consistance, laissant le storytelling remplacer l'information. L'autrice aborde notamment le traitement des différents projets de réformes par les chefs-lieux éditoriaux, souvent transformés en SAV du gouvernement... S'appuyant sur l'émergence de la comm' comme cadre politique et journalistique, Pauline Perrenot dévoile le monopole absolu de la pensée libérale dans les médias et l'imbrication de la profession avec le monde patronal. Un président créé de toutes pièces par les médias, la croisière journalistique de l'extrême droite, une kabbale réactionnaire qui ponctue les séquences des chaînes d'information... drôle d'état que celui de la presse dans l'Hexagone. Pauline Perrenot s'appuie sur le traitement des thèmes qui ont "fait" l'actualité jusqu'aux élections qui ont suivi la dissolution de l'Assemblée nationale : maintien de l'ordre, sondages, loi sécurité globale, gilets jaunes, violences policières, émergences d'Eric Zemmour et de Jordan Bardella. Pour cette réédition, Pauline Perrenot applique ces grilles d'analyse aux questions d'actualités plus récentes qui confirment l'aggravation des pratiques devenues la norme du journalisme politique. Un constat pour que la disparition de la gauche ne passe plus inaperçu.
Thomas Frank écrit régulièrement pour Le Monde diplomatique des articles d'analyse sociale et politique de la situation américaine. Déjà paru en français: Le Marché de droit divin (Agone, 2003).
Cette histoire des États-Unis présente le point de vue de ceux dont les manuels d'histoire parlent habituellement peu. L'auteur confronte avec minutie la version officielle et héroïque (de Christophe Colomb à George Walker Bush) aux témoignages des acteurs les plus modestes. Les Indiens, les esclaves en fuite, les soldats déserteurs, les jeunes ouvrières du textile, les syndicalistes, les GI du Vietnam, les activistes des années 1980-1990, tous, jusqu'aux victimes contemporaines de la politique intérieure et étrangère américaine, viennent ainsi battre en brèche la conception unanimiste de l'histoire officielle. Howard Zinn a enseigné l'histoire et les sciences politiques à la Boston University où il est aujourd'hui professeur émérite. Son oeuvre (une douzaine d'ouvrages) est essentiellement consacrée à l'incidence des mouvements populaires sur la société américaine.
Jacques Bouversse s'attaquait dans ce court ouvrage aux usages discutables que fit Michel Foucault de l’œuvre de Nietzsche Nombreux sont ceux qui aujourd'hui vouent un culte inconsidéré à la pensée de Foucault, réputée incontournable. On peut pourtant émettre des réserves quant à la cohérence de l’œuvre d'un auteur qui aurait « revendiqué le droit de se contredire ». L'usage qu'il fit de la pensée de Nietzsche est symptomatique de cette attitude : il s'agissait pour lui de « l'utiliser, de la déformer, de la faire grincer, crier », attitude qui mène logiquement à une série de contradictions. C'est précisément celles-ci que Bouversse entendait ici relever. Faisant jouer Nietzsche contre Foucault, il démontrait avec brio que les positions du « Nietzsche de Foucault » sont souvent bien éloignées de celles du Nietzsche réel.