Un ouvrage exceptionnel autour de Philémon, l'oeuvre phare de Fred et de la bande dessinée moderne. Philémon est apparu dans Pilote, sous la plume inspirée de Fred, il y a 50 ans. À l'occasion de cet anniversaire, un art-book réunit toutes les créations de Fred autour de son personnage mythique, ainsi que de nombreux documents inédits (le story-board du Naufragé du A) et plusieurs témoignages de personnalités. Un ouvrage qui rend aussi hommage à cet immense auteur que reste Fred. Thierry Groensteen, spécialiste de la bande dessinée, signe le texte d'introduction et Jean-Michel Ribes, la préface.Notes Biographiques : Othon Aristides, dit Fred, naît le 5 mars 1931 à Paris. Tout môme, il remplit des cahiers entiers de bandes dessinées bourrées de "fôtes d'ortografe". Il publie son premier dessin humoristique dans le courrier des lecteurs d'un journal pour enfants. Un peu plus tard, il fait ses premiers pas vers l'absurde, l'envers du décor et le dérapage contrôlé en dévorant Edgar Poe, Charles Dickens et Oscar Wilde. Vers 18 ans, il fait timidement le tour des rédactions. À sa grande fierté, il finit par placer un dessin à ?Ici Paris' ; à sa grande déception, sa signature est coupée. À son retour de l'armée, il dessine pour ?France Dimanche', ?Paris Match', ?Le Hérisson' et ?Quartier latin', un modeste journal vendu à la sauvette par Georges Bernier, connu plus tard sous le nom de professeur Choron. C'est avec le même Georges Bernier et François Cavanna (rencontré à ?Ici Paris') que Fred crée ?Hara-Kiri' en septembre 1960. Promu directeur artistique, il exécute les 60 premières couvertures, touche un peu à tout, s'aperçoit qu'il aime bien écrire, et revient à la bande dessinée avec "Les Petits Métiers", "Le Manu Manu", "Tarsinge, l'homme Zan" et "Le Petit Cirque". En 1966, après six mois de labeur, il propose 15 planches d'une nouvelle histoire au journal ?Spirou', qui les refuse : le dessin n'est pas bon, l'histoire non plus... À la lecture des mêmes planches, René Goscinny, alors rédacteur en chef de ?Pilote', s'enthousiasme et décide de publier le récit : "La Clairière des Trois-Hiboux" est le premier épisode des aventures de Philémon. Mais cette fois-ci, ce sont les lecteurs qui n'apprécient pas le dessin. Fred décide donc de s'en tenir à l'écriture ; il propose toute une série de scénarios qui seront mis en images par d'autres ? ce qui ne l'amuse pas du tout... sauf quand il imagine "Time Is Money" pour Alexis. Et puis, il commence à ruminer dans ses moustaches l'idée d'envoyer Philémon sur les lettres de l'océan Atlantique ? idée qui lui est venue dans son bain : où va-t-on quand on se laisse aspirer par le tourbillon de la baignoire qui se vide ? (Fred trouve toujours ses idées dans son bain. Quand l'idée ne vient pas, il en prend cinq par jour ; il est donc très propre...) Il écrit le scénario, le fait lire à Goscinny et déclare assez fermement qu'il veut le dessiner lui-même. Goscinny accepte, et la grande aventure de Philémon, dont le quinzième album paraîtra en 1987, commence. Dans les années 1970, tout le monde s'arrache ?Pilote', même Jacques Dutronc qui demande à Fred de lui écrire des chansons. Fred tente le coup avec une fraîcheur absolue, à l'instinct : "Le fond de l'air est frais" entre très vite au hit-parade. Devenus copains, les deux artistes réalisent deux livres-disques pour enfants : "La Voiture du clair de lune" et "Le Sceptre". En 1983, après quelques expériences autoéditées, dont le magnifique "Magic Palace hôtel" (1980), Fred imagine, pour l'imagerie Pellerin d'Épinal, "La Magique Lanterne magique", puis, pour Futuropolis, un superbe portfolio intitulé "Manège". C'est alors que ?Le Matin de Paris' lui offre une pleine page hebdomadaire qu'il occupe avec "Le Journal de Jules Renard lu par Fred", une histoire qui sera publiée en 1988 chez Flammarion. En 1991, Fred signe trente-cinq scénarios de courts-métrages réalisés, entre autres, par Daniel Vigne ("Le Retour de Martin Guerre") Jacques Rouffio et Gérard Zingg. Tournés en trente-cinq millimètres dans des conditions extrêmement luxueuses ? pour deux minutes de pellicule, une équipe de 30 personnes part, par exemple, dans le désert avec des Land Rover ?, ces courts films sont des merveilles de poésie et d'humour. Pris au jeu, Fred signe ensuite, pour Gérard Zingg, le scénario d'un long-métrage, "L'Autobus de la haine". Le projet est malheureusement abandonné. Après "Philémon", Fred explore d'autres univers et signe plusieurs albums considérés (à juste titre) comme des chefs-d'oeuvre : "L'Histoire du corbac aux baskets" (Dargaud, 1993), "L'Histoire du conteur électrique" (Dargaud, 1995) et "L'Histoire de la dernière image" (Dargaud, 1999). À la fin de l'année 2010, Dargaud regroupe d'ailleurs ces trois albums dans un coffret, auquel est ajoutée l'histoire du "Magic Palace hôtel", pour la première fois mise en couleurs ! Deux recueils de dessins d'humour ? "Le Noir, la couleur et lavis" (Dargaud, 1997) et "Fredissimo" (Dargaud, 2000) ? voient également le jour. Mais Fred se fait rare ; il se prête pourtant au jeu de la confidence dans une rubrique régulière, "Un magnéto dans l'assiette de Fred", publiée dans ?La Lettre, l'officiel de la bande dessinée'. Cet auteur majeur de la bande dessinée a tant de choses à raconter que Dargaud lui consacre une biographie : "L'Histoire d'un conteur éclectique" (Dargaud, 2011). Rédigée par Marie-Ange Guillaume, cette monographie de 200 pages rassemble de nombreux documents inédits, dont les toutes premières pages du prochain "Philémon", un épisode auquel Fred travaille depuis plusieurs années. En attendant la sortie de ce nouvel album, Dargaud réédite, en 2011, les 15 épisodes de la série dans une intégrale millésimée en trois volumes, et présente aussi une nouvelle édition du superbe "Petit Cirque". Cette version, remasterisée à partir des originaux et agrémentée de quatre pages supplémentaires, paraît en janvier 2012, à l'occasion de la grande exposition rétrospective que le festival d'Angoulême consacre à Fred. En février 2013, Fred publie son dernier Philémon, "Le train où vont les choses", le tome 26 de la série qu'il avait commencée vingt-cinq ans plus tôt. Mais l'aventure n'est pas finie : le producteur Roger Frappier travaille en ce moment à l'adaptation cinématographique de la série, ce que l'auteur avait, jusqu'à présent, toujours refusé. En mai 2013 paraît "Un magnéto dans l'assiette de Fred" (Dargaud), un recueil de l'ensemble des entretiens publiés dans ?La Lettre'. En 2014, Dargaud continue son programme de réédition autour de Fred, avec "Le Journal de Jules Renard lu par Fred" et "Cythère l'apprentie sorcière". En 2015, pour les cinquante ans de la création de Philémon dans ?Pilote', sort "Autour de Philémon" (Dargaud), un beau livre autour du personnage fétiche de Fred. En 2016 est prévue une réédition complète du chef-d'oeuvre de Fred et Alexis, "Time Is Money". Fred fait partie des géants de la bande dessinée et a influencé toute une génération d'auteurs. Dans chacune de ses oeuvres ? de "Philémon" au "Petit Cirque" ?, l'auteur accomplit un numéro de funambule dans lequel son génie éblouit. Son langage résolument novateur, son inventivité, son imagination foisonnante ont ouvert une nouvelle voie à la bande dessinée. Fred est décédé le 2 avril 2013, à l'âge de 82 ans. Othon Aristides, dit Fred, naît le 5 mars 1931 à Paris. Tout môme, il remplit des cahiers entiers de bandes dessinées bourrées de "fôtes d'ortografe". Il publie son premier dessin humoristique dans le courrier des lecteurs d'un journal pour enfants. Un peu plus tard, il fait ses premiers pas vers l'absurde, l'envers du décor et le dérapage contrôlé en dévorant Edgar Poe, Charles Dickens et Oscar Wilde. Vers 18 ans, il fait timidement le tour des rédactions. À sa grande fierté, il finit par placer un dessin à ?Ici Paris' ; à sa grande déception, sa signature est coupée. À son retour de l'armée, il dessine pour ?France Dimanche', ?Paris Match', ?Le Hérisson' et ?Quartier latin', un modeste journal vendu à la sauvette par Georges Bernier, connu plus tard sous le nom de professeur Choron. C'est avec le même Georges Bernier et François Cavanna (rencontré à ?Ici Paris') que Fred crée ?Hara-Kiri' en septembre 1960. Promu directeur artistique, il exécute les 60 premières couvertures, touche un peu à tout, s'aperçoit qu'il aime bien écrire, et revient à la bande dessinée avec "Les Petits Métiers", "Le Manu Manu", "Tarsinge, l'homme Zan" et "Le Petit Cirque". En 1966, après six mois de labeur, il propose 15 planches d'une nouvelle histoire au journal ?Spirou', qui les refuse : le dessin n'est pas bon, l'histoire non plus... À la lecture des mêmes planches, René Goscinny, alors rédacteur en chef de ?Pilote', s'enthousiasme et décide de publier le récit : "La Clairière des Trois-Hiboux" est le premier épisode des aventures de Philémon. Mais cette fois-ci, ce sont les lecteurs qui n'apprécient pas le dessin. Fred décide donc de s'en tenir à l'écriture ; il propose toute une série de scénarios qui seront mis en images par d'autres ? ce qui ne l'amuse pas du tout... sauf quand il imagine "Time Is Money" pour Alexis. Et puis, il commence à ruminer dans ses moustaches l'idée d'envoyer Philémon sur les lettres de l'océan Atlantique ? idée qui lui est venue dans son bain : où va-t-on quand on se laisse aspirer par le tourbillon de la baignoire qui se vide ? (Fred trouve toujours ses idées dans son bain. Quand l'idée ne vient pas, il en prend cinq par jour ; il est donc très propre...) Il écrit le scénario, le fait lire à Goscinny et déclare assez fermement qu'il veut le dessiner lui-même. Goscinny accepte, et la grande aventure de Philémon, dont le quinzième album paraîtra en 1987, commence. Dans les années 1970, tout le monde s'arrache ?Pilote', même Jacques Dutronc qui demande à Fred de lui écrire des chansons. Fred tente le coup avec une fraîcheur absolue, à l'instinct : "Le fond de l'air est frais" entre très vite au hit-parade. Devenus copains, les deux artistes réalisent deux livres-disques pour enfants : "La Voiture du clair de lune" et "Le Sceptre". En 1983, après quelques expériences autoéditées, dont le magnifique "Magic Palace hôtel" (1980), Fred imagine, pour l'imagerie Pellerin d'Épinal, "La Magique Lanterne magique", puis, pour Futuropolis, un superbe portfolio intitulé "Manège". C'est alors que ?Le Matin de Paris' lui offre une pleine page hebdomadaire qu'il occupe avec "Le Journal de Jules Renard lu par Fred", une histoire qui sera publiée en 1988 chez Flammarion. En 1991, Fred signe trente-cinq scénarios de courts-métrages réalisés, entre autres, par Daniel Vigne ("Le Retour de Martin Guerre") Jacques Rouffio et Gérard Zingg. Tournés en trente-cinq millimètres dans des conditions extrêmement luxueuses ? pour deux minutes de pellicule, une équipe de 30 personnes part, par exemple, dans le désert avec des Land Rover ?, ces courts films sont des merveilles de poésie et d'humour. Pris au jeu, Fred signe ensuite, pour Gérard Zingg, le scénario d'un long-métrage, "L'Autobus de la haine". Le projet est malheureusement abandonné. Après "Philémon", Fred explore d'autres univers et signe plusieurs albums considérés (à juste titre) comme des chefs-d'oeuvre : "L'Histoire du corbac aux baskets" (Dargaud, 1993), "L'Histoire du conteur électrique" (Dargaud, 1995) et "L'Histoire de la dernière image" (Dargaud, 1999). À la fin de l'année 2010, Dargaud regroupe d'ailleurs ces trois albums dans un coffret, auquel est ajoutée l'histoire du "Magic Palace hôtel", pour la première fois mise en couleurs ! Deux recueils de dessins d'humour ? "Le Noir, la couleur et lavis" (Dargaud, 1997) et "Fredissimo" (Dargaud, 2000) ? voient également le jour. Mais Fred se fait rare ; il se prête pourtant au jeu de la confidence dans une rubrique régulière, "Un magnéto dans l'assiette de Fred", publiée dans ?La Lettre, l'officiel de la bande dessinée'. Cet auteur majeur de la bande dessinée a tant de choses à raconter que Dargaud lui consacre une biographie : "L'Histoire d'un conteur éclectique" (Dargaud, 2011). Rédigée par Marie-Ange Guillaume, cette monographie de 200 pages rassemble de nombreux documents inédits, dont les toutes premières pages du prochain "Philémon", un épisode auquel Fred travaille depuis plusieurs années. En attendant la sortie de ce nouvel album, Dargaud réédite, en 2011, les 15 épisodes de la série dans une intégrale millésimée en trois volumes, et présente aussi une nouvelle édition du superbe "Petit Cirque". Cette version, remasterisée à partir des originaux et agrémentée de quatre pages supplémentaires, paraît en janvier 2012, à l'occasion de la grande exposition rétrospective que le festival d'Angoulême consacre à Fred. En février 2013, Fred publie son dernier Philémon, "Le train où vont les choses", le tome 26 de la série qu'il avait commencée vingt-cinq ans plus tôt. Mais l'aventure n'est pas finie : le producteur Roger Frappier travaille en ce moment à l'adaptation cinématographique de la série, ce que l'auteur avait, jusqu'à présent, toujours refusé. En mai 2013 paraît "Un magnéto dans l'assiette de Fred" (Dargaud), un recueil de l'ensemble des entretiens publiés dans ?La Lettre'. En 2014, Dargaud continue son programme de réédition autour de Fred, avec "Le Journal de Jules Renard lu par Fred" et "Cythère l'apprentie sorcière". En 2015, pour les cinquante ans de la création de Philémon dans ?Pilote', sort "Autour de Philémon" (Dargaud), un beau livre autour du personnage fétiche de Fred. En 2016 est prévue une réédition complète du chef-d'oeuvre de Fred et Alexis, "Time Is Money". Fred fait partie des géants de la bande dessinée et a influencé toute une génération d'auteurs. Dans chacune de ses oeuvres ? de "Philémon" au "Petit Cirque" ?, l'auteur accomplit un numéro de funambule dans lequel son génie éblouit. Son langage résolument novateur, son inventivité, son imagination foisonnante ont ouvert une nouvelle voie à la bande dessinée. Fred est décédé le 2 avril 2013, à l'âge de 82 ans.
Biographie de l'auteur Othon Aristides, dit Fred , naît le 5 mars 1931 à Paris. Tout môme, il remplit des cahiers entiers de bandes dessinées bourrées de fôtes d'ortografe. Il publie son premier dessin humoristique dans le courrier des lecteurs d'un journal pour enfants. Un peu plus tard, il fait ses premiers pas vers l'absurde, l'envers du décor et le dérapage contrôlé en dévorant Edgar Poe, Charles Dickens et Oscar Wilde. Vers 18 ans, il fait timidement le tour des rédactions. À sa grande fierté, il finit par placer un dessin à Ici-Paris ; à sa grande déception, sa signature est coupée. À son retour de l'armée, il dessine pour France Dimanche, Paris Match, Le Hérisson et Quartier latin, un modeste journal vendu à la sauvette par Georges Bernier, connu plus tard sous le nom de professeur Choron. C'est avec le même Georges Bernier et François Cavanna (rencontré à Ici-Paris) que Fred crée Hara-Kiri en septembre 1960. Promu directeur artistique, il exécute les soixante premières couvertures, touche un peu à tout, s'aperçoit qu'il aime bien écrire, et revient à la bande dessinée avec Les Petits Métiers, Le Manu-Manu, Tarsinge, l'homme Zan et Le Petit Cirque. En 1966, après six mois de labeur, il propose quinze planches d'une nouvelle histoire au journal Spirou, qui les refuse : le dessin n'est pas bon, l'histoire non plus... À la lecture des mêmes planches, René Goscinny, alors rédacteur en chef de Pilote, s'enthousiasme et publie La Clairière des trois hiboux, premier épisode des aventures de Philémon. Mais cette fois-ci, ce sont les lecteurs qui n'apprécient pas le dessin. Fred décide donc de s'en tenir à l'écriture ; il propose toute une série de scénarios qui seront mis en images par d'autres – ce qui ne l'amuse pas du tout... sauf quand il imagine Time is Money pour Alexis. Et puis, il commence à ruminer dans ses moustaches l'idée d'envoyer Philémon sur les lettres de l'océan Atlantique – idée qui lui est venue dans son bain : où va-t-on quand on se laisse aspirer par le tourbillon de la baignoire qui se vide ? (Fred trouve toujours ses idées dans son bain. Quand l'idée ne vient pas, il prend cinq bains par jour ; il est donc très propre...) Il écrit le scénario, le fait lire à Goscinny et déclare assez fermement qu'il veut le dessiner lui-même. Goscinny accepte, et la grande aventure de Philémon, dont le quinzième album paraîtra en 1987, commence. Dans les années 1970, tout le monde s'arrache Pilote, même Jacques Dutronc qui demande à Fred de lui écrire des chansons. Fred tente le coup avec une fraîcheur absolue, à l'instinct : Le fond de l'air est frais entre très vite au hit-parade. Devenus copains, ensemble deux livres-disques pour enfants : La Voiture du clair de lune et Le Sceptre. En 1993, après quelques expériences autoéditées, dont le magnifique Magic Palace hôtel, Fred imagine pour l'imagerie Pellerin d'Épinal La Magique Lanterne magique, puis pour Futuropolis un superbe portfolio intitulé Manège. C'est alors que Le Matin de Paris lui offre une pleine page hebdomadaire qu'il occupe avec Le Journal de Jules Renard lu par Fred, une histoire qui sera publiée en 1988 chez Flammarion. En 1991, Fred signe trente-cinq scénarios de courts-métrages, réalisés, entre autres, par Daniel Vigne (Le Retour de Martin Guerre), Jacques Ruffio et Gérard Zingg. Tournés en trente-cinq millimètres dans des conditions extrêmement luxueuses – pour deux minutes de pellicule, ils partent par exemple à trente personnes dans le désert avec des Land Rover –, courts films sont des merveilles de poésie et d'humour. Pris au jeu, Fred signe ensuite pour Gérard Zingg le scénario d'un long-métrage, L'Autobus de la haine. Le projet est malheureusement abandonné. Après Philémon – réédité en trois gros volumes dans une édition millésimée en mars 2011 – , Fred explore d'autres univers et signe plusieurs albums considérés (à juste titre) comme des chefs-d'oeuvre : L'Histoire du corbac aux baskets, L'Histoire de la dernière image et L'Histoire du conteur électrique. À la fin de l'année 2010, Dargaud regroupe d'ailleurs ces trois albums dans un coffret, auquel est ajoutée l'histoire du Magic Palace hôtel, pour la première fois mise en couleurs ! Deux recueils de dessins d'humour – Le Noir, la couleur et lavis et Fredissimo – voient également le jour. Mais Fred se fait rare ; il se prête pourtant au jeu de la confidence dans une rubrique régulière, « Un magnéto dans l'assiette de Fred », publiée dans La Lettre (l'officiel de la BD). Cet auteur majeur de la bande dessinée a tant de choses à raconter que Dargaud lui consacre une biographie ; l'ouvrage, intitulé L'Histoire d'un conteur éclectique, sort au mois de mars 2011. Rédigée par Marie-Ange Guillaume, cette monographie de deux cents pages rassemble de nombreux documents inédits, dont les toutes premières pages du prochain Philémon, un épisode auquel Fred travaille depuis plusieurs années. En attendant la sortie de ce nouvel album, Dargaud réédite toute la série sous la forme de trois intégrales, mais présente aussi une nouvelle édition du superbe Petit Cirque. Cette version, remasterisée à partir des originaux et agrémentée de quatre pages supplémentaires, paraît en janvier 2012, à l'occasion de la grande exposition rétrospective que le festival d'Angoulême consacre à Fred. En février 2013, Fred publie son dernier Philémon, Le train où vont les choses, le tome 16 de la série qu'il avait commencée vingt-cinq ans plus tôt. Mais l'aventure n'est pas finie : le producteur Roger Frappier travaille en ce moment à l'adaptation cinématographique de la série, ce que l'auteur avait, jusqu'à présent, toujours refusé. En mai 2013 est paru Un magnéto dans l'assiette de Fred, un recueil de l'ensemble des entretiens publiés dans La Lettre. En 2014, Dargaud continue son programme de rééedition autour de Fred, avec Le Journal de Jules Renard, Cythère l'apprentie sorcière, etc. Fred fait partie des géants de la bande dessinée et a influencé toute une génération d'auteurs. Dans chacune de ses oeuvres – de Philémon au Petit Cirque – l'auteur accomplit un numéro de funambule dans lequel son génie éblouit. Son langage résolument novateur, son inventivité, son imagination foisonnante ont ouvert une nouvelle voie à la bande dessinée. Fred est décédé le 2 avril 2013 à l'âge de 82 ans.
Biographie de l'auteur Othon Aristides, dit Fred , naît le 5 mars 1931 à Paris. Tout môme, il remplit des cahiers entiers de bandes dessinées bourrées de fôtes d'ortografe. Il publie son premier dessin humoristique dans le courrier des lecteurs d'un journal pour enfants. Un peu plus tard, il fait ses premiers pas vers l'absurde, l'envers du décor et le dérapage contrôlé en dévorant Edgar Poe, Charles Dickens et Oscar Wilde. Vers 18 ans, il fait timidement le tour des rédactions. À sa grande fierté, il finit par placer un dessin à Ici-Paris ; à sa grande déception, sa signature est coupée. À son retour de l'armée, il dessine pour France Dimanche, Paris Match, Le Hérisson et Quartier latin, un modeste journal vendu à la sauvette par Georges Bernier, connu plus tard sous le nom de professeur Choron. C'est avec le même Georges Bernier et François Cavanna (rencontré à Ici-Paris) que Fred crée Hara-Kiri en septembre 1960. Promu directeur artistique, il exécute les soixante premières couvertures, touche un peu à tout, s'aperçoit qu'il aime bien écrire, et revient à la bande dessinée avec Les Petits Métiers, Le Manu-Manu, Tarsinge, l'homme Zan et Le Petit Cirque. En 1966, après six mois de labeur, il propose quinze planches d'une nouvelle histoire au journal Spirou, qui les refuse : le dessin n'est pas bon, l'histoire non plus... À la lecture des mêmes planches, René Goscinny, alors rédacteur en chef de Pilote, s'enthousiasme et publie La Clairière des trois hiboux, premier épisode des aventures de Philémon. Mais cette fois-ci, ce sont les lecteurs qui n'apprécient pas le dessin. Fred décide donc de s'en tenir à l'écriture ; il propose toute une série de scénarios qui seront mis en images par d'autres – ce qui ne l'amuse pas du tout... sauf quand il imagine Time is Money pour Alexis. Et puis, il commence à ruminer dans ses moustaches l'idée d'envoyer Philémon sur les lettres de l'océan Atlantique – idée qui lui est venue dans son bain : où va-t-on quand on se laisse aspirer par le tourbillon de la baignoire qui se vide ? (Fred trouve toujours ses idées dans son bain. Quand l'idée ne vient pas, il prend cinq bains par jour ; il est donc très propre...) Il écrit le scénario, le fait lire à Goscinny et déclare assez fermement qu'il veut le dessiner lui-même. Goscinny accepte, et la grande aventure de Philémon, dont le quinzième album paraîtra en 1987, commence. Dans les années 1970, tout le monde s'arrache Pilote, même Jacques Dutronc qui demande à Fred de lui écrire des chansons. Fred tente le coup avec une fraîcheur absolue, à l'instinct : Le fond de l'air est frais entre très vite au hit-parade. Devenus copains, ensemble deux livres-disques pour enfants : La Voiture du clair de lune et Le Sceptre. En 1993, après quelques expériences autoéditées, dont le magnifique Magic Palace hôtel, Fred imagine pour l'imagerie Pellerin d'Épinal La Magique Lanterne magique, puis pour Futuropolis un superbe portfolio intitulé Manège. C'est alors que Le Matin de Paris lui offre une pleine page hebdomadaire qu'il occupe avec Le Journal de Jules Renard lu par Fred, une histoire qui sera publiée en 1988 chez Flammarion. En 1991, Fred signe trente-cinq scénarios de courts-métrages, réalisés, entre autres, par Daniel Vigne (Le Retour de Martin Guerre), Jacques Ruffio et Gérard Zingg. Tournés en trente-cinq millimètres dans des conditions extrêmement luxueuses – pour deux minutes de pellicule, ils partent par exemple à trente personnes dans le désert avec des Land Rover –, courts films sont des merveilles de poésie et d'humour. Pris au jeu, Fred signe ensuite pour Gérard Zingg le scénario d'un long-métrage, L'Autobus de la haine. Le projet est malheureusement abandonné. Après Philémon – réédité en trois gros volumes dans une édition millésimée en mars 2011 – , Fred explore d'autres univers et signe plusieurs albums considérés (à juste titre) comme des chefs-d'oeuvre : L'Histoire du corbac aux baskets, L'Histoire de la dernière image et L'Histoire du conteur électrique. À la fin de l'année 2010, Dargaud regroupe d'ailleurs ces trois albums dans un coffret, auquel est ajoutée l'histoire du Magic Palace hôtel, pour la première fois mise en couleurs ! Deux recueils de dessins d'humour – Le Noir, la couleur et lavis et Fredissimo – voient également le jour. Mais Fred se fait rare ; il se prête pourtant au jeu de la confidence dans une rubrique régulière, « Un magnéto dans l'assiette de Fred », publiée dans La Lettre (l'officiel de la BD). Cet auteur majeur de la bande dessinée a tant de choses à raconter que Dargaud lui consacre une biographie ; l'ouvrage, intitulé L'Histoire d'un conteur éclectique, sort au mois de mars 2011. Rédigée par Marie-Ange Guillaume, cette monographie de deux cents pages rassemble de nombreux documents inédits, dont les toutes premières pages du prochain Philémon, un épisode auquel Fred travaille depuis plusieurs années. En attendant la sortie de ce nouvel album, Dargaud réédite toute la série sous la forme de trois intégrales, mais présente aussi une nouvelle édition du superbe Petit Cirque. Cette version, remasterisée à partir des originaux et agrémentée de quatre pages supplémentaires, paraît en janvier 2012, à l'occasion de la grande exposition rétrospective que le festival d'Angoulême consacre à Fred. En février 2013, Fred publie son dernier Philémon, Le train où vont les choses, le tome 16 de la série qu'il avait commencée vingt-cinq ans plus tôt. Mais l'aventure n'est pas finie : le producteur Roger Frappier travaille en ce moment à l'adaptation cinématographique de la série, ce que l'auteur avait, jusqu'à présent, toujours refusé. En mai 2013 est paru Un magnéto dans l'assiette de Fred, un recueil de l'ensemble des entretiens publiés dans La Lettre. En 2014, Dargaud continue son programme de rééedition autour de Fred, avec Le Journal de Jules Renard, Cythère l'apprentie sorcière, etc. Fred fait partie des géants de la bande dessinée et a influencé toute une génération d'auteurs. Dans chacune de ses oeuvres – de Philémon au Petit Cirque – l'auteur accomplit un numéro de funambule dans lequel son génie éblouit. Son langage résolument novateur, son inventivité, son imagination foisonnante ont ouvert une nouvelle voie à la bande dessinée. Fred est décédé le 2 avril 2013 à l'âge de 82 ans.
Boschat Stephan ; Menetrier Samuel ; Vigneau Frédé
En 48 pages drôles et claires, une nouvelle équipe scientifique du labo Ça m'intéresse, la professeure FOX et son assistant Charles-Quentin Félix-Didier, dit " CQFD ", nous font pénétrer dans les méandres et les coulisses des sociétés secrètes les plus célèbres ou les plus inattendues. Ninja, Skull and Bones, alchimistes, pratiquants de la kabbale, célèbres templiers ou autres francs-maçons, quelles sont leurs origines, leurs codes, leurs rites, leurs points communs, leur influence réelle ...
Dans un premier temps, nous dirions qu'ils ne sont pas comme nous. Dans un second temps, il devient que ce serait plutôt nous qui ne sommes pas comme eux. Eux, les Rapaces, qui détiennent la force, l'arrogance de la richesse, la mémoire des siècles passés. Ce n'est que lorsque le danger se précisera que les Rapaces réagiront. Au risque de tout basculer...
Le Dindon de la farce est le 54e tome des facéties du chat le plus drôle de la BD, le Garfield de Davis ! Garfield est un chat. Et le chat est fier et orgueilleux, cela va sans dire. Depuis 54 épisodes, son passe-temps préféré consiste à se moquer du monde qui l'entoure. D'abord Jon, qu'il adore humilier, puis Odie, puis chaque être vivant qu'il rencontre. Inutile de préciser que le chat fier et orgueilleux ne souffre pas la réciproque, à savoir être moqué. Alors comment pensez-vous que Garfield réagit lorsqu'il est le dindon de la farce ? Mal, très mal... Ce 54e volet des aventures de Garfield est, comme toute la série, à dévorer en famille.
Il s'appelait Georges Remi (1907-1983), il est devenu Hergé. Avec son héros Tintin, accompagné du fidèle Milou, ils ont depuis longtemps traversé les frontières de la Belgique où ils sont nés. En 2009, le musée Hergé, réalisé par Christian de Portzamparc, s'est ouvert à Louvain-la-Neuve près de Bruxelles. Cet ouvrage, conçu comme un musée de papier, invite à la découverte du monde d'Hergé, tant celui de Tintin, sa famille de personnages, ses voyages et ses aventures que celui des autres créations d'Hergé, comme des sources de ses inspirations et de son goût pour l'art jusqu'au coeur de son studio. C'est ainsi l'histoire exceptionnelle d'une bande dessinée à la célébrité jamais démentie.
La personnalité haute en couleurs de Goscinny, son parcours tout entier, méritent l'hommage que cet ouvrage et l'exposition lui rendent, en prenant en compte le caractère exceptionnel - personnel, intellectuel et artistique - d'un auteur génial, d'une créativité prolixe. Comment et pourquoi Goscinny occupe-t-il une place si singulière, comment expliquer le succès international, toujours inégalé de ce phénomène culturel mondial, de cet auteur clé de la littérature, "de l'un des acteurs primordiaux, stratégiques, de l'avènement du neuvième art". Si le nom de René Goscinny est présent depuis longtemps dans la culture populaire francophone, la dimension même de cette personnalité hors du commun, l'ampleur de son oeuvre et de son succès sont largement méconnues, voire sous-estimées. Pour prendre la mesure de l'oeuvre et de son importance dans le monde de la bande dessinée et de la littérature contemporaine, rien ne vaut le rappel de quelques chiffres : cinq cents millions de livres et d'albums vendus dans le monde, dont deux cents millions pour pour Lucky Luke (Goscinny-Morris), trois cents vingt millions pour Astérix (Goscinny-Uderzo) et huit millions pour Le petit Nicolas (Goscinny-Sempé). Les oeuvres de Goscinny ont été traduites en cent cinquante langues, dont Astérix en cent vingt langues, Iznogoud (Goscinny-Tabary) et Lucky Luke en une quarantaine de langues. Le Petit Nicolas est aujourd'hui intégré dans les programmes scolaires. Le film d'animation et le cinéma ont rendu leurs hommages à Goscinny et à ses co-auteurs : les adaptations cinématographiques de Lucky Luke, Iznogoud ou du Petit Nicolas appartiennent à la culture populaire contemporaine. Quant à Astérix, les chiffres parlent d'eux-mêmes : ainsi Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, réalisé par Alain Chabat en 2002, a attiré plus de quatorze millions et demi de spectateurs en France. Pour commémorer le quarantième anniversaire de la mort de René Goscinny en 2017, la famille de René Goscinny, l'Institut René Goscinny récemment fondé par sa fille Anne, ses amis et ses éditeurs ont souhaité lui rendre hommage et rappeler l'oeuvre immense dont il est l'auteur. Dans ce cadre, deux expositions complémentaires sont organisées simultanément : "Le cinéma de René Goscinny" montre, à la Cinémathèque française, les liens de Goscinny avec l'univers du 7e art, tandis que "René Goscinny. Au-delà du rire" déploie, au mahJ, le parcours biographique, artistique et littéraire de Goscinny dans le monde de la littérature pour la jeunesse et de la bande dessinée. Anne Goscinny, son époux, Aymar du Chatenet, et l'Institut René Goscinny soutiennent ces projets et en accompagnent la réalisation par le prêt de nombreuses archives. Ce catalogue officiel de l'exposition "René Goscinny. Au-delà du rire" qui se dérouler au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme à partir de septembre 2017 rassemble plus de 220 oeuvres, dont de nombreuses planches originales, des peintures, des objets, des livres, des documents d'archives sur divers supports, ainsi que des documents audio-visuels.
Cependant la littérature secondaire disponible sur Gotlib n'est pas à la hauteur de l'immense humoriste et rénovateur de la bande dessinée qu'il a été. On trouve surtout des recueils d'hommages, des écrits de circonstance et des approches biographiques, mais finalement peu de travail critique. La forme de l'Abécédaire est particulièrement appropriée pour tenter d'embrasser la totalité d'une ?uvre très dispersée, qui a connu des périodes très différentes (celle des Dingodossiers, celle de la Rubrique-à-Brac, celle de L'Écho des savanes...), des supports de publication multiples, de Vaillant à Fluide glacial, et qui comprend plusieurs collaborations importantes (avec Goscinny, Alexis, Franquin, Mandryka...) ? sans oublier que Gotlib n'a pas été seulement un auteur, mais aussi un directeur de magazine, mentor de toute une génération de dessinateurs.Grâce à sa parfaite connaissance de l'histoire de la bande dessinée et à sa fréquentation intime de l'?uvre de Gotlib depuis l'adolescence, Thierry Groensteen (déjà auteur d'ouvrages sur Töpffer, Tardi, Baudoin et Sfar et de nombreux autres essais) était tout désigné pour resituer l'apport du père de la Rubrique-à-Brac dans le contexte de l'évolution du journal Pilote et plus largement de la bande dessinée française après 1968. Richement illustré, son Abécédaire décrit l'?uvre de Gotlib en étendue, en retraçant la généalogie et le caractère propre de tous ses personnages importants, et l'interroge dans ses dimensions narrative, comique, graphique, sociologique, transgressive, autobiographique, psychanalytique, voire politique. Historien et théoricien de la bande dessinée, Thierry Groensteen est chargé de mission auprès de la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image, rédacteur en chef de la revue en ligne NeuviemeArt2.0, directeur de collection chez Actes Sud et auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels La bande dessinée mode d'emploi et un art en expansion, tous deux aux Impressions Nouvelles.
Au premier abord, tout semble opposer le monde créé par Brassens à travers quelque 300 chansons et celui où évoluent Tintin et ses compagnons au long des 24 albums. L'univers des chansons est rèvé, légendaire, celui des Aventures est concret, comme une copie du réel. La poésie et la folie planent sur l'oeuvre du premier tandis que le petit reporter est immergé dans l'action. Brassens est un spectateur distancié, Tintin un aventurier engagé. L'un, amoureux des femmes, parle cru, l'autre, asexué, ignore le désir. Anticonformisme et anticléricalisme d'un côté, valeurs boy-scouts chrétiennes de l'autre. Et pourtant... Ces deux créations majeures du XXe siècle séduisent des publics communs. Est-ce seulement dù à l'immense talent de leurs démiurges ou à leur contemporanéité - 1921-1981 pour Brassens, 1907-1983 pour Hergé - qui suffirait à engendrer une connivence générationnelle et culturelle ? Ce livre démontre qu'une telle explication ne suffit pas : il existe des analogies, voire des affinités entre ces oeuvres apparemment si dissemblables. Contrairement à ce que pourrait laisser penser une approche superficielle, les "philosophies de vie" des personnages mis en scène par Georges Brassens et Georges Remi sont loin d'ètre incompatibles. Grâce à une analyse approfondie des récits du poète sétois et du dessinateur belge, Renaud Nattiez met en évidence des correspondances surprenantes, des similitudes insoupçonnées. Deux mondes parallèles, au double sens du mot : ils ne se confondent pas, ils ne se rejoignent pas, mais ils évoluent dans la mèmc direction comme si, au fil des ans1 Brassens s'était rapproché de Tintin et Tintin de Brassens. Renaud Nattiez est né entre Mouhnsart et Sète, lorsque Tintin s'apprétait a marcher sur la Lune et Brassens à enregistrer son premier disque. Le premier lui a donne le gout de l'ailleurs, le second celui du jeu avec les mot, de la langue française. L'auteur a publié Le Mystère Tintin (2016), Le Dictionnaire Tintin (2017), Les Femmes dans le monde de Tintin (2018). Ancien élève de l'ENA, ex-diplomate, il est docteur en économie.