En avril 1891, Gauguin quitte la France pour Tahiti. Pour retrouver, dans cet ailleurs lointain, "ce malgré moi de sauvage" et ne "faire que de l'art simple, très simple". Lorsqu'il y débarque le 9 juin, le dernier roi de l'île vient de mourir et l'ancienne religion polynésienne, évincée par le christianisme, n'est plus qu'un souvenir dans la mémoire des naturels. Fuyant le "snobisme colonial" de Papeete, il choisit Mataiea, plus au sud, s'imprègne de la luxuriante nature et du caractère des habitants, pour rendre le mystère du peuple maori. Vient l'heure du retour en métropole; durant deux années, il va tenter de faire reconnaître ses ?uvres tahitiennes - en vain. En 1895, un nouveau départ s'impose, "pour toujours en Océanie sans l'éternelle lutte contre les Imbéciles". Malgré sa détresse physique et morale, Gauguin va peindre ses compositions les plus édéniques, s'engageant plus avant encore dans l'exaltation des couleurs. Des ?uvres qui invitent à une lecture symbolique et annoncent la grande toile de 1897, D'où venons-nous? Que sommes-nous? Où allons-nous? Son testament pictural, avant un dernier exil, en 1901, aux Marquises
Nombre de pages
18
Date de parution
25/09/2003
Poids
134g
Largeur
126mm
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EAN
9782070301560
Titre
Gauguin à Tahiti
Auteur
Frèches-Thory Claire
Editeur
GALLIMARD
Largeur
126
Poids
134
Date de parution
20030925
Nombre de pages
18,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Comment Henri Rousseau, petit employé de l'octroi de Paris - d'où son surnom de "Douanier" - devenu peintre autodidacte dans les années 1880, en vint-il, alors qu'il ne quitta jamais la France, à inventer ses grandes "jungles" qui assurent aujourd'hui sa célébrité? C'est dans ses promenades au jardin des plantes et dans les serres du Muséum d'histoire naturelle, dans l'imagerie populaire et les récits de l'époque que ce doux rêveur à l'imagination débordante va puiser l'inspiration de ses luxuriantes forêts tropicales. Tour à tour menaçantes lorsque s'y affrontent des bêtes sauvages, paisibles quand y jouent des singes facétieux, mystérieuses quand on y trouve une charmeuse de serpents, une allégorie de la Guerre ou encore un canapé Louis-Philippe! Un art bien étrange, longtemps moqué au salon des Indépendants, avant d'être loué par Apollinaire et Picasso comme celui d'un faux naïf, voire d'un vrai moderne.
Nabis: prophètes en hébreu. Ainsi se proclama un groupe de jeunes peintres en 1888. Paul Sérusier, Maurice Denis, Pierre Bonnard, Édouard Vuillard, Félix Vallotton, Ker-Xavier Roussel, Paul Ranson, Georges Lacombe, Aristide Maillol, Jan Verkade, Henri-Gabriel Ibels, Mogens Ballin et Jozsef Rippl-Ronaï, furent les prophètes de cette nouvelle peinture, reconnaissant deux influences déterminantes: ]'oeuvre de Gauguin et le symbolisme. Les aplats de couleurs pures, cernés de contours simplifiés, les arabesques, les harmonies rythmiques, l'absence de profondeur d'un esprit proche des estampes Japonaises, caractérisent les oeuvres nabies, scènes intimistes, portraits ou paysages. Cet ouvrage montre comment la curiosité de ces artistes les porta à expérimenter, en plus de la peinture, tous les domaines artistiques, de la création de meubles à celle de paravents, d'éventails, de tapisseries, de vitraux ou encore de lithographies, d'affiches, d'illustrations de livres et de revues.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.