?I?ve always been crazy about Soutine ? all of his paintings,? said the Dutch-American abstract expressionist Willem de Kooning (1904?1997) in 1977. How much de Kooning?s approach was due to the influence of Lithuanian artist Chaim Soutine (1893?1943) is examined in this exhibition catalogue, in which the two artists are dramatically juxtaposed. This book accompanies an exhibition organized by the Musée de l'Orangerie, Paris, and The Barnes Foundation, Philadelphia, dedicated to the affinities between the work of Chaim Soutine and Willem de Kooning. It was Dr Alfred Barnes who had made Soutine?s career by buying the bulk of the unknown artist?s available work in Paris in 1923. The exhibition and accompanying publication will show how the work of Soutine had a decisive influence on the development of de Kooning?s art, especially following Soutine?s posthumous retrospective held at The Museum of Modern Art in 1950. The expressive force of Soutine?s painting, coupled with his image as an ?accursed? (maudit) artist struggling with the vicissitudes and excesses of bohemian life in Paris during the interwar years, exerted a particular influence on a new generation of postwar painters in the United States. In 1977 de Kooning emphatically declared: ?I think I would choose Soutine [as my favourite artist] .... I?ve always been crazy about Soutine ? all of his paintings?. Of all the Abstract Expressionists, de Kooning was the only one who continued to praise Soutine throughout his career and to credit him with an influence on his work. De Kooning very likely first discovered Soutine?s work before the Second World War in the New York galleries. Indeed, his figure paintings of the 1940s with their distortion and sense of compression already shared characteristics with Soutine?s figures painted of two decades earlier. A significant turning point in de Kooning?s work, evident in his celebrated series of Women paintings of the early 1950s, coincides with his in-depth study of the artistic world of Soutine at both The Modern?s retrospective and his visit to the Barnes Foundation with his wife Elaine de Kooning in June 1952. It was during these years that the Dutch-American artist matured his own personal form of expressionism, which, with its visceral brushstrokes and heavy impasto, lies somewhere between figuration and abstraction.
Nombre de pages
192
Date de parution
05/03/2021
Poids
1 140g
Largeur
253mm
Plus d'informations
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EAN
9781911300885
Titre
SOUTINE / DE KOONING: A MEETING OF MINDS
Auteur
FRAQUELLI SIMONETTA
Editeur
HOLBERTON
Largeur
253
Poids
1140
Date de parution
20210305
Nombre de pages
192,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Lorsqu'en 1914, Amedeo Modigliani rencontre le marchand Paul Guillaume, au coeur d'un Paris cosmopolite, il est à un moment charnière de sa carrière. Il abandonne la sculpture pour se consacrer exclusivement à la peinture. Cet ouvrage se propose d'explorer les liens entre les deux hommes dans le contexte artistique et littéraire parisien des années 1910, leur amour commun pour les arts africains, ainsi que le rôle déterminant de Paul Guillaume dans la diffusion de l'oeuvre de Modigliani sur le marché de l'art en France et aux Etats-Unis au lendemain de la mort de l'artiste.
Le musée de l'Orangerie présente une exposition faisant dialoguer les oeuvres de Chaïm Soutine (1893-1943), peintre de l'Ecole de Paris d'origine russe (actuelle Biélorussie) et de Willem de Kooning (1904-1997), expressionniste abstrait américain d'origine néerlandaise. Cette exposition s'attachera plus spécifiquement à explorer l'impact de la peinture de Soutine sur la vision picturale du grand peintre américain. Soutine a en effet marqué la génération des peintres d'après-guerre par la force expressive de sa peinture et sa figure d'"artiste maudit", aux prises avec les vicissitudes et les excès de la bohème parisienne. Son oeuvre a été particulièrement visible aux Etats-Unis entre les années 1930 et 1950, moment où l'artiste figuratif de tradition européenne est relu à l'aune des théories artistiques nouvelles. La peinture gestuelle et l'empâtement prononcé des toiles de Soutine conduisent critiques et commissaires d'exposition à le proclamer "prophète", héraut de l'expressionnisme abstrait américain. C'est précisément au tournant des années 1950 que Willem de Kooning entame le chantier pictural des Woman, toiles dans lesquelles se construit un expressionnisme singulier, entre figuration et abstraction. L'élaboration de ce nouveau langage correspond au moment où le peintre convoque l'univers artistique de Chaïm Soutine et s'y confronte. De Kooning découvre les tableaux de son prédécesseur dès les années 1930, puis à la rétrospective qui consacre le peintre au Museum of Modern Art à New York en 1950. Il sera particulièrement marqué ensuite par la présentation des toiles de Soutine dans les collections de la Fondation Barnes de Philadelphie, où il se rend avec sa femme Elaine en juin 1952. Mieux que tout autre artiste de sa génération, de Kooning a su déceler la tension entre les deux pôles apparemment opposés de l'oeuvre de Soutine : une recherche de structure doublée d'un rapport passionné à l'histoire de l'art, et une tendance prononcée à l'informel. L'oeuvre de Soutine devient alors une référence permanente pour l'artiste américain. De Kooning, qui cherche à dégager sa peinture de l'antagonisme art figuratif / art abstrait en élaborant une 'troisième voie' originale, trouve dans l'art de Soutine une légitimation de sa propre pratique. L'exposition mettra en dialogue les univers singuliers de ces deux artistes au travers d'une cinquantaine d'oeuvres articulées autour de thématiques essentielles : la tension entre la figure et l'informe, la peinture de la "chair", la pratique picturale "gestuelle" des deux artistes. Ces moments thématiques seront ponctués de remises en perspective historiques, par l'évocation de la rétrospective de Soutine au MoMA en 1950 et de la visite de de Kooning à la Fondation Barnes en 1952.
Mário de Andrade (1893-1945) est l'intellectuel brésilien le plus important de la première moitié du XXe siècle et l'une des voix les plus retentissantes du modernisme en son pays. Ses écrits sur la musique populaire et les danses du Brésil occupent une place centrale dans son ?uvre, formant le coeur d'un vaste projet intellectuel, animé par une vision nationaliste critique ?; dépourvue de tout chauvinisme. Sa réflexion est nourrie d'un malaise profond devant le caractère factice et emprunté de la vie culturelle du Brésil, dominée depuis la période coloniale par une " imitation servile de l'Europe " qui méprise et méconnaît le folklore musical du pays. Son projet : brésilianiser l'art brésilien. Ce qui ne suppose pas de renoncer aux apports culturels étrangers, mais doit conduire à réévaluer et à redéfinir les termes de ces emprunts : ils serviront à construire ?; et non à entraver ?; une culture proprement brésilienne. Ces Écrits proposent pour la première fois en français les essais, articles, nouvelle et poèmes d'Andrade en écho avec la musique.