Vana Xenou - Arrivée passage. Jardins du Palais-Royal, Paris
Francone Marcello ; Xenou Vana ; Buci-Glucksmann C
FLAMMARION
60,00 €
Epuisé
EAN :9788861307292
Les œuvres de l'exposition Arrivée-Passage qui a eu lieu du 17 octobre 2007 au 11 février 2008 à Paris au Palais-Royal sont définies en tant que présences actives, puisque le lieu - parc, jardin - n'est pas considéré comme un récipient qui ne fait que recevoir l'œuvre, mais constitue la matière plastique dans laquelle se réalise un rapport ouvert du paysage avec les éléments qui composent l'œuvre. C'est dans son univers habité par la mythologie grecque que nous convie Vana Xenou. À travers les treize installations sculpturales elle nous donne à voir le Sacré dans cet espace poétique et philosophique qu'elle a créé. Branchages, eau, terre, métaux et limailles, tout concourt à créer un art qui tient compte de l'influence directe de ce qui existe dans un lieu de jour en jour ; on s'achemine ainsi vers l'immédiateté du fait spatial, en évitant le mode de représentation qui rejette tout ce qui n'est pas représentable. Depuis plusieurs années, l'implication de Vana Xenou dans les mythes d'Eleusis et l'antiquité grecque vient de son besoin de faire apparaître dans l'œuvre le fait que le champ optique cache l'invisible. En termes philosophiques, l'initiation se rapporte à un changement fondamental de la condition existentielle, l'initié devenant autre, après l'initiation. L'initiation introduit l'initié dans la communauté humaine et dans l'univers des valeurs spirituelles et édifiantes. Cette exposition nous amène à concevoir le rituel des Mystères comme une initiation-purification collective des âmes, tel que le présente rarement l'art contemporain. L'axe qui constitue l'élément le plus important de cette exposition est le symbole du passage par excellence ; sa division en plusieurs parties, dans l'œuvre Axis, incorpore l'idée de l'un des éléments du tout. L'œuvre Axis Mundi, placée verticalement, symbolise le mouvement vers le ciel. Avec sa construction tripartite, elle renvoie au triptyque Initiation - Rituel - Vision suprême. L'autre axe d'Éros et Thanatos est le symbole du passage d'un monde à l'autre. La grande importance de l'axe en tant que fil conducteur réside dans le topos irrationnel qu'il crée : un stade continu qui est à la fois symbole et médiateur du passage.
Nombre de pages
176
Date de parution
09/03/2009
Poids
1 516g
Largeur
249mm
Plus d'informations
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EAN
9788861307292
Titre
Vana Xenou - Arrivée passage. Jardins du Palais-Royal, Paris
Auteur
Francone Marcello ; Xenou Vana ; Buci-Glucksmann C
Editeur
FLAMMARION
Largeur
249
Poids
1516
Date de parution
20090309
Nombre de pages
176,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Présentation de l'éditeur Pour la première fois réunis, les textes critiques et autobiographiques du cinéaste Bernardo Bertolucci. L'auteur du Dernier Tango à Paris s'attarde sur certains tournages, raconte ses passions au jour le jour, évoque sa vie et ses admirations. Parrainé par son père, le poète Attilio Bertolucci et par Pier Paolo Pasolini, il commence une carrière de poète, vite interrompue, en devenant l'assistant de Pasolini qui lui offre un scénario pour qu'il le tourne (La Commare secca). Ses très jeunes débuts le propulsent au devant de la scène. Et les films, tous très personnels, s'enchaînent pour ce réalisateur tourmenté, angoissé qui va prendre la tête de la génération postérieure à celle de Fellini, Visconti, Bolognini, Rossellini. Il s'exprime ici sur son esthétique et sa psychologie, dialoguant avec des journalistes, mais aussi avec sa femme Clare Peploe ou avec Wim Wenders, sans pour autant se priver de la parole directe. Il trace des portraits émouvants de Maria Schneider, de Laura Betti, de Marlon Brando, de Robert De Niro, de Godard, de Moravia, de Pasolini, de Kubrick, de Garrel. Il fournit une sorte d'anthologie personnelle de sa cinémathèque privée où Crash côtoie Blanche-Neige et Le Plaisir, et où Robert Bresson et Renoir prennent place près de Bergman et de Chaplin. Le plus littéraire des cinéastes italiens, et peut-être aussi le plus dérangeant, livre un autoportrait qui est presque une auto-analyse. Grand lecteur, Bertolucci est porté aussi bien à la méditation intime (Partner, La Stratégie de l'Araignée, La Luna) qu'à la fresque politique (Le Dernier Empereur, '900). Mais c'est probablement dans le film en huis clos psychologique qu'il manifeste sa plus grande originalité: outre Le Dernier Tango à Paris, Un thé au Sahara ou Prima della rivoluzione.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.