Johann Christoph Adelung. Linguiste des Lumières à la cour de Saxe
François Jacques
L'HARMATTAN
29,00 €
Sur commande, 6 à 10 jours
EAN :9782343216652
Johann Christoph Adelung est méconnu en France et même en Allemagne, sa patrie. Le souvenir de ce représentant notoire de la "Volksaufklärung", la propagation des Lumières dans la population allemande cultivée, s'est estompé deux siècles après sa mort en 1806, au moment précisément où l'ordre aristocratique et impérial, qui représentait pour lui l'aboutissement du processus de civilisation du genre humain, s'apprêtait à voler en éclats. Il nous reste de lui essentiellement une oeuvre lexicographique novatrice et d'une exceptionnelle qualité consacrée au "haut-allemand", à l'anglais et au latin médiéval et, dans les dernières années de sa vie, la mise en place d'un ambitieux projet de répertoire des langues du monde connues à l'époque, le Mithridate, dont il n'a pu mener à bien que le premier volume, mais que son partenaire, Johann Severin Vater, a su achever avec le soutien notoire des frères Wilhelm et Alexander von Humboldt. En marge de ces publications remarquables, Adelung a produit une quantité prodigieuse de traités de grammaire, d'histoire des Etats et de la civilisation et de philosophie pratique qui ont fait sa renommée jusqu'à la fin du XIXe siècle. Cette littérature, qui nous paraît aujourd'hui d'un intérêt secondaire, a cependant une vertu remarquable, celle de nous éclairer sur l'univers intellectuel de l'Allemagne des Lumières, profondément bouleversé par les guerres napoléoniennes qui allaient reconfigurer tout l'ordre politique et social de l'Europe centrale avec la disparition du Saint-Empire et l'inexorable ascension de la Prusse.
Nombre de pages
254
Date de parution
24/11/2020
Poids
395g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782343216652
Titre
Johann Christoph Adelung. Linguiste des Lumières à la cour de Saxe
Auteur
François Jacques
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
395
Date de parution
20201124
Nombre de pages
254,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La notion de contradiction traverse l'organisation du langage. Elle structure le lexique, motive des constructions syntaxiques et est un mode d'organisation du discours. C'est ce que démontrent les études réunies dans cet ouvrage éclairant des cas jusqu'ici peu étudiés, dans un ensemble de langues proches et plus éloignées, anciennes et modernes. Ces études suggèrent la récurrence d'une même notion à différents niveaux de structuration, de la langue au discours, permettant l'intégration de dimensions hétérogènes. Se trouve ainsi affirmée l'idée que les tensions entre contrariété et contradiction sont à l'origine des raisonnements contextuels qui donnent des objets linguistiques bien formés.
Un siècle avant la parution posthume du Cours de linguistique générale de Ferdinand de Saussure, la linguistique moderne a émergé en Allemagne avec les études de Wilhelm von Humboldt pour la linguistique générale et (entre autres) de Franz Bopp, Jacob Grimm, August Schleicher et Karl Brugmann pour la grammaire historico-comparative des langues indo-européennes. Dès les années 1830, les instituts allemands de philologie et de linguistique ont attiré nombre de jeunes chercheurs de Scandinavie, de France, de Suisse, de Pologne, des USA, etc. Et avec la diffusion de la nouvelle "Science allemande" à l'étranger des échanges intenses se sont épanouis tout au long du XIXe siècle. Ce volume collectif, riche de neuf contributions d'historiens de la linguistique de France, d'Allemagne, de Suisse et des Pays-Bas, vise à retracer certains de ces échanges parmi les plus instructifs, notamment entre Franz Bopp et Michel Bréal, Max Müller et William Whitney, le psychologue Wilhelm Wundt et Albert Sechehaye ou Georg von der Gabelentz et Antoine Meillet. Des voies fécondes étaient ainsi ouvertes à la linguistique du XXe siècle en Europe et en Amérique.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.