Enquête sur l'imagination architecturale. De l'opéra au cinéma sonore
François Arnaud
L'HARMATTAN
42,50 €
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EAN :9782343116600
Ces enquêtes inaugurent une nouvelle approche de l'art dont le champ d'investigation est l'imagination considérée à partir de la pensée des artistes. Cette approche fait découvrir que, depuis l'émergence de l'esthétique au XVIIIe siècle, l'objectif principal de l'artiste est de renouveler le sens de la Vie, entre la vie de l'esprit et la vie physique. Son "génie" est d'avoir eu l'intuition d'une nouvelle forme de lien entre ces deux formes de vie. Ces enquêtes montrent que ce "génie" ne provient pas de la seule inspiration mais d'une sensibilité aiguë au spectacle énergétique de son époque qui organise un véritable langage de la Vie. Dès son origine, l'expression de ce langage fait appel à l'ensemble des arts visuels et sonores en créant au début du XVIIe siècle l'opéra. Cet art est par nature technologique, car il doit pouvoir enchaîner des univers dynamiques, libérés de la pesanteur et des logiques réalistes de l'espace et du temps, comme dans le rêve. Seul tout un ensemble d'appareillages peut organiser cette musique visuelle, lumineuse et sonore. Ce langage de la Vie prend de nouveaux sens et de nouvelles formes avec les inventions de la photographie, du cinéma muet puis sonore qui vont ouvrir à l'imagination les portes de la modernité. Puissamment émotionnel, il structure d'autant plus secrètement l'âme collective d'une époque. Afin de saisir l'action du langage de ces "images énergétiques" sur l'imagination créatrice, ces enquêtes abordent le cas de l'architecture, car la pensée des architectes est sûrement celle où sont le plus clairement identifiés ces échanges entre la vie physique (matérielle et pratique) et la vie de l'imagination (diaphane et spirituelle). Elles retracent le cheminement intérieur, les doutes, ruptures, intuitions et révélations de douze grands architectes et théoriciens à la recherche d'une nouvelle innocence de l'architecture : E. L. Boullée, A. C. Quatremère de Quincy, K. F. Schinkel, J. I. Hittorff, Gottfried Semper, Eugène Viollet-le-Duc, John Ruskin, Henry Van de Velde, Frank Lloyd Wright, Le Corbusier, Ludwig Mies van der Rohe et Louis Kahn.
Nombre de pages
416
Date de parution
09/03/2017
Poids
640g
Largeur
155mm
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EAN
9782343116600
Titre
Enquête sur l'imagination architecturale. De l'opéra au cinéma sonore
Auteur
François Arnaud
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
640
Date de parution
20170309
Nombre de pages
416,00 €
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Ce livre se veut la première confrontation systématique entre trois doctrines dont on a souvent signalé, comme en passant, les ressemblances multiples. Elle est menée du point de vue d'un problème original et précis, celui-là même qui se trouve au coeur des pensées de Bergson, Schopenhauer et Nietzsche, à savoir le problème des rapports entre volonté et réalité. La méthode qui se trouve essayée ici est inspirée de la pensée bergsonienne de la vie: selon cette méthode, la communauté d'impulsion entre trois doctrines présentant des analogies est d'autant plus certaines, et apparaîtra avec d'autant plus d'évidence, que leurs orientations générales divergent davantage. D'où le projet de mener la confrontation des trois doctrines tant dans leurs similitudes - et par-delà la dichotomie entre philosophie française et philosophie allemande - que dans leurs gestes propres, ceux-ci ne pouvant être ressaisis que de l'intérieur et à travers leurs effectuations concrètes. C'est que la divergence ajoute, ici, à la force de la preuve. Dans un contexte théorique et pratique où se fait sentir, peut-être plus que jamais, le besoin des philosophes de la vie, au-delà des malentendus auxquels leurs doctrines ont souvent donné lieu - et le retour à Bergson est sans doute une des manifestations les plus frappantes de ce besoin - cet ouvrage s'efforce de prendre le parti, d'autant plus indispensable, d'une lecture rigoureuse et historique des textes (vouée à donner, par la confrontation même qui est établie entre eux, un éclairage nouveau sur chacune des doctrines considérées indépendamment), et cela afin de dégager le problème que Bergson, Schopenhauer et Nietzsche, par leur réélaboration des concepts de volonté et de réalité, se mettent en mesure de poser à la philosophie d'aujourd'hui.
Ce livre se veut une introduction à l'?uvre de Bergson, destinée aux étudiants et à ceux qui désirent commencer un travail sur le philosophe. Mais il n'en est pas moins fondé sur la recherche la plus contemporaine, les études bergsoniennes étant, depuis quelques années, en pleine renaissance. Sa présentation comporte l'originalité d'être thématique, alors que la plupart des ouvrages sur Bergson ont suivi sa doctrine d'une manière chronologique. Il s'agit de faire percevoir que la philosophie de Bergson possède une structure propre, relativement indépendante des objets auxquels elle s'est appliquée, bien qu'elle ait été tout entière forgée pour leur convenir. C'est ainsi, notamment, qu'est rendue possible la réintroduction de Bergson au sein des débats contemporains. L'explication de texte, quant à elle, est la méthode indispensable pour saisir le mouvement d'une pensée qui ne s'est jamais comprise comme redécouverte d'une vérité immuable, mais coïncidence avec un réel mouvant. Enfin, le lexique est le complément nécessaire des deux premiers moments, puisqu'il présente les concepts thématiques, créés et promus par Bergson, pour concevoir d'une manière nouvelle une réalité qui est mouvement; mais il les présente tels qu'ils ont été élaborés, c'est-à-dire toujours dans des textes singuliers.
Y a-t-il une expérience de la santé ? La santé n'est-elle que l'absence de maladies ? Etre en bonne santé, est-ce la même chose qu'être "normal" ? Dois-je attendre de voir ce que l'avenir me réserve pour juger de l'état de ma santé ? La différence entre santé et maladie est-elle une différence comme les autres ? Voilà certaines des questions que pose le présent ouvrage, grâce à une méthode qui croise la philosophie avec d'autres types de savoirs : la médecine, la biologie, mais aussi la littérature et les sciences humaines. Cette étude conduit à confronter l'approche issue de Canguilhem avec d'autres conceptions philosophiques moins connues en France : celles de Boorse, Engelhardt et Nordenfelt. Il en ressort que les notions de santé et de maladie sont d'un maniement extrêmement délicat du fait de leur imprécision, sans doute irréductible, et du poids idéologique qui est le leur. Elles n'en sont pas moins centrales dans notre expérience et dans les enjeux politiques d'aujourd'hui.
Faire de la vie" est une expression zolienne aussi fréquente qu'intringante : qu'est-ce qu'une telle "vie" qui est susceptible d'être "faite" (en un sens qui n'est pas encore celui de la fécondation in vitro ou du clonage), qui accepte d'être désignée ainsi au partitif et n'est manifestement ni (seulement) celle du vivant individuel, ni (seulement) celle de l'existence consciente ? Une pensée de la vie est là, et, révélant sa consistance et sa variété à travers les romans zoliens qui lui sont consacrés, elle aboutit finalement, chez le Zola de l'engagement dreyfusard, devenu proche du socialisme, à une pensée du travail. C'est dans cette pensée de la vie, dans cette pensée du travail et dans leur articulation que le présent ouvrage entend faire apparaître une authentique "philosophie d'Emile Zola".
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...