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Morales du Carême. Essai sur les doctrines du jeûne et de l'abstinence dans le catholicisme latin XV
Franceschi Sylvio Hermann de
BEAUCHESNE
46,00 €
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EAN :9782701022680
L'orthopraxie catholique en matière de jeûne se fonde sur le respect de trois règles : un seul repas complet par vingt-quatre heures, auquel on a ajouté, à partir du XIIIe siècle, une légère collation vespérale ; l'abstinence des viandes et des laitages ; l'heure imposée pour l'unique réfection quotidienne, soit la mi-journée. Cadre disciplinaire général que nombre de théologiens se sont efforcés d'assouplir pour rendre les contraintes du Carême plus supportables. Dès lors s'est développée une ample casuistique dont les interrogations ont pu surprendre. S'il est vrai que les liquides ne rompent pas le jeûne, est-il permis en Carême de boire entre les repas du café, du chocolat, de la bière, de l'eau-de-vie, ou de manger de la pastèque ? Si les poissons sont incontestablement des aliments maigres, qu'en est-il des oiseaux aquatiques, des canards, des poules d'eau, des flamants, des crocodiles, des reptiles ou, au Brésil, du caïman yacare ? Entre les tenants de la rigueur et les partisans de l'indulgence, l'opposition a été telle que le magistère romain a dû réagir : entre 1741 et 1745, le pape Benoît XIV publie trois encycliques pour tenter de raffermir une discipline du Carême dont les observances tendaient à se relâcher. En dépit du geste pontifical, la pratique quadragésimale apparaît très fortement affaiblie à la mi-xixe siècle. Avec l'effacement du respect du précepte du jeûne ecclésiastique se donne à voir la sortie du catholicisme de l'ordre pénitentiel qui a longtemps été le sien.
Nombre de pages
568
Date de parution
19/04/2018
Poids
690g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782701022680
Titre
Morales du Carême. Essai sur les doctrines du jeûne et de l'abstinence dans le catholicisme latin XV
Auteur
Franceschi Sylvio Hermann de
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
136
Poids
690
Date de parution
20180419
Nombre de pages
568,00 €
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Pendant longtemps, l'histoire de la théologie catholique a présenté les XVIIe et XVIIIe siècles comme le temps d'une suprématie de saint Augustin. La réalité est beaucoup plus complexe. Le catholicisme de l'âge classique se caractérise par un pluralisme doctrinal qui permet la confrontation de nombreuses écoles théologiques, dont celle de saint Thomas. Rédigé par l'un des meilleurs spécialistes actuels de l'histoire des idées religieuses de l'époque moderne, le présent ouvrage est consacré, à travers différentes études, à la définition du périmètre doctrinal caractéristique du thomisme des XVIIe et XVIIIe siècles. Né en 1972, ancien élève de l'Ecole nationale des chartes, agrégé et docteur habilité à diriger des recherches en histoire moderne, ancien membre de l'Ecole française de Rome, Sylvio Hermann De Franceschi est directeur d'études à la Ve section (Sciences religieuses) de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes (PSL) et directeur du Laboratoire d'études sur les monothéismes (UMR 8584). Il a notamment publié La Puissance et la Gloire. L'orthodoxie thomiste au péril du jansénisme (1663-1724) : le zénith français de la querelle de la grâce (2011).
Auteur d'une oeuvre historiographique majeure, et certainement l'une des plus ambitieuses tentatives d'anthropologie historique du fait religieux en Europe, l'historien Alphonse Dupront (1905-1990) reste encore, près d'un quart de siècle après sa disparition, une figure mystérieuse. Avant tout connu pour son étude du mythe de croisade, Alphonse Dupront n'a cessé de dérouter ses lecteurs par des textes dont le style et l'exigence interprétative ont provoqué, et provoquent toujours, autant d'incompréhensions et de perplexités que d'admiration et parfois même de saisissement. Il y a une énigme Alphonse Dupront : l'ambition de cette biographie intellectuelle, la première qui lui soit consacrée, est de recomposer la trajectoire institutionnelle du professeur et de l'administrateur et de replacer en son temps la genèse de la réflexion de l'historien et du penseur. Sylvio Hermann De Franceschi a voulu ici produire un essai d'archéologie intellectuelle qui permette de mieux comprendre, en réinsérant la méditation dupronienne dans les débats philosophiques et historiographiques qui lui étaient contemporains, comment Dupront en est venu à élaborer une approche et une écriture historiennes aussi singulières que les siennes. Sans s'opposer aux impératifs définis par l'Ecole des Annales, la démarche d'Alphonse Dupront se distingue par la conviction qu'il convient de préserver la dimension événementielle de l'histoire et par la volonté de reconnaître la validité que la subjectivité de l'historien confère à ses analyses.
Les récits de pèlerinage sont dispersés pour la période du XVIe siècle et de la Réforme catholique. L'imprimerie s'empare des ouvrages de dévotion et publie abondamment les relations de pèlerinage pour un public avide de faire le Grand voyage en esprit ; ce faisant, elle fige leur forme jusqu'au stéréotype. Derrière ces succès éditoriaux, nombre de manuscrits continuent à fleurir, plus discrètement. Ils abandonnent en partie les règles traditionnelles du genre : la rédaction d'un manuscrit permet une liberté narrative où la personnalité du voyageur et son implication religieuse peuvent se développer plus clairement. La variété des formes permet d'étudier l'importance de l'expression de soi dans ces récits. Le pèlerin se confie à son texte afin d'offrir les fruits de sa quête spirituelle au public déterminé de son entourage proche, plutôt qu'au public anonyme des ouvrages imprimés. L'écriture du pèlerinage devient une offrande votive qui prolonge la démarche religieuse accomplie, car le pèlerin doit témoigner de la rencontre sacrale vécue lors du pèlerinage.
Hildegarde de Bingen connaît ces dernières décennies une redécouverte fulgurante en France, devenant un véritable best-seller. En revanche, sa correspondance - bien que volumineuse, avec ses 474 lettres, réparties en six collections - a été laissée pour compte. A ce jour, n'ont été traduites en français que soixante lettres, dans un ordre qui ne correspond pas à celui qu'Hildegarde a donné dans le Liber epistolarum, consigné dans le Riesencodex. Ce dernier, au lieu de la classer en fonction de ses correspondants, inscrit chaque lettre dans son projet théologique et littéraire. S'appuyant sur le reclassement des lettres d'Hildegarde, par Mechtild Dreyer et son équipe, cet ouvrage met en valeur l'apport théologique de ce Livre des Lettres, tout en l'inscrivant dans l'oeuvre d'Hildegarde. Il présente non seulement son triptyque visionnaire, mais aussi sa réflexion sur la musique (Lettre XXII), sur la liberté et sur d'autres sujets fondamentaux. L'analyse permet également de situer Hildegarde de Bingen par rapport à d'autres mystiques de son époque - notamment, Bernard de Clairvaux et Elisabeth de Schönau - et de faire le point sur la nature de leur échanges épistolaires. L'originalité de la correspondance d'Hildegarde sera mise en valeur par rapport à celle d'Anselme de Cantorbéry ou de Catherine de Sienne. Ce travail de première main constitue ainsi une contribution importante aux études hildegardiennes. Ont contribué à cet ouvrage : Silvia Bara Bancel, Yannick Beuvelet, Emmanuel Bohler, Jean Devriendt, Mechtild Dreyer, Stéphane Dufour, Michael Embach, Bruno Hayet, Jean-Claude Lagarrigue, Laurence Mellerin, Philippe Molac, Paulo Rodriguez, Harald Schwaetzer, Jean-Louis Sohet, Eric Tillette de Clermont-Tonnerre, Michel Van Parys, Marie-Anne Vannier.
Résumé : Mozart aurait-il été heureux de disposer d'un Steinway de 2010 ? L'aurait-il préféré à ses pianofortes ? Et Chopin, entre un piano ro- mantique et un piano moderne, qu'aurait-il choisi ... Entre la puissance du piano d'aujourd'hui et les nuances perdues des pianos d'hier, où irait le c'ur des uns et des autres ... Personne ne le saura jamais. Mais une chose est sûre : ni Mozart, ni les autres compositeurs du passé n'auraient composé leurs oeuvres de la même façon si leur instrument avait été différent, s'il avait été celui d'aujourd'hui. Mais en quoi était-il si différent ? En quoi influence-t-il l?écriture du compositeur ? Le piano moderne standardisé, comporte-t-il les qualités de tous les pianos anciens ? Est-ce un bien ? Est-ce un mal ? Qui a raison, des tenants des uns et des tenants des autres ? Et est-ce que ces questions ont un sens ... Un voyage à travers les âges du piano, à travers ses qualités gagnées et perdues, à travers ses métamorphoses, voilà à quoi convie ce livre polémique conçu par un des fervents amoureux de cet instrument magique.